DNB pro de français 2026 métropole, sujets et corrigés dès la sortie de la salle d''examen

Le 26 juin 2026, les candidats au brevet professionnel plancheront sur l’épreuve de français en métropole. Cette page te propose un corrigé détaillé du sujet officiel, pour t’aider à comprendre les attentes de l’examen et à te préparer au mieux. Tu y trouveras l’analyse du texte, les réponses aux questions de langue, ainsi qu’un exemple de rédaction pour t'entraîner efficacement.
Epreuve : DNB Pro, Agri
Matière : Français
Centre : Métropole
Date : 26 juin 2026
- Questions et réécriture 1 h 10
- Dictée 20 minutes
- Rédaction
Lecture sujets PDF : A VENIR
Français partie 1
- Dictée
Dictee brevet professionnel (132.09 Ko)- Dictée aménagée
Dictee amenagee brevet professionnel (121.44 Ko)
Français partie 2
- Les questions et la réécriture
- Rédaction
Sujet brevet de francais professionnel (336.56 Ko)
Redaction brevet pro (123.78 Ko)
Texte littéraire : « La Pieuvre » de Monica Sabolo, A nous la terre !, 2021
Depuis ses neuf ans, la narratrice nourrit une véritable passion pour la plongée sous-marine. C’est un pêcheur du nom d’Ignacio qui lui a transmis cette passion.
J’avais découvert que les pieuvres ont trois cours, et cela me semblait le signe des êtres sensibles. Leur sang est bleu, le cerveau le plus gros de tous les invertébrés. Certains affirment qu’elles changent de couleur dans leur sommeil, preuve de leur émotivité et de leur faculté à rêver. En Indonésie, on a vu des poulpes faire du surf sur des pentes sableuses, chevauchant une moitié de noix de coco. Dans une université de Nouvelle-Zélande, des poulpes éteignaient la lumière du laboratoire en envoyant. depuis leur aquarium, de puissants jets d’eau sur les ampoules (ils causèrent tant de courts-circuits que les chercheurs, exténués, se résolurent à les libérer dans l’océan).
Je finis par découvrir, avec stupéfaction, que le poulpe et la pieuvre désignaient un seul et même animal. Il n’y avait pas d’un côté les pieuvres-épouvante, de l’autre les poulpes rigolos surfant sur les côtes indonésiennes. Je savais qu’au large du Japon on avait observé un calmar pesant près de cinq mille kilos qui croisait à deux mille mètres de profondeur, mais rien ne permettait d’affirmer qu’il fût un tueur professionnel.
(extrait du sujet)
Un scaphandrier attaqué par une pieuvre - petit journal le 16 juin 1902

COMPRÉHENSION ET COMPÉTENCES D’INTERPRÉTATION (32 points)
1. Quelle expérience vécue par la narratrice est racontée dans ce texte ? (4 points) Le texte raconte l'expérience d'une rencontre sous-marine directe, pacifique et profondément émouvante entre la narratrice (alors âgée de dix-huit ans lors d'un stage de plongée au large de Marseille) et une petite pieuvre sauvage. Il s'agit d'un moment privilégié de communion et de contact physique tactile entre l'humain et l'animal.
2. Lignes 1 à 14
a) Relevez trois caractéristiques physiques des pieuvres. (3 points) D'après le premier paragraphe, on peut relever les caractéristiques suivantes :
Elles possèdent trois cœurs.
Leur sang est de couleur bleue.
Elles ont un cerveau volumineux (« le cerveau le plus gros de tous les invertébrés »). (On pouvait aussi mentionner leur faculté à changer de couleur).
b) Selon la narratrice, les pieuvres et les poulpes sont-ils des animaux surprenants ? Vous développerez votre réponse en relevant trois extraits du texte. (4 points) Oui, pour la narratrice, ces animaux sont particulièrement surprenants en raison de leur intelligence et de leurs comportements insolites. Trois extraits le démontrent :
« En Indonésie, on a vu des poulpes faire du surf sur des pentes sableuses, chevauchant une moitié de noix de coco. » : ce comportement ludique est tout à fait étonnant.
« des poulpes éteignaient la lumière du laboratoire en envoyant [...] de puissants jets d’eau sur les ampoules » : cela prouve une ingéniosité et une capacité d'adaptation surprenantes.
« Certains affirment qu’elles changent de couleur dans leur sommeil, preuve de leur émotivité et de leur faculté à rêver. » : l'idée qu'un invertébré puisse rêver relève de l'extraordinaire.
3. Lignes 15 à 40 : Après avoir relu attentivement ce passage, vous décrirez les différentes étapes de la rencontre entre la narratrice et la pieuvre. Vous développerez votre réponse en vous appuyant sur au moins quatre éléments précis du texte. (5 points) La rencontre se déroule en quatre grandes étapes chronologiques :
L’approche et le premier contact visuel : La narratrice remarque d'abord « une ombre qui se déplaçait dans sa cachette » (l. 22), puis un bras se déploie « avec grâce » devant son masque.
Le contact physique et l'apprivoisement : La narratrice caresse l'animal comme un « petit chat » (l. 28) et la pieuvre répond positivement en venant se blottir et « se poser [...] au milieu de [sa] poitrine » (l. 30).
La communion : Un moment d'immobilité et de fusion s'installe, caractérisé par « nos quatre cœurs battant à l’unisson » (l. 32).
La séparation progressive : Manquant d'air, la narratrice détache les ventouses. La séparation est difficile, marquée par un ultime échange de regards (« ses yeux mélancoliques », l. 36) et un frôlement assimilé à « un baiser » (l. 38), avant que l'animal ne disparaisse dans le bleu.
4. Lignes 34-35 : « Elle finit par lâcher prise, avant de se déployer à la façon d’une étoile, ou d’un parachute. »
a) Expliquez le sens de la phrase ci-dessus. (3 points) Cette phrase décrit le mouvement de la pieuvre au moment où elle s'éloigne de la narratrice. En ouvrant ses huit bras dans l'eau, son corps s'évase et prend une forme circulaire et flottante, imitant la géométrie d'une étoile de mer ou la toile d'un parachute qui s'ouvre pour planer dans le milieu aquatique.
b) Nommez la figure de style utilisée dans la phrase ci-dessus. (2 points) La figure de style utilisée est la comparaison (introduite par l'outil comparatif « à la façon de »).
5. Selon vous, la rencontre avec la pieuvre permet-elle de confirmer les connaissances scientifiques de la narratrice ? Vous développerez votre réponse en la justifiant avec l’ensemble du texte. (5 points) Oui, cette rencontre confirme pleinement ses connaissances théoriques. Dans la première partie, la narratrice mentionne que les pieuvres sont des « êtres sensibles » doués « d'émotivité » (l. 1-3). L'expérience vécue valide cette idée : l'animal recherche le contact, apprécie les caresses et montre de l'affection. De plus, l'expression « nos quatre cœurs battant à l'unisson » valide physiquement le fait scientifique énoncé à la ligne 1 (la narratrice a un cœur, la pieuvre en a trois, ce qui fait bien quatre cœurs). Enfin, le fait que la pieuvre passe « du brun foncé au blanc le plus pâle » au moment du départ confirme de manière concrète sa capacité biologique à changer de couleur en fonction de ses émotions.
6. Texte et image : Selon vous, cette image (image_cb9e44.jpg) pourrait-elle illustrer le texte ? Vous justifierez votre réponse en vous appuyant sur trois éléments précis. (6 points) Non, cette image ne peut pas illustrer le texte de Monica Sabolo, car elle en prend le contre-pied total. Trois éléments précis le prouvent :
La nature de la relation : Sur la gravure image_cb9e44.jpg, la relation est violente et terrifiante (c'est une attaque agressive où la pieuvre capture l'homme), alors que dans le texte, la relation est pacifique, douce et affectueuse.
La taille de l'animal : La pieuvre de la gravure est gigantesque, ses tentacules entourent entièrement le plongeur. Au contraire, le texte décrit une « pieuvre minuscule, pas plus grande qu’une main » (l. 26).
L'équipement du plongeur : L'image montre un scaphandrier traditionnel du début du XXe siècle avec un lourd casque de cuivre boulonné et un tuyau relié à la surface. Le texte évoque une plongée moderne, autonome, avec un « masque » (l. 24) et une « bouteille d’air comprimé » (l. 32-33).
GRAMMAIRE ET COMPÉTENCES LINGUISTIQUES (18 points)
7.
a) Comment est construit le mot « franchement » (ligne 27) ? (2 points) Le mot « franchement » est un mot dérivé construit par suffixation : il est formé à partir de l'adjectif qualificatif au féminin franche auquel on a ajouté le suffixe -ment (qui sert à former des adverbes de manière).
b) Quelle est la classe grammaticale (ou nature) du mot « franchement » (ligne 27) ? (2 points) C'est un adverbe (de manière).
8. « Ses yeux mélancoliques étaient toujours plongés dans les miens ». Justifiez la terminaison du mot souligné. (2 points) Le mot « plongés » est un participe passé employé avec l'auxiliaire être (« étaient »). Il s'accorde donc en genre et en nombre avec son sujet, le groupe nominal « Ses yeux » (masculin pluriel). C'est pourquoi il prend la marque du masculin pluriel : -és.
9. « Il y eut comme un mouvement dans un trou ». Quelle est la fonction du groupe nominal souligné ? (2 points) Le groupe nominal « un mouvement » exerce la fonction de sujet réel (ou complément de la tournure impersonnelle) du verbe impersonnel y avoir.
10. Réécriture
a) Remplacer « nous » par la première personne du singulier :
« Rien ne **m'**arrêtait : j'étais sous l’eau le matin, le midi et le soir, et la nuit, dans mes songes. »
b) Conjuguer les verbes au présent de l’indicatif :
« Sa tête vient frôler mon masque, c’est presque un baiser. Enfin, elle replie ses bras sous elle, enfle, puis se propulse vers le fond et disparaît dans le bleu. »
Sujet de français/série pro/dictée 2026 (10 points)
Extrait de « La Pieuvre », de Monica Sabolo, tiré de l’ouvrage collectif À nous la terre !, 2021
Sur une image, Ignacio tenait une pieuvre d’une couleur extraordinaire, un violet éclatant, dont les bras pendaient jusqu’au sol. Sa tête était plus grosse que celle de l’homme qui souriait à ses côtés, tout à fait détendu. Mon coeur s’était accéléré. J’avais entendu parler des poulpes qui engloutissaient les navires en les serrant avec leurs tentacules et de marins imprudents ayant débarqué sur une île qui était en réalité le dos d’une pieuvre. On n’entendait plus jamais parler d’eux.
Sujet français 2e partie : Travail d’écriture - rédaction (40 points)
Sujet d’imagination (au moins 25 lignes)
À partir de la gravure, imaginez que vous êtes témoins de cette scène. Racontez-la en précisant les circonstances de l’événement, son déroulement et son dénouement.
Vous veillerez à apporter un soin particulier à la construction de vos phrases, ainsi qu’aux règles d’orthographe et de grammaire.
Le Monstre des Profondeurs
Depuis le pont du navire L’Albatros, l’ambiance était lourde ce matin-là. Installé près de la pompe à air manuelle, je surveillais les bulles qui crevaient la surface de l’océan, témoignant de l’activité de notre maître scaphandrier, Charles. Il était descendu à plus de vingt mètres de fond pour inspecter une épave espagnole récemment localisée. Tout bascula en une fraction de seconde lorsque la corde de sécurité, d'ordinaire si lâche, se tendit brusquement jusqu'à rompre presque sous la violence d’une secousse.
À travers le hublot de notre cloche d'observation immergée où je me tenais, le spectacle qui s'offrit à mes yeux fut terrifiant. Un cauchemar des abysses venait de surgir de la pénombre. Une pieuvre monumentale, dont les tentacules épais et visqueux mesuraient plusieurs mètres, venait d'enlacer brutalement le malheureux plongeur. Le monstre arborait une robe tachetée et sinistre, et ses puissantes ventouses se collaient avec force contre la lourde combinaison de toile et de cuivre de Charles. Dans l'affrontement, le scaphandrier avait lâché sa pioche, qui gisait désormais sur le sable, inutile.
Le combat était d'une sauvagerie inouïe. Charles, prisonnier de cette étreinte mortelle, tentait désespérément de se défaire des anneaux de chair qui menaçaient d’écraser ses membres et de sectionner son tuyau d'alimentation en air. D'une main ferme, il agrippait la corde de rappel, luttant contre la force d'attraction de la bête qui tentait de l'entraîner vers une crevasse rocheuse. Le monstre encerclait déjà ses jambes et son torse, n'attendant que le moment où le dôme de cuivre céderait sous la pression.
Heureusement, le dénouement prit une tournure héroïque. Gardant son sang-froid malgré l'asphyxie imminente, Charles parvint à saisir le poignard d'amarrage fixé à sa ceinture. D'un geste rageur et précis, il enfonça la lame directement entre les deux yeux noirs et globuleux de la créature. Blessé à mort, le céphalopode tressaillit, relâcha sa poigne dans un ultime spasme et libéra une épaisse nuée d'encre noire. Profitant de cette cécité soudaine, nous actionnérent les treuils depuis la surface à toute vitesse. Charles remonta, épuisé mais vivant, arraché de justesse aux griffes du monstre marin.
Sujet de réflexion (au moins 20 lignes)
De plus en plus de jeunes s’impliquent pour la protection et la préservation de l’environnement, pourquoi cet engagement est-il si important ? Vous répondrez à cette question en justifiant votre choix à l’aide d’arguments et d’exemples.
Vous veillerez à apporter un soin particulier à la construction de vos phrases, ainsi qu’aux règles d’orthographe et de grammaire.
L’implication de la jeunesse dans la protection et la préservation de l’environnement est devenue un phénomène marquant de notre époque. Des marches pour le climat aux initiatives locales de nettoyage, les nouvelles générations se placent en première ligne du combat écologique. Dès lors, on peut se demander pourquoi cet engagement des jeunes revêt une importance si cruciale pour notre avenir collectif.
Nous verrons d'abord que cet activisme est une nécessité vitale car les jeunes sont les premiers héritiers de la crise climatique, avant d'analyser comment leur mobilisation bouscule les lignes politiques et insuffle un élan d'innovation indispensable.
1. Une question de survie : les jeunes comme héritiers directs de la crise
En premier lieu, l’engagement de la jeunesse est fondamental parce qu’il s’agit d’une lutte pour leur propre avenir. Contrairement aux générations précédentes, les jeunes d’aujourd'hui subiront de plein fouet, et tout au long de leur vie adulte, les conséquences concrètes du dérèglement climatique si rien n'est fait.
Une légitimité historique : Leur mobilisation n'est pas un simple effet de mode, mais un cri d'alarme existentiel. Ils portent la voix de ceux qui devront habiter une Terre potentiellement devenue hostile (canicules extrêmes, effondrement de la biodiversité, montée des eaux).
L'exemple des figures de proue : Le mouvement mondial Fridays for Future, initié par la jeune Suédoise Greta Thunberg, illustre parfaitement cette prise de conscience. En interpellant les dirigeants mondiaux par la formule restée célèbre « Comment osez-vous ? », la jeunesse rappelle que les décisions d'aujourd'hui dessinent le monde de demain.
2. Un moteur de changement : bousculer les consciences et innover
En outre, l’implication des jeunes insuffle une énergie nouvelle et bouscule l'inertie des institutions politiques et économiques. Par leur liberté de ton et leur refus des compromis stériles, ils forcent les adultes et les décideurs à sortir de leur passivité.
La pression sur les décideurs et les entreprises : Aujourd'hui, les jeunes diplômés de grandes écoles (comme le collectif des étudiants d'AgroParisTech en France) n'hésitent plus à boycotter les entreprises polluantes, exigeant des emplois en accord avec leurs valeurs écoresponsables. Ce levier économique force le monde de l'entreprise à accélérer sa transition écologique.
L'action concrète et l'innovation : La jeunesse ne fait pas que manifester ; elle agit et invente. De nombreux projets écologiques majeurs sont portés par des adolescents ou de jeunes adultes. On peut penser à Boyan Slat qui, à l'âge de 18 ans seulement, a fondé The Ocean Cleanup pour développer des technologies capables de nettoyer les plastiques dans les océans.
En conclusion, l’engagement des jeunes pour l'environnement est capital car il conjugue l'instinct de survie et la force du renouveau. En se mobilisant, la jeunesse rappelle une vérité universelle : la Terre n'est pas un bien que l'on reçoit en héritage, mais un trésor que l'on emprunte à nos enfants. Leur voix est le moteur indispensable pour transformer nos modes de vie et garantir un avenir viable à l'humanité.
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Date de dernière mise à jour : 26/06/2026