Annales bac français 2019 - 2018 à 2002 - Corrigés philosophie 2019 - 2018 à 2010 - EAF 2020 séries générales, technologiques- programme - ressources - Bac 2021 

HLP 2020 Tle. La mixité dans l'éducation au 18e siècle comme clé de la démocratie, de l'égalité, des libertés. Education moderne et émancipation

HLP 2020 Tle 1er semestre-L’époque des Lumières en rupture avec les modèles d’éducation de l’humanisme -Condorcet l’instruction des enfants des deux sexes devient la clé de la démocratie, des libertés

Laclos

 
 

Éducation, transmission, émancipation

L’époque des Lumières a marqué une double rupture avec les modèles d’éducation hérités de l’humanisme de la Renaissance. Pour un grand nombre d’auteurs, l’apprentissage des choses doit désormais primer la culture des mots, et l’éducation se centrer sur l’utile (pratique et social). Une nouvelle attention est portée aux manières de penser des enfants et au langage à tenir avec eux. Sur ces questions, les idées pédagogiques de Rousseau (Émile ou de l’éducation, 1762) ont essaimé jusqu’au milieu du XXe siècle avec les mouvements dits d’éducation nouvelle.

Dans le même temps, l’idée s’impose qu’une nation moderne doit se préoccuper de la formation des individus et par conséquent se doter d’un véritable système d’éducation publique. Dans la lignée de Condorcet, l’instruction des enfants des deux sexes devient la clé de la démocratie et des libertés. Les penseurs révolutionnaires mettent quant à eux l’accent sur les conditions sociales et politiques de l’émancipation des individus. En Europe comme en Amérique, le tournant du XXe siècle est le moment d’un vaste débat sur les finalités de l’éducation scolaire, ses méthodes et son extension.

Le rôle nouveau de l’institution scolaire se marque par la place que prennent dans les récits du XIXe siècle les souvenirs d’écoliers, qu’ils soient romancés ou autobiographiques. Il s’agit toujours de comprendre ce qu’un individu est devenu à partir de ce qu’il a reçu, mais aussi de ce avec quoi il a rompu.

Les textes de cette période fournissent matière à réflexion, par exemple, sur les différents âges de la vie et ce que veut dire être adulte ; les formes de l’enseignement et celles de l’apprentissage ; les parts respectives de la famille, de l’école et de la société dans l’éducation ; l’aspiration à la liberté dans ses rapports avec les institutions et les traditions. À l’horizon de ces interrogations se trouvent la définition d’une éducation moderne et la question de la justice sociale et de l’équité au sein d’un système éducatif.

 

L’éducation se définit comme les valeurs transmises par les parents. C’est notre culture mais aussi l’apprentissage pour vivre en communauté. Le mot éducation vient du verbe latin e-ducere, qui signifie « tirer de » « extraire de » « faire sortir de » « conduire hors de ». Plus généralement, l’éducation est le phénomène d’amener un individu à son plein développement et à son accomplissement. Cette action est transmise d’une génération à l’autre afin de permettre l’intégration de cet individu dans la société.

Dans son Traité de l'éducation des filles (qui ne fut publié qu’en 1687), Fénelon (1651-1715), (François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon, né le  au château de Fénelon à Sainte-Mondane et mort le  à Cambrai, est un homme d'Église, théologien, pédagogue et écrivain français) combat les idées exprimées sur l’éducation féminine au cours du xviie siècle, il les contredit en disant qu’il ne suffit pas pour la femme de savoir diriger son ménage et obéir à son mari sans réfléchir, que l’éducation des filles est aussi nécessaire et importante pour le bien public que celle des garçons et se doit également d'être réglée. Il affirme en résumé que les femmes bien élevées contribueraient au bien, qu'elles sont aussi responsables de la valeur de l’éducation des hommes car c’est la mère qui influence les mœurs, les vertus, le mode de vie d’un garçon, ainsi que les femmes qui l’accompagneront plus tard dans sa vie d'homme.

En 1684, Madame de Maintenon crée la Maison royale de Saint-Louis.La Maison royale de Saint-Louis est un pensionnat pour jeunes filles créé en 1686 à Saint-Cyr par le roi Louis XIV à la demande de Madame de Maintenon qui souhaitait la création d'une école destinée aux jeunes filles de la noblesse pauvre.

En 1691, La Congrégation des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve ouvre un pensionnat et une école à Saint-Germain-en-Laye. La Congrégation des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve, dite aussi « Congrégation des Sœurs hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve » a été fondée en 1661

En 1786-1788, Pauline Pinczon du Sel fonde un pensionnat à Lambesc. Pauline Pinczon du Sel, née à Rennes (Bretagne) le 31 mai 1752 et morte à Lambesc (Bouches-du-Rhône) le 22 septembre 1820, est une religieuse et fondatrice d'ordre française - 

Vous pouvez consulter 

L’éducation des enfants au XVIIIe siècle

Les femmes et la révolution française, dossier pédagogique 

La révolution française et le droit des femmes à l'instruction 

 réflexion philosophique sur le fait éducatif

 Aristote : Les politiques

 Montaigne : Essais 25, 26, 27

Condorcet : Cinq Mémoires sur l’Instruction publique

 Arendt : La crise de l’éducation in La crise de la Culture 

 

 
 

Condorcet soulève des débats sur l’école qui animent encore notre époque, il défend l’idée que filles et garçons doivent avoir accès à la même instruction

Dans ses Mémoires sur l’instruction publique (1791), Condorcet défend l’idée que filles et garçons doivent avoir accès à la même instruction, car la vérité, universelle par nature, est due à toutes et à tous.

Condorcet, Cinq mémoires sur l’instruction publique (1791) Garnier-Flammarion, 1994

De plus, les femmes ne pourront exercer leurs droits sereinement que si elles sont, elles aussi, conviées à la table du savoir, explique-t-il dans Sur l’admission des femmes au droit de cité, 1790). Il ne s’agit pas seulement de permettre aux filles d’étudier les mêmes programmes que les garçons, mais d’ores et déjà, de créer des classes mixtes :

« Puisque l’instruction doit être généralement la même, l’enseignement doit être commun, et confié à un même maître qui puisse être choisi indifféremment dans l’un ou l’autre sexe » (« Premier Mémoire »).

En avance sur son temps, Condorcet soulève des débats sur l’école qui animent encore notre époque, de la constitution d’un socle de savoirs fondamentaux à la question de la compétition scolaire, en passant par une instance garante des programmes. Voyage dans une pensée éducative d’une étonnante modernité.

Savoirs communs

La période révolutionnaire a vu s’affronter les tenants de l’instruction publique, dont la figure emblématique est précisément Condorcet, et les tenants d’une éducation nationale, représentée notamment par Rabaut Saint-Etienne et Lepeletier de Saint-Fargeau. Instruire ou éduquer, ces deux orientations sont posées comme irréconciliables.

L’instruction vise à transmettre des savoirs et à cultiver la raison ; l’éducation, elle, a pour tâche de transmettre non seulement « des vérités de fait et de calcul » mais aussi « des opinions politiques, morales et religieuses  (Premier mémoire).

Condorcet récuse l’orientation éducative car, si l’instruction affranchit par les vertus intrinsèques du savoir, l’éducation, en revanche, modèle et domestique. L’éducation est de plus une prérogative parentale. Et à s’arroger celle-ci, non seulement l’école se fourvoie dans sa mission, mais elle porte aussi atteinte aux droits légitimes des parents. À la famille le devoir d’éduquer, à l’école celui d’instruire et d’éclairer.

Il faut donc « rendre la raison populaire » tout en veillant à ce que les différences de savoir n’entraînent pas des rapports de subordination. La tâche de l’école est alors de dispenser les savoirs élémentaires, véritable socle commun de compétences avant l’heure.

Car ces savoirs, dérivés des savoirs scientifiques disponibles, doivent obéir, comme l’a bien montré Catherine Kintzler (Condorcet. L’instruction publique et la naissance du citoyen), à deux principes épistémologiques originaux. Un principe de suffisance : leur maîtrise garantit l’autonomie intellectuelle.

« On enseigne dans les écoles primaires, ce qui est nécessaire à chaque individu pour se conduire lui-même et jouir de la plénitude de ses droits » (Rapport sur l’instruction publique, 1792).

Et un principe d’ouverture : ces savoirs s’ouvrent sur d’autres savoirs, plus élaborés, ce qui permet à l’esprit qui a suffisamment de vivacité intellectuelle d’atteindre les sommets de la connaissance.

Les savoirs élémentaires ne sont donc pas des savoirs rudimentaires qui n’auraient qu’une utilité pratique, ils sont aussi les savoirs premiers de la connaissance. Savoirs organisés de manière progressive, qui permettent de concilier une exigence juridique – le libre exercice de ses droits – et une exigence sociétale – avoir une élite digne de ce nom.

Tel est le tour de force de Condorcet : concilier l’égalité juridique entre les hommes et l’accès différencié à la science. Les savoirs élémentaires rendent possible la formation d’une raison commune tout en préservant la diversité des talents.

Une compétition à éviter

L’école doit alors promouvoir une émulation dont le ressort est le désir d’être aimé et reconnu pour ses qualités. Émulation qui tourne le dos à l’envie permanente de vouloir toujours être le meilleur :

L’habitude de vouloir être le premier est un ridicule ou un malheur pour celui à qui on la fait contracter, et une véritable calamité pour ceux que le sort condamne à vivre auprès de lui. (Premier mémoire) »

L’ancien pensionnaire des jésuites de Reims dénonce la pédagogie de ses maîtres qui n’ont cessé de cultiver la rivalité et la compétition. Chez ces derniers, pas d’étude sans classement, pas d’apprentissage sans récompense. Dispute, exercice public, remise de prix, création d’académies…

Condorcet rejoint sur ce point ce que disait Rousseau dans L’Emile :

« Il est bien étrange, se désolait déjà le philosophe genevois, que, depuis qu’on se mêle d’élever des enfants, on n’ait imaginé d’autre instrument pour les conduire que l’émulation, la jalousie, l’envie, la vanité, l’avidité, la vile crainte, toutes les passions les plus dangereuses […] et les plus propres à corrompre l’âme. » (« Emile ou de l’éducation », Livre II).

L’émulation que vante Condorcet, fruit d’une école qui sait accueillir tout le monde pour que l’on puisse y apprendre ensemble, ne doit rien à cet orgueil arrogant qui nous pousse à vouloir être au-dessus des autres. Elle ne vise qu’une seule chose : gagner l’estime et la confiance de ses pairs. L’école pense toujours au lendemain et

« la vie humaine n’est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c’est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces, en est récompensé par les douceurs d’une bienveillance réciproque, par la jouissance attachée au sentiment d’avoir mérité la reconnaissance ou l’estime ». (Condorcet, « Premier mémoire »)

Indépendance de l’école

Si la condition première de toute instruction est de de n’enseigner que des vérités, alors « les établissements que la puissance publique y consacre, doivent être aussi indépendants qu’il est possible de toute autorité politique » (Rapport sur l’instruction publique). Dans le rapport d’avril 1792, Condorcet propose de fonder une société nationale des sciences et des arts qui aurait pour mission de garantir la qualité scientifique des programmes et de rédiger les manuels scolaires.

La nomination des enseignants devrait, elle aussi, être indépendante de la puissance publique. D’où l’on voit que l’instruction publique n’est pas une instruction d’État. Car si l’école doit être indépendante de tout groupe social, elle doit aussi l’être de l’État.

La seule autorité légitime que l’école est en droit d’admettre est l’autorité scientifique. Car en se soumettant aux instances savantes, l’école ne se soumet finalement qu’à elle-même, en tant que lieu des savoirs et de la science. Il faut mettre l’école à l’abri de toutes les formes de pression (familiale, cléricale, idéologique…) pour qu’elle puisse déployer son projet qui n’est autre que l’amour de la vérité et des Lumières.

Si l’école doit transmettre des savoirs émancipateurs, encore faut-il qu’elle puisse vraiment le faire, c’est-à-dire en toute liberté. Être un lieu d’instruction, préservé et indépendant car voué à l’émancipation de tous les hommes, telle est la définition que pourrait donner Condorcet de l’école. -  The Conversation sous licence Creative Commons -

ROUSSEAU : L'éducation des femmes (sexisme et lumières) - Rousseau, Émile ou De l'éducation

"Comme l'idolâtre enrichit des trésors qu'il estime l'objet de son culte, et pare sur l'autel le dieu qu'il adore, l'amant a beau voir sa maîtresse parfaite, il lui veut sans cesse ajouter de nouveaux ornements. C'est un spectacle à la fois touchant et risible de voir Émile empressé d'apprendre à Sophie tout ce qu'il sait. […] Voilà Émile donnant une leçon de philosophie, de mathématiques, d'histoire, de tout, en un mot. Sophie se prête avec plaisir à son zèle, et tâche d'en profiter. Quand il peut obtenir de donner ses leçons à genoux devant elle, qu'Émile est content! Il croit voir les cieux ouverts. Cependant, cette situation, plus gênante pour l'écolière que pour le maître, n'est pas la plus favorable à l'instruction. L'on ne sait pas trop alors que faire de ses yeux pour éviter ceux qui les poursuivent, et quand ils se rencontrent, la leçon n'en va pas mieux. L'art de penser n'est pas étranger aux femmes, mais elles ne doivent qu'effleurer les sciences de raisonnement. Sophie conçoit tout et ne retient pas grand-chose. Son plus grand progrès sont dans la morale et les choses du goût; pour la physique, elle n'en retient que quelque idées des lois générales du monde."

Rousseau, Émile ou De l'éducation

 

L’homme et le savoir 

Petit historique 

l’Émile (1762) de Rousseau = il déclenche un véritable intérêt pour les questions pédagoqiques. Le livre II nous propose son modèle pédagogique, il différencie l'éducation négative et positive, la première permet de fortifier les fonctions psychologiques et physiologiques de l'enfant. 

"La première éducation doit donc être purement négative. Elle consiste, non point à enseigner la vertu ni la vérité, mais à garantir le cœur du vice et l’esprit de l’erreur. [...] Exercez son corps, ses organes, ses sens, ses forces, mais tenez son âme oisive aussi longtemps qu’il pourra. [...] Retenez, arrêtez les impressions étrangères et pour empêcher le mal de naître ne vous pressez point de faire le bien ; car il n’est jamais tel que quand la raison l’éclaire"

 « J’appelle éducation positive celle qui tend à former l’esprit avant l’âge et à donner à l’enfant les devoirs de l’homme. J’appelle éducation négative celle qui tend à perfectionner les organes, instruments de nos connaissances, avant de nous donner ces connaissances et qui prépare à la raison par l’exercice des sens »  lettre adressée à Christophe de Beaumont en 1763

Ce projet déclenche le dédain chez Voltaire qui considère comme absurde son modèle pédagogique = « M. Jean-Jacques veut que son élève soit ignorant jusqu’à l’âge de quinze ans, et qu’il sache raboter au lieu d’apprendre la géométrie, l’histoire, les belles-lettres » 

A l'opposé, Chateaubriand lui rend hommage : « Je ne fais point ces réflexions sur l’immortel Émile, sans un sentiment douloureux. [...] Si j’eusse vécu du temps de Jean-Jacques Rousseau, j’aurais voulu devenir son disciple ; mais j’eusse conseillé le secret à mon maître »

Concernant l'éducation féminine, Rousseau dans son livre V de l'Emile exprime son antiféminisme. La femme contrairement à l'homme qui peut recevoir une éducation et travailler, est condamnée à une position subalterne du fait de son infériorité intellectuelle et physique (certaines femmes étaient pourtant déjà reconnues pour leur intelligence comme Madame du Châtelet ou Madame du Deffand.)

"La femme est faite spécialement pour plaire à l’homme. Si l’homme doit lui plaire à son tour, c’est d’une nécessité moins directe, son mérite est dans la puissance, il plaît par cela seul qu’il est fort. [...] La première et la plus importante qualité d’une femme est la douceur ; faite pour obéir à un être aussi imparfait que l’homme, souvent si plein de vices, et toujours si plein de défauts, elle doit apprendre de bonne heure à souffrir même l’injustice, et à supporter les torts d’un mari sans se plaindre [...]"

Représentations littéraires du savoir

Dans l’Encyclopédie, Rousseau affiche déjà sa préférence pour l’éducation publique (Article « De l’économie politique »). Il écrit cependant un traité d’éducation individuelle, Émile, qui expose une pédagogie originale et complexe, enracinée dans la foi dans la nature. Respecter l’enfance et ne pas hâter l’âge adulte, pratiquer une éducation « négative » ou « inactive » qui laisse agir la nature (sans la contrarier et sans craindre la perte de temps), prendre du recul par rapport aux urgences du monde, faire en sorte qu’Émile apprenne par lui-même (tout apprentissage étant volontaire et convoqué par un besoin), tels sont les principes rousseauistes les plus marquants. Ils encore souvent convoqués par certains courants pédagogiques du XXe siècle, alors que d’autres récusent un apprentissage fondé sur la seule spontanéité : « Il n’y a qu’une méthode pour inventer, qui est d’imiter. Il n’y a qu’une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée » dit Alain. Il condamne les « sots pédagogues » qui « disent, entre autres choses qui ont de grandes chances d’être niaises aussi, que l’originalité de l’enfant est précieuse par-dessus tout, et qu’il faut se garder de lui dicter des pensées, mais au contraire le laisser rêver devant une page blanche, de façon que ce qu’il écrira soit spontané et non pas du maître. » (Alain, Propos sur l’éducation, chapitre LIV) Dans son ensemble, la pensée contemporaine, qui définit l’éducation comme une émancipation, prolonge la pensée humaniste et les idées des Lumières : l’éducation libère des erreurs (Rousseau, Ferry), du préjugé (Alain), elle assure le lien entre les générations en insufflant l’amour du patrimoine (Alain, Propos sur l’éducation, LIV) et ne dissocie pas contenu intellectuel et dimension morale car, s’appliquant à fournir des connaissances, elle se préoccupe de former l’homme.

Les penseurs révolutionnaires mettent l’accent sur les conditions sociales et politiques de l’émancipation des individus.

Remise en question de l’éducation traditionnellement réservée aux filles 

 

Vous pouvez aussi consulter 

Les femmes et la diffusion des Lumières 

 

Diderot et Laclos réfléchissent sur l’éducation réservée aux filles

- Diderot reconnaît le sort malheureux des femmes et constate que la formation féminine est centrée sur les plaisirs mondains  : « Le soin principal est de prévenir l’ennui, de multiplier les amusements, d’étendre les jouissances. À cette époque, les femmes sont recherchées avec empressement, et pour les qualités aimables qu’elles tiennent de la nature, et pour celles qu’elles ont reçues de l’éducation »

Sur les femmes, Diderot

- Laclos 

Étudier la question de la femme au travers de l’histoire de l’Homme.

– Étudier un enjeu de contestation : l’inégalité entre hommes et femmes.

– Choderlos de Laclos, Des femmes et de leur éducation (1783) 

L’éducation des femmes de Laclos témoigne d’un lecteur non conformiste de Rousseau et d’un critique de la société d’Ancien Régime.

Venez apprendre comment, nées compagnes de l’homme, vous êtes devenues son esclave; comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le regarder comme votre état naturel; comment enfin, dégradées de plus en plus par votre longue habitude de l’esclavage, vous en avez préféré les vices avilissants, mais commodes, aux vertus plus pénibles d’un être libre et respectable. (…)

Ne vous laissez plus abuser par de trompeuses promesses, n’attendez point les secours des hommes auteurs de vos maux: ils n’ont ni la volonté, ni la puissance de les finir, et comment pourraient-ils vouloir former des femmes devant lesquelles ils seraient forcés de rougir; apprenez qu’on ne sort de l’esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible? C’est à vous seules à le dire puisqu’elle dépend de votre courage en elle vraisemblable.

Toute convention, faite entre deux sujets inégaux en force, ne produit, ne peut produire qu’un tyran et un esclave, il suit encore de là que dans l’union sociale des deux sexes, les femmes généralement plus faibles ont dû être généralement opprimées; ici les faits viennent à l’appui des raisonnements. Parcourez l’univers connu, vous trouverez l’homme fort et tyran, la femme faible et esclave (…)

Quand on parcourt l’histoire des différents peuples et qu’on examine les lois et les usages promulgués et établis à l’égard des femmes, on est tenté de croire qu’elles n’ont que cédé, et non pas consenti au contrat social, qu’elles ont été primitivement subjuguées, et que l’homme a sur elle un droit de conquête dont il use rigoureusement. (…) ils sentirent bientôt le besoin qu’ils avaient des femmes; ils s’occupèrent donc à les contraindre, ou à les persuader, de s’unir à eux. Soit force, soit persuasion, la première qui céda, forgea les chaînes de tout son sexe. (…); les hommes étendirent bientôt jusqu’à elles cette même idée de propriété qui venait de les séduire et de les rassembler; de cela seul qu’elles étaient à leur convenance et qu’ils avaient pu s’en saisir, ils en conclurent qu’elles leur appartenaient: telle fut en général l’origine du droit. Les femmes manquant de forces ne purent défendre et conserver leur existence civile; compagnes de nom, elles devinrent bientôt esclaves de fait, et esclaves malheureuses; leur sort ne dut guère être meilleur que celui des noirs de nos colonies. L’oppression et le mépris furent donc, et durent être généralement, le partage des femmes dans les sociétés naissantes.

Elles sentirent enfin que, puisqu’elles étaient plus faibles, leur unique ressource était de séduire; elles connurent que si elles étaient dépendantes de ces hommes par la force, ils pouvaient le devenir à elle par le plaisir. Plus malheureuses que les hommes, elles durent penser et réfléchir plutôt qu’eux. 

 Lire l'étude 

Dans Les Liaisons dangereuses, Laclos constate l’état d’asservissement des femmes à travers le personnage de la marquise de Merteuil, lettre 81

Laclos

Commentaire littéraire, Les Liaisons dangereuses, Laclos, lettre 81, première partie, série L-La Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont.

Commentaire littéraire, Les Liaisons dangereuses, Laclos, lettre 81 -La Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont. En quoi la marquise de Merteuil est-elle une femme différentes des femmes de son époque? La marquise de Merteuil n'accepte pas le rôle dévolu aux femmes du XVIIIème siècle.

Liaisons dangereuses

Questionnaire pour l'EAF sur la lettre 81, première partie, Laclos, Les Liaisons dangereuses

Questionnaire pour l'EAF sur la lettre 81, première partie, Laclos, Les Liaisons dangereuses - Problèmatique : En quoi la marquise de Merteuil est-elle différente des femmes de son époque ?

 

Autres contributions du 18e siècle concernant l’éducation féminine

 Madame de Genlis, l’éducatrice des enfants du duc d’Orléans (entre 1782 et 1791) s'est intéressée à la question de l'éducation. 

 Dans ses Mémoires elle raconte l'histoire d'une jeune fille qui s'improvise  maîtresse d’école pour enseigner aux petits garçons le catéchisme - En  1782 le duc de Chartres nomme Madame de Genlis gouverneure des princes ses fils. Elle propose des théories pédagogiques sur la formation des femmes : stimuler l'éducation naturelle des filles à travers l'expérience pratique, le contact avec la nature, les activités manuelles et pratiques.  M. Grandière déplore la méthode proposée par Madame de Genlis en soulignant les limites de ce modèle éducatif tels que sa démarche pédagogique et les élèves idéaux : « Il s’agit d’une morale essentiellement pratique, suivie dans les événements de la vie quotidienne et au travers de l’observation du monde. On s’arrange pour créer les événements selon les besoins, et la fiction est constamment sollicitée. Les instituteurs font vivre en fait les élèves dans un monde imaginaire bien loin de la vie qu’on prétend cependant leur montrer. [...] C’est une méthode pour les bons enfants, intéressés et attentifs, sollicitant et priant eux-mêmes les maîtres de les instruire. Ils sont très pressés d’apprendre et habitués très tôt à recevoir leurs petits camarades pour jouer sagement et accomplir quelque geste de bienfaisance envers un pauvre du voisinage. Les contre-modèles, les mauvais sujets sont honnis et rejetés, sans plus d’égard », M. Grandière, L’idéal pédagogique en France au dix-huitième siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 1998, p. 317.

Mais elle inclut la connaissance des arts, de la musique et des langues vivantes dans l'éducation féminine, en ce sens, elle se détache de Rousseau.  On peut mentionner l'exemple d'Adèle qui a six ans a réussi à parler l'anglais aussi bien que le français grâce à son contact avec la mère et la gouvernante anglaise.  

Je dois d’abord vous parler des personnes que nous avons amenées avec nous : je commencerai par miss Bridget, que vous connaissez, et dont vous vous êtes tant moquée, ainsi que tout le monde, quand je la fis venir d’Angleterre pour apprendre l’anglais à ma fille qui avait six mois. […] car vous m’en avez bien dédommagée par l’étonnement et l’admiration profonde que vous causèrent les premières mots anglais prononcés par Adèle et Théodore qui aujourd’hui, toujours à votre grande surprise, parlent aussi facilement cette langue que le français

 S.-F. Du Crest de Mézières / Madame de Genlis, Adèle et Théodore ou Lettres sur l’éducation, Tome premier, Paris, Morizot, 1862 [1782], p. 16-17.

Mémoires  de madame la comtesse de Genlis :

Consulter le tome 1 (Google Books)
Consulter le tome 2 (Internet Archive)
Consulter le tome 3 (Internet Archive)
Consulter le tome 4 : introuvable
Consulter le tome 5 (Internet Archive)
Consulter le tome 6 (Internet Archive)
Consulter le tome 7 (Google Books)
Consulter le tome 8 (Google Books)

Le rôle nouveau de l’institution scolaire se marque par la place que prennent dans les récits du XIXe et XXe les souvenirs d’écoliers

 

Sarraute

Nathalie Sarraute, "Enfance" parcours : Récit et connaissance de soi

Nathalie Sarraute, "Enfance" parcours : Récit et connaissance de soi. EAF 2020 - Classe de première de la voie technologique Objet d'étude : Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle - Commentaires littéraires et linéaires, analyses linéaires syntaxiques, bac de français 2020 - Autobiographie, genre littéraire

Chateaubriand

Séquence,"l'autobiographie" . Le fonctionnement de la mémoire et des souvenirs

Séquence "l'autobiographie". Le fonctionnement de la mémoire et des souvenirs - Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre premier, Rousseau, Les Confessions, Perec, W ou le Souvenir d’enfance, Sarraute - Analysez le fonctionnement de la mémoire et des souvenirs . Annales zéro, 2002, le biographique-

Malraux

Les différentes raisons qui peuvent amener à écrire un récit de vie.

A. Emmanuel Carrère, texte de présentation de la biographie de Jean-Claude Romand, intitulée L'Adversaire Deborah Ross, "Pour elle, la vie n'est vraiment qu'un long fleuve tranquille", article André Malraux, Antimémoires - Annales zéro 2002, séquence le biographique, séries technologiques. Correction du sujet.

Sarraute

Dissertations bac de français 2020, l'autobiographie

une autobiographie vous parait elle devoir être complétée par la lecture d’une biographie?L’intérêt des mémoires, des confessions, des autobiographies... Récit, connaissance de soi, soi-même comme un autre, bac 2020 -Sarraute, "Enfance". Séries technologiques - Yourcenar : Mémoires d'Hadrien - Séries générales

Récit de la naissance la reconstitution d’un souvenir indirect - Importance, signification données par le narrateur à ce souvenir-Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe I, 3

sujet corrigé, séries générales, objet d'étude, le biographique, Chateaubriand, Rousseau, Sarraute

 

Consultez le corrigés, annales zéro 2002

Questions corpus, commentaire, dissertation et écriture d'invention 

l’importance de l’enfance dans la mémoire : consignes académiques

Annales zero le biographique series generales 2002Annales zero le biographique series generales 2002 (30.1 Ko)

 

 

  • Objet d’étude : le biographique
  • Sujet corrigé EAF
  • TEXTES
  • A. François René de Chateaubriand (1768-1848), Mémoires d’outre-tombe, livre premier, chapitre 3 (manuscrit de 1847), Bibliothèque de la
  • Pléiade, Gallimard.
  • B. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Les Confessions, Livre 1, 1771, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard.
  • C. Georges Perec, (1936-1982), W ou le Souvenir d’enfance, Editions Denoël, 1975.
  • D. Nathalie Sarraute (1900-1999), Enfance, Editions Gallimard, 1995.

 

Vous commenterez le texte de Chateaubriand (texte A ).

Souvenir ou absence de souvenir ? Le texte met en scène un souvenir inventé, recréé. Il se

caractérise par l’importance problématique donnée à la naissance dans une autobiographie.

Peut-être peut-on y voir une mise en abyme de la destinée de l’auteur et des thèmes majeurs

du livre ; le texte annoncerait alors la suite des Mémoires d'outre-tombe. Le commentaire

proposé par l'élève peut prendre des formes diverses. Quelle que soit la démarche choisie, il

devra prendre en compte cette question de la recréation du souvenir.

On pourrait, entre autres exemples, envisager le plan suivant.

I. Le récit de la naissance : la reconstitution d’un souvenir indirect

1. Un souvenir indirect :

Les faits sont reconstitués à partir du récit oral de témoins de sa naissance.

2. Le souci d’exactitude, de précision :

- Le cadre spatial : nom de ville, rue ; opposition entre intérieur et extérieur.

- Le cadre temporel : la saison, l’équinoxe.

- Les personnages : mère, frère, marraine nommée précisément.

- Gage de vérité : l’extrait de baptême.

3. Atmosphère lugubre et sinistre :

- Obscurité : « rue sombre ».

- Solitude : « partie déserte ».

- Mer déchaînée, tempête.

Le narrateur mêle au récit ses commentaires, il donne à sa naissance une signification

prophétique.

II. L’importance et la signification données par le narrateur à ce souvenir

1. Un souvenir obsessionnel :

« il n’y a pas de jour où… ».

2. Un souvenir douloureux :

Champ lexical de la tristesse ; un enfant presque mort-né ; des cris étouffés par la tempête.

3. Une naissance prédestinée au malheur :

Registre épique et tragique : une tempête envoyée par Dieu (« Le ciel sembla réunir … »)

pour désigner la venue au monde d’un être à part mais une destinée vouée au malheur.

Autre proposition d’organisation du commentaire :

  • I. Le souvenir.
  • II. La recomposition du souvenir.
  • III. La recréation du souvenir.

 

D. Dissertation

Suffit-il de se souvenir pour écrire un récit autobiographique ?

Vous répondrez à cette question en un développement composé prenant appui sur les textes du corpus, les textes que vous avez étudiés en classe et vos propres lectures.

La richesse du corpus de départ est telle qu'elle permettrait de traiter les divers aspects du

sujet. Toutefois des ouvertures, par les études menées en classe ou par les lectures

personnelles faites par les élèves, sont réclamées par le libellé. Les élèves auront à mentionner

certaines des lectures faites pendant l'année.

On peut proposer notamment la construction suivante.

Le souvenir est une composante essentielle du récit autobiographique. Néanmoins, celui-ci

ne se limite pas à l’acte de remémoration, il n’est pas non plus une simple compilation des

souvenirs. Quelle est la place et le fonctionnement du souvenir dans l’autobiographie ?

I. La place essentielle du souvenir

1. Retrouver les souvenirs :

l’effort de remémoration, la mémoire sensorielle : le chant de la grive de Montboissier chez

Chateaubriand ( cette thématique et cette démarche analytique seront reprises et amplifiées par

Proust dans A la Recherche du temps perdu, par exemple l’épisode de la Madeleine) ;

Sarraute et Perec dans le corpus proposé.

2. Choisir, trier les souvenirs :

Rousseau choisit de ne raconter qu’un des cinq souvenirs de Bossey, Perec nous les

présente de façon ordonnée.

II. Se souvenir ne suffit pas à caractériser le récit autobiographique.

1. Reconstituer les souvenirs :

le récit de naissance de Chateaubriand.

2. Le récit autobiographique est une interprétation des souvenirs :

il leur confère une place, un rôle dans la genèse de la personnalité ; par exemple l’épisode

du ruban volé chez Rousseau.

3. Le récit autobiographique est une confrontation,

un dialogue entre le moi passé et présent : L’Age d’homme de Leiris.

Le récit autobiographique est un discours narratif qui a aussi d’autres visées que la simple

résurrection du passé : il peut avoir une visée persuasive (Rousseau), épique et tragique

(Chateaubriand érige sa naissance en destin), cathartique (Perec veut exorciser un passé

douloureux).

On n'attendra pas des élèves le traitement précis de chacun des points ici traités. En terme

d'évaluation, l'essentiel réside dans la prise en compte de la remémoration et de ses

ambiguïtés.

Albert Cohen, le livre de ma mère, 1954

"ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette... ma mort approche"

O mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits chats rassurants, vertueuses chromos, conforts et confitures, tisanes, pâtes pectorales, arnica, papillon du gaz dans la cuisine, sirop d’orgeat, antiques dentelles, odeurs, naphtalines, veilleuses de porcelaine, petits baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j’allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil. O mon enfance, gelées de coings, de bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries, anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table, bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites mains sales, genoux écorchés et j’arrachais la croûte toujours trop tôt, balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an et auquel je pensais des mois à l’avance, cahiers neufs de la rentrée, sac d’école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes sergent-major, plumes baïonnette de Blanzy Poure, goûters de pain et de chocolat, noyaux d’abricots thésaurisés, boîte à herboriser, billes d’agate, chansons de maman, leçons qu’elle me faisait repasser le matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance, petites paix, petits bonheurs, gâteaux de maman, sourires de maman, ô tout ce que je n’aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfuies et dissoutes saisons. Les rives s’éloignent. Ma mort approche.

I - Le tableau de l'enfance 

Importance des souvenirs 

L'enfance et l'image de la mère 

II - Les confessions et les souvenirs

Des souvenirs à l'écriture 

 De l'enfant à l'adulte 

Groupement de textes : récits d’enfance.

Grandir : une affaire de famille Corpus

• Pierre Loti, Le Roman d’un enfant, 1890

• Colette, Sido, 1929

• Albert Cohen, Le Livre de ma mère, 1954

• Nathalie Sarraute, Enfance, 1983

• Albert Camus, Le Premier homme, 1994 (1960)

Lecture d’images

Albert Besnard, Une famille dit aussi La famille de l’artiste à Talloires (Haute-Savoie), 1890, Musée d’Orsay : étude commentée

Pierre Bonnard, L’après-midi bourgeoise ou La famille Terrasse, 1900, Musée d’Orsay : étude commentée 

 

Une politique éducative en faveur de l'égalité à l'école - Education moderne et émancipation - Mais L'éducation peut-elle être réellement égalitaire ? Bilan

L’égalité des filles et des garçons est un principe fondamental inscrit dans le code de l'éducation. Elle encourage un climat scolaire serein, assure un cadre protecteur - sans comportements ni violences sexistes - et elle favorise la mixité et l'égalité en matière d'orientation.

L’Égalité entre les femmes et les hommes : "grande cause nationale" du quinquennat

Le Président Emmanuel Macron a déclaré l'Égalité entre les femmes et les hommes "grande cause nationale" du quinquennat

Le comité interministériel du 8 mars 2018 a défini les mesures clés pour transmettre et diffuser la culture de l'égalité : 

  • Agir auprès de la communauté éducative :

- Un "référent Égalité" dans chaque établissement scolaire.

- Formation de l’ensemble de la communauté éducative à la déconstruction des préjugés et à la prévention du harcèlement et des violences sexistes et sexuelles.

Une politique éducative en faveur de l'égalité à l'école

Le code de l'éducation rappelle que la transmission de la valeur d'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, se fait dès l'école primaire. Cette politique publique est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et que d'autres modèles de comportement se construisent sans discrimination sexiste ni violence. Elle a pour finalité la constitution d'une culture de l'égalité et du respect mutuel.

Les établissements sont invités à inscrire cette problématique dans leur règlement intérieur et à mettre en place, dans le cadre des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), des actions de sensibilisation et de formation dédiées. Les écoles, collèges et lycées sont également incités à nouer des partenariats, notamment avec des acteurs du monde économique et professionnel ou du secteur associatif, pour développer des projets éducatifs autour de l'égalité. Source Education.gouv.fr

Éduscol
dossier : l'égalité filles/garçons

Outils pour l'égalité entre les filles et les garçons

  • Fondements et enjeux
  • Agir en classe
  • Agir dans l'école
  • Se former / S’informer

Outils pour l'égalité entre les filles et les garçons

Onisep

Des métiers et des formations ouverts aux filles comme aux garçons. Des infos et des témoignages de parcours réussis. Des séquences pédagogiques pour les équipes éducatives.

Égalité Filles - Garçons sur le site de l'Onisep

L’éducation peut-elle être réellement égalitaire ?

A lire, articles sur  theconversation.com

Le récent sommet international sur l’éducation organisé à Dakar (Sénégal) s’est conclu le 3 février. Son objectif : récolter 3,1 millions de dollars « d’ici à trois ans pour des programmes de soutien à l’instruction de base dans 65 pays en développement ». Pour de nombreux dirigeants et spécialistes mondiaux, c’était l’occasion de débattre des moyens mis en place afin de permettre à tous les enfants de bénéficier d’une éducation de qualité.

Selon une étude de l’Unesco parue en 2016, quelque 263 millions d’enfants et de jeunes ne sont en effet pas scolarisés, dont 61 millions d’enfants en âge au niveau primaire, 60 millions en premier cycle du secondaire, et 142 millions en deuxième cycle du secondaire.

De toutes les régions, l’Afrique subsaharienne concentre le taux de déscolarisation le plus important : un cinquième des 6-11 ans, un tiers des 12-14 ans et presque 60 % des 15-17 ans ne vont pas ou plus à l’école. Dans cette région, pour 100 enfants issus de familles aisées, on compte 65 enfants scolarisés issus de milieux les plus défavorisés.

En Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Asie du Sud, ce chiffre est de 90 enfants. Au niveau mondial, 35 % des enfants déscolarisés en primaire (22 millions), 25 % des adolescents dans le premier cycle du secondaire (15 millions) et 18 % dans le deuxième cycle du secondaire (26 millions) vivent dans des zones affectées par des conflits.

Se mobiliser pour la parité partout dans le monde

Quelque 70 % des pays concernés ont quasiment atteint leurs objectifs en matière de parité au niveau de l’école primaire. Cependant, dans certains contextes culturels, le manque d’intérêt pour la scolarisation des filles persiste et continue d’engendrer de l’exclusion.

En Tanzanie par exemple, une nouvelle loi a récemment interdit à des milliers d’adolescentes déjà exclues de l’école car enceintes d’y retourner, même après leur accouchement.

L’institut de statistiques de l’Unesco estime que 15 millions de filles et 10 millions de garçons en âge d’être scolarisées n’auront jamais l’opportunité d’apprendre à lire ou à écrire à l’école primaire. Plus de la moitié de ces filles (9 millions) vivent en Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord et en Asie occidentale, les écarts parmi les populations les plus pauvres sont encore plus importants : seules 85 des filles les plus pauvres (pour 100 garçons issus du même milieu) sont scolarisées en premier cycle de l’enseignement secondaire. Au deuxième cycle, elles ne sont que 77 pour 100 garçons.

Où en sommes-nous aujourd’hui en termes d’égalité femmes/hommes dans l’éducation ?

La brochure statistique « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur », éditée par le Ministère de l’Éducation nationale chaque année depuis 2007, nous permet de mesurer les avancées sur le plan des objectifs de mixité et d’égalité. On note la présence des filles à tous les étages, voire même une supériorité numérique en certains endroits. Elles accumulent moins de retard scolaire, elles obtiennent de meilleurs résultats scolaires, un diplôme en plus grand nombre. On observerait donc plutôt une inégalité du côté des garçons qui réussiraient moins bien que les filles à l’école. D’après tous ces éléments, l’égalité semblerait être une affaire réglée pour les filles. cette révolution en matière scolaire va de pair avec un conservatisme certain de la structure sociale. Le diplôme des femmes correspond toujours à des niveaux socioprofessionnels moins favorables, relativement aux hommes, et encore moins bien rétribués d’un point de vue salarial.

Le fait « numérique » réactualise cette problématique pour celles et ceux qui se préoccupent des fonctions de l’institution éducative. 

 

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Date de dernière mise à jour : 27/10/2019