Parcours HLP – Première-Semestre 2 : Les représentations du monde, Du monde clos à l’univers infini-Inventer le monde pour le comprendre

Décrire, figurer, imaginer :formes de la représentation du monde:livre imprimé, inventaires,encyclopédie, atlas, perspective, imitation et évolution des formes littéraires, imagination et fiction 

Ptolemee system

 
 

Exemple de progression commune

Problématique générale : Les hommes ont toujours cherché à donner un ordre et un sens au monde pour le rendre familier. Or toute découverte qui les confronte à l’inconnu ou à l’altérité remet en cause cette familiarité. Dès lors comment les hommes ont-ils accueilli et pensé les découvertes qui les ont contraints à transformer leur représentation du monde pendant l’époque moderne (de la Renaissance aux Lumières) ?

1ère partie : Les changements de la représentation du monde à partir de la Renaissance

La représentation du monde de l’Antiquité jusqu’au Moyen Age entre connu et inconnu.

- La cosmologie grecque formalisée par Ptolémée et sa reprise par le christianisme et l’étendue du monde connu. Carte + texte explicatif (Aristote, Ptolémée).

La Révolution Copernicienne et Galiléenne :

- La remise en cause de l’héliocentrisme par Copernic et surtout par Galilée.

- Le changement de méthode dans la cosmologie : l’utilisation de la lunette astronomique. Non plus seulement observer et raisonner, mais expérimenter, interroger la nature.

- Travail sur des textes de Galilée, extrait d’un documentaire (Galilée, la naissance d’une étoile),

Du monde clos à l’univers infini :

- Comment est-on passé d’un monde fini et centré sur l’homme à un monde infini et indifférent à l’homme ? Texte de Koyré.

- Pouvons-nous nous représenter ce monde infini ? Différence entre connaître et penser (Kant), entre savoir (expérimenter) et spéculer (Cf. Aurélien Barrau).

Ouverture : l’univers est infini,

Ce décentrement n’a cessé de se poursuivre jusqu’à aujourd’hui (la notion de « multivers », extrait d’une émission de France culture avec Aurélien Barrau…)

A consulter  HLP 1ère – trame de parcours – semestre 2​

Parcours HLP 

Le modèle de Terre sphérique

Le monde clos de Platon, le Timée. Le cercle comme modèle dans le cosmos grec. La perfection et la régularité mathématique comme écho au potentiel humain.

Le Timée (en grec ancien Τίμαιος) est un des derniers dialogues de Platon. Après un bref échange avec Socrate, Critias et Hermocrate, le philosophe pythagoricien Timée de Locres expose une réflexion sur l’origine et la nature du monde physique et de l’âme humaine vues comme les œuvres d’un démiurge tout en abordant les questions de la connaissance scientifique et de la place des mathématiques dans l’explication du monde.

La cosmologie développée dans le Timée renoue avec les projets des physiologues présocratiques qui, dès le vie siècle av. J.-C., prennent le relais des poètes dans la tentative d’offrir une explication de l’origine et de l’évolution de la réalité physique, le cosmos (κόσμος), depuis le Chaos primordial, alternative rationnelle à la cosmogonie des récits mythiques, telle celle d’Hésiode au viiie siècle av. J.-C.. De fait, le Timée est le tout premier ouvrage de cosmologie à nous être parvenu dans son intégralité.

La cosmologie de Platon

Le démiurge, l'auteur de l'univers, est bon et sans désir, et souhaite que toutes choses soient autant que possible semblables à lui-même, c'est-à-dire bonnes/

Il fait passer le monde du désordre chaotique à l'ordre.

Pour cela, il met l'intelligence dans l'âme et l'âme dans le corps. Il fait du monde un animal (animé, doué de vie) doué d'une âme et d'une intelligence.

Pour former l'univers, le démiurge prend d'abord du feu et de la terre. Ces éléments préexistent à l'action du démiurge (notion de chaos et non de création ex nihilo).

Il donne au monde une forme sphérique, qui est la plus parfaite de toutes ;

Le démiurge s'efforce de rendre le monde éternel et lui donne le temps, image mobile de l'immobile éternité.  le temps est l'image mobile de l'éternité immobile

Platon, Timée, 33b-34 « [le] Dieu donna au monde la forme la plus convenable et la plus appropriée à sa nature ; or la forme la plus convenable à l'animal qui devait renfermer en soi tous les autres animaux ne pouvait être que celle qui renferme en elle toutes les autres formes. C'est pourquoi, jugeant le semblable infiniment plus beau que le dissemblable, il donna au monde la forme sphérique, ayant partout les extrémités également distantes du centre, ce qui est la forme la plus parfaite et la plus semblable à elle-même. Il polit toute la surface de ce globe avec le plus grand soin par plusieurs raisons ; ce monde n'avait besoin ni d'yeux ni d'oreilles, parce qu'il ne restait en dehors rien à voir ni rien à entendre; il n'y avait pas non plus autour de lui d'air à respirer; il n'avait besoin d'aucun organe pour la nutrition, ni pour rejeter les aliments digérés ; car il n'y avait rien à rejeter ni rien à prendre. (…) L'auteur du monde estima qu'il vaudrait mieux que son ouvrage se suffit à lui-même, que d'avoir besoin de secours étranger. De même, il ne jugea pas nécessaire de lui faire des mains, parce qu'il n'y avait rien à saisir ni rien à repousser ; et il ne lui fit pas non plus de pieds, ni rien de ce qu'il faut pour la marche ; mais il lui donna un mouvement propre à la forme de son corps, et qui (…) appartient principalement à l'esprit et à l'intelligence. Faisant tourner le monde constamment sur lui-même et sur un même point, Dieu lui imprima ainsi le mouvement de rotation, et lui ôta les (…) autres mouvements, ne voulant pas qu'il fût errant à leur gré. Le monde enfin, n'ayant pas besoin de pieds, pour exécuter ce mouvement de rotation, il le fit sans pieds et sans jambes. (…) Il le polit, l'arrondit de tous côtés, plaça ses extrémités à égale distance du centre, en forma un tout, un corps parfait, composé de tous les corps parfaits (…) ; et ainsi il fit un globe tournant sur lui-même, un monde unique, solitaire, se suffisant par sa propre vertu, n'ayant besoin de rien autre que soi, se connaissant et s'aimant lui-même.»

Le modèle de Terre sphérique

Pythagore est le premier auteur auquel on attribue l'idée de la sphéricité de la terre.

 Parménide d'Élée enseignait vers 470 av. J.-C. que la Terre était sphérique et isolée dans l'espace, où elle se soutient « parce qu'elle n'a aucune raison de tomber d'un côté plutôt que de l'autre ». Philolaos de Crotone, un des disciples de Pythagore vivant vers le milieu du ve siècle, fit une compilation écrite des enseignements pythagoriciens, et proposa pour sa part un univers non pas géocentrique, mais centré sur Hestia, le « Feu central ». Comme tous les corps, y compris le Soleil, étaient censés tourner sur des orbites circulaires autour de ce Feu Central, il ne s'agissait pas d'un système héliocentrique. Néanmoins, l'idée défendue par Philolaos, à savoir que la Terre était une planète produisant la nuit et le jour en tournant sur elle-même, fut une idée nouvelle pour l'époque. En tout cas, sa théorie considère clairement la terre comme sphérique

Platon  admet que la Terre est « ronde » (c'est-à-dire « sphérique »), isolée, immobile au centre du monde, et qu'elle est très grande. On trouve dans le Phédon (97 d-e ; 108 d-113 et 110 b) une discussion sur la forme de la terre. La position de Socrate est donnée en 108 d : 
« — Eh bien donc, reprit-il, je suis persuadé pour ma part que tout d’abord, si la terre est de forme sphérique et placée au milieu du ciel, elle n’a besoin, pour ne pas tomber, ni d’air ni d’aucune autre pression du même genre, mais que l’homogénéité parfaite du ciel seul et l’équilibre de la terre seule suffisent à la maintenir ; car une chose en équilibre, placée au milieu d’un élément homogène, ne pourra ni peu ni prou pencher d’aucun côté et dans cette situation elle restera fixe. Voilà, ajouta-t-il, le premier point dont je suis convaincu. »

Enfin, la sphéricité de la Terre est définitivement admise, du moins parmi les lettrés de l'Antiquité, avec les preuves qu'en donne son élève Aristote

Aristarque de Samos (vers 310–250 av. J.-C.) y enseignait sous Ptolémée II Philadelphe. Il ne défendait pas seulement l'idée d'un système du monde héliocentrique, près de dix-sept siècles avant Copernic, mais il tenta surtout de déterminer les dimensions et les distances de la Lune et du Soleil. 

le cercle est le repère géométrique et cosmologique par excellence, « la figure circulaire est la figure qui entre toutes est la plus parfaite »

Pour les anciens, le cercle est le repère géométrique et cosmologique par excellence, « la figure circulaire est la figure qui entre toutes est la plus parfaite », nous pouvons lire cette citation dans les Timée de Platon. La fin et le commencement coïncident sur la circonférence d’un cercle de même, « les opinions émises par les hommes reviennent périodiquement identiques à elles mêmes une infinité de fois ». Par définition le cercle est la figure idéale, le cercle est idéal, il est parfait, il incarne l’idéalité.

Le monde selon Philolaos

Le système des sphères concentriques

Le feu intérieur au milieu de l’univers est appelé Zeus ou démiurge. C’est un autre feu, un feu extérieur qui constitue l’enveloppe de l’univers. Le feu intérieur est premier, autour de lui se trouve le corps divin. La terre et les autres planètes tournent autour d’un feu central, pyrocentrisme. C’est une révolution mais il n’y a pas rotation de la terre.

Nous avons une première hypothèse de l’astronomie philolaique, le témoignage est celui d’Aristote, « au corps le plus noble convient la place la plus noble. Le feu étant plus noble que la terre, de là les pythagoriciens concluent que ce n’est pas la terre qui occupe le centre de la sphère du monde mais le feu ». Par lui, la terre et tous les astres sont mus en cercle. Le feu central est le foyer de l’univers, c’est la mesure de la nature, le principe des mouvements célestes. L’espace compris entre le feu central et le feu enveloppe le monde, il est partagé en trois domaines, la règle la plus élevée, Olympe, sphère des fixes, le cosmos, sphère planétaire, cinq planètes et le soleil et la lune, tous ces astres tournent autour du feu central dont-ils reçoivent le mouvement; enfin en dernier lieu, nous avons la partie qui se trouve en dessous du monde, entre la lune et le feu central, le ciel est la région sublunaire elle contient les éléments corruptibles.

Il y a opposition entre la région sublunaire et lunaire, les éléments purs sont inaptes au changement, à l’altération, ils sont immuables et éternels par opposition aux corps sublunaires qui sont mixtes, les éléments sont mélangés, ils sont sujets aux divers changements, à la génération. Aristote nous dit que la terre tourne en cercle autour du centre. L’anti terre est nécessaire en tant que corps pour faire le nombre 10, nombre parfait, il se meut à l’opposé de la terre, nous avons donc une décade, « dix est un nombre parfait, il comprend en lui-même toute la nature des nombres, 10 est le nombre des corps mus dans le ciel » nous dit le philosophe aristotélicien. La décade est le réceptacle de l’illimité, caractère illimité de l’Un, le monde harmonieux résulte de la détermination numérique de l’illimité, apeiron, par la limite. En s’harmonisant, illimités et limitants ont constitué nature et totalité du monde. Dans le monde sublunaire, il y a une différenciation toujours accrue sous l’influence de l’apeiron.

L’éternel retour remédie à ce corruptible car il est possible de s’approcher de l’harmonie des fixes.

Comment remédier à ce corruptible?

La répétition n’est pas la reconduction du même mais une différence. Ce n’est pas la persistance de la même chose mais le facteur d’illimitation et la variation qui exalte l’individu vers l’éternité. Une harmonie est possible au sein même de ce qui se corrompt. L’éternel retour est la répétition comme spirale, comme cercle. Nous avons une double représentation de l’espace astronomique, l’exigence d’ordre est représentée par le cercle, l’exigence d’harmonie est représentée par la spirale, pour Philolaos et par le tourbillon pour Empédocle. C’est toujours le même univers qui demeure, il y a dans l’univers un Ouranos de durée éternelle, nous avons un cosmos ou les choses ne naissent que pour mourir. Il y a des périodes de déluges et d’incendies, de destruction et de reconstruction, nous pouvons parler en termes de génération et de corruption des vivants. C’est la grande année, l’hypothèse astronomique qui caractérise le monde sublunaire, c’est l’éternité périodique de l’espèce. Ainsi tout se répète même les individus, ils sont numériquement identiques aux précédents, ce qui revient à annuler la différence. La répétition annule la différence. Tout revient au même, il n’y a pas de différences entre les circuits exprimant cette répétition. L’harmonie résulte de l’unité d’une multiplicité. Chaque individu qui revient représente une multiplicité dans le système de l’éternel retour.

 

La notion de circularité chez Empédocle - Un principe sphérique, éternel et immobile

Le penseur pose le double mouvement cosmogonique du tourbillon et la duplicité de ce mouvement, nous savons donc que la réunion crée et détruit toutes choses, les éléments sont mus alternativement par la puissance efficiente de l’amour et de la haine. L’amour dissocie et la haine unit. Le principe du monde n’est pas un mouvement unique mais la division de la cause, c’est un principe double et contraire. Il y a donc un mouvement de renversement de l’amour et de la haine, ce n’est pas un cycle mais une combinaison de cycles, un cycle tourbillonnaire. 

Un concept de circularité

Comment comprendre ce concept de circularité? C’est un processus cyclique ponctué par des périodes et des cycles. L’Un se présente sous la forme initiale arrondie de sphairos et constitue le principe qui est sphérique, éternel immobile. Sa matière est les quatre éléments, sa forme, la haine et l’amour. L’Un empédocléen est sous la dépendance de la haine et de l’amour, il y a dissociation et réunification dans l’Un. Il y a une action exercée par l’amour et la haine sur l’Un. Il y a une augmentation de l’amour et une diminution de la haine. L’amour repousse la haine. L’amour s’élance à partir du centre et fait reculer la haine aux confins du cercle et inversement. Il y a déploiement de la force centrique de l’amour. Il y a accroissement de la force centripède de la haine. La haine suit le mouvement du tourbillon, l’amour se retrouve au centre chassé par le tourbillon de la haine, il y a augmentation de la haine et une diminution de l’amour, « la haine grandit dans le sein de sphairos »

L’harmonie est un mélange qui n’est pas sans mesure. L’harmonie compose avec cet apeiron, le principe de l’arrangement est inachèvement, l’harmonie n’achève pas l’inachevé; c’est la définition que nous donne Empédocle de l’harmonie. Ce n’est pas un point de naissance et de mort mais seulement un effet de mélange. Le monde est engendré puis détruit de nouveau engendré etc. la succession se produit éternellement. Nous avons une sphère homogène synonyme de réunion par l’amour en un tout et de destruction par la discorde. Puis nous avons une sphère hétérogène, propre à la séparation par la haine des éléments. L’homogène et l’hétérogène sont sans cesse engendrés, ni l’un ni l’autre ne sont immuables, éternels. L’homogène et l’hétérogène sont périodiques.

L’harmonie est donc une périodicité, un éternel retour du même, ainsi nous pouvons citer Simplicius, « ce qui s’engendre n’est pas la même chose que ce qui a été détruit, si ce n’est au point de vue de l’espèce ».

La cosmologie d’Aristote : géocentrisme et distinction entre le monde sublunaire et le monde supralunaire

A consulter 

- Présentation succincte et claire de l’astronomie grecque 

 

- La cosmologie d’Aristote : géocentrisme et distinction entre le monde sublunaire et le monde supralunaire, Pierre Pellegrin, Dictionnaire Aristote, Ellipses, 2007, p. 184-186 :

L’univers d’Aristote est unique, fini, éternel, sphérique et globalement parfait. Cette éternité de l’univers est une partie importante de la réponse d’Aristote à Parménide. Le problème de la venue à l’être du Tout […] se trouve ainsi disqualifié. Aristote rompt donc avec la cosmogonie, pour devenir le premier cosmologiste, le premier et le seul avant longtemps, puisque ses successeurs affronteront de nouveau le problème de l’origine du cosmos. Étant éternel, l’univers doit être, dans une certaine mesure parfait, autrement il serait corruptible. Il est constitué de sphères concentriques sur lesquelles sont fixés des corps célestes. Elles ont comme centre commun le centre de la Terre, laquelle est immobile au centre de l’univers. La dernière de ces sphères est le « premier ciel » sur lequel sont fixées les étoiles fixes. Il est mû directement par le dieu d’Aristote, le premier moteur immobile. Les planètes, quant à elles, sont animées d’une part du mouvement général du premier ciel et, d’autre part des mouvements des sphères sur lesquelles elles sont fixées. On parle donc de « sphères » par habitude et par commodité, mais il faudrait parler d’anneaux sphériques, dans lesquels sont enchâssées les planètes. Pour rendre compte des mouvements apparemment irréguliers des planètes, Aristote semble avoir repris l’hypothèse d’Eudoxe de Cnide selon laquelle chaque astre se trouve sur plusieurs sphères concentriques mais dont les axes de rotation ne sont pas les mêmes. Il fallait ainsi trois sphères pour rendre compte du mouvement de la Lune et trois autres pour celui du Soleil, mais quatre pour le mouvement des autres planètes. Callipe de Cysique, successeur d’Eudoxe, introduisit de nouvelles sphères, ce qui amena leur nombre à trente-quatre, y compris la sphère des fixes. Une tradition affirme que Callipe a travaillé avec Aristote. Mais, alors qu’Eudoxe et Callipe proposaient une hypothèse ou, si l’on veut, une sorte de fiction théorique pour, comme Simplicius le leur fait dire, « sauver les phénomènes », c’est-à-dire les apparences et notamment les apparences des mouvements irréguliers des planètes, Aristote considère que son modèle théorique décrit une situation réellement existante. […]

L’univers d’Aristote est affecté d’une césure profonde entre que ce la tradition a appelé les régions supralunaire et sublunaire – Aristote parle des « choses de la-bas » et des « choses d’ici ». La première, qui s’étend entre la sphère des fixes et l’orbite de la Lune, est le lieu des seuls mouvements des corps célestes, tous réductibles, par le biais de la théorie des sphères concentriques, à des mouvements circulaires réguliers. Elle est entièrement pleine, puisqu’il n’y a pas de vide dans l’univers aristotélicien, et elle est plus précisément constituée d’anneaux sphériques concentriques tangents. Aristote soutient, dans le traité Du ciel, que cette région est entièrement composée d’un élément propre, différent des quatre éléments du monde sublunaire, que la tradition a nommé la « quintessence », dont la propriété essentielle est de ce mouvoir en cercle. La région sublunaire, en revanche, qui est celle dans laquelle nous vivons, est composée des quatre éléments qu’Aristote a empruntés à Empédocle : la terre, l’eau, l’air, le feu. Cette région sublunaire est affectée de mouvements divers et souvent désordonnés, et même si des régularités assez nombreuses s’y repèrent – ce qui rend possible d’appliquer la science, et notamment la physique à cette région sublunaire –, elles sont affectées d’un certain coefficient d’incertitude.

La représentation de la Terre sphérique

Selon Strabon, Cratès de Mallos (v. 220-140 av. J.-C.), construisit une sphère pour représenter la Terre. On considère qu’il réalisa le premier globe terrestre sur lequel furent reportés les points et cercles caractéristiques de la sphère céleste : pôles, cercle équatorial, cercles polaires et tropiques.

Crates terrestrial sphere

Cartes du système de Ptolémée

Ptolemee system

Ptolemyworldmap

Au IIe siècle après J.-C., Claude Ptolémée, astronome et géographe grec, complétant et vulgarisant les travaux antérieurs et spécialement ceux d´Hipparque, écrivit son Manuel de géographie en huit volumes. Il dressa le catalogue d´environ 8000 lieux après calcul de leur latitude et de leur longitude (approximative).

Présentation succincte du système géocentrique de Ptolémée 

« Dans sa Syntaxe mathématique, plus connue sous le titre d'Almageste, et dans laquelle la dernière observation consignée date de 141, Claude Ptolémée (IIe siècle) expose l'ensemble des connaissances astronomiques de son époque. Il décrit en particulier le mouvement du Soleil, de la Lune et des planètes autour de la Terre, considérée comme le centre du monde, au moyen d'un ensemble complexe de trajectoires circulaires décrites d'un mouvement uniforme : les déférents, autour de la Terre, et les épicycles, dont les centres parcourent les déférents. Ptolémée parvient ainsi à prédire le mouvement des astres avec une bonne précision, compatible avec celle des observations menées durant l'Antiquité. À une époque où l'on ne connaissait rien des causes physiques du mouvement des planètes, cette description purement géométrique et cinématique pouvait être considérée comme entièrement satisfaisante. Le système de Copernic n'est à cet égard pas supérieur à celui de Ptolémée. Kepler constatera cependant que les mouvements circulaires uniformes ne donnaient pas une bonne éphéméride de Mars, ce qui le conduira à découvrir les lois qui portent son nom. » James Lequeux, Universalis.fr

- Pour un dessin du système géocentrique de Ptolémée 

Présentation détaillée du documentaire « Galilée, la naissance d’une étoile » sur Canopé 

 

Du monde clos à l'univers infini 

Les outils de la découverte de la terre : l’astrolabe - Les outils de la découverte de l’espace : la lunette astronomique

L'astrolabe planisphérique, communément appelé astrolabe (du grec ancien ἀστρολάβος, astrolabos, via le latin médiéval astrolabium, « preneur d'astres »), est un instrument astronomique d'observation et de calcul analogique. Instrument aux fonctions multiples, il permet notamment de mesurer la hauteur des étoiles, dont le Soleil, et ainsi de déterminer l'heure de l'observation et la direction de l'astre. Sa conception, dont les origines remontent à l'Antiquité, perfectionnée par les civilisations arabes, s'appuie sur une projection plane de la voûte céleste et de la sphère locale, dite projection stéréographique.

nouvelles cartes produites par les arabes grâce à l’usage de l’astrolabe

Les outils de la découverte de l’espace : la lunette astronomique

La lunette et le Messager céleste de Galilée : comment la représentation du monde est « explosée »

Galilée, extrait de Sidereus Nuncius (cité par Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Gallimard,1957, p. 118)

Chacun peut se rendre compte avec la certitude des sens, que la lune est dotée d’une surface non point lisse et polie, mais faite d’aspérités et de rugosités, et que, tout comme la face de la terre elle-même, elle est toute en gros renflements, gouffres profonds et courbures. Ce n’est pas, à mon avis, un mince résultat que d’avoir mis fin à des controverses concernant la Galaxie ou Voie lactée et d’en avoir rendu l’essence manifeste, non seulement aux sens, mais à l’intellect ; et c’est chose plaisante et magnifique, que d’avoir en outre montré du doigt la substance de certaines étoiles, qualifiées jusqu’à présent de nébuleuses par tous les astronomes, substance toute différente de ce qu’on croyait. Mais ce dont la portée est bien au-delà de toute surprise et admiration et m’a par-dessus tout déterminé à réclamer l’attention de tous les astronomes et philosophes, c’est certes notre découverte de quatre planètes demeurées inconnues et invisibles à tous nos prédécesseurs, planètes qui accomplissent leur révolution autour d’une grosse étoile déjà connue, tout comme Vénus et Mercure autour du soleil et qui sont tantôt en avance et tantôt en retard sur elle, sans que leur digression dépasse jamais certaines limites. Tout cela a été découvert et observé récemment au moyen des perspicilli (du télescope), que j’avais inventé de par une illumination préalable de mon esprit par la Grâce divine.

 

- Galilée, extrait du Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, Points, p. 89-90 :

« Au lecteur avisé. Les années passées, on a publié à Rome un édit salutaire qui, pour faire face aux dangereux scandales de l’époque actuelle, imposait opportunément silence à l’opinion pythagoricienne de la mobilité de la terre. Il n’a pas manqué de personnes pour affirmer témérairement que ce décret procédait non d’un examen judicieux, mais d’une passion trop peu informée, et on a entendu se plaindre et dire que des Consulteurs inexpérimentés en observations astronomiques ne devaient pas par de brusques interdictions couper les ailes aux intellects spéculatifs. Mon zèle n’a pu se taire en entendant ces téméraires lamentations. Pleinement instruit de cette décision très prudente, j’ai jugé bon de paraître publiquement sur le Théâtre du Monde comme simple témoin de la vérité. […]

C’est à cette fin que j’ai pris dans la discussion le parti de Copernic, cheminant comme en pure Hypothèse Mathématique, cherchant par les voies les plus artificieuses à la présenter comme supérieure à l’hypothèse de l’immobilité de la terre, quand on prend cette dernière non pas absolument, mais telle qu’elle est défendue par certains : péripatéticiens de profession, ils n’en retiennent que le nom, puisque, sans se promener jamais, ils se contentent d’adorer les ombres, philosophant sans être informés comme il le faut, se souvenant seulement de quatre principes mal compris.

Je traiterai de trois thèmes principaux. Je chercherai d’abord à montrer que toutes les expériences qu’on peut faire sur la terre sont insuffisantes pour conclure à sa mobilité, mais aussi qu’elles peuvent indifféremment s’accorder aussi bien avec la mobilité de la terre qu’avec son repos ; et j’espère à cette occasion révéler bien des observations qui furent ignorées de l’Antiquité. En second lieu, j’examinerai les phénomènes célestes, en donnant de la force aux hypothèses coperniciennes comme si elles devaient absolument obtenir la victoire, et j’ajouterai de nouvelles réflexions qui rendent l’astronomie plus facile sans pour autant répondre à une nécessité de la nature. En troisième lieu, je proposerai une ingénieuse fantaisie. Il se trouve que j’ai dit, il y a bien des années, que le problème non résolu du flux de la mer pouvait recevoir quelque lumière si on admettait le mouvement de la Terre. […]

J’espère que ces remarques permettront au monde de savoir que, si d’autres nations ont navigué plus que nous, nous n’avons pas réfléchi moins qu’elles et que, si nous continuons à affirmer la stabilité de la Terre et nous contentons de voir dans le contraire une curiosité mathématique, cela ne vient pas de notre ignorance de la pensée des autres, cela vient, entre autres, de raisons qui nous recommandent la piété, la religion, la connaissance de la toute-puissance divine et la conscience de la faiblesse de l’esprit humain.

 

Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Gallimard, 1957.

J’ai essayé […] de définir les schémas structurels de l’ancienne et de la nouvelle conception du monde et de décrire les changements produits par la révolution du XVIIe siècle. Ceux-ci me semblent pouvoir être ramenés à deux éléments principaux, d’ailleurs étroitement liés entre eux, à savoir la destruction du Cosmos, et la géométrisation de l’espace, c’est-à-dire a) la destruction du monde conçu comme un tout fini et bien ordonné, dans lequel la structure spatiale incarnait une hiérarchie de valeur et de perfection, monde dans lequel « au-dessus » de la Terre lourde et opaque, centre de la région sublunaire du changement et de la corruption, s’« élevaient » les sphères célestes des astres impondérables, incorruptibles et lumineux, et la substitution à celui-ci de l’Univers indéfini, et même infini, ne comportant plus aucune hiérarchie naturelle et uni seulement par l’identité des lois qui le régissent dans toutes ses parties, ainsi que par celle de ses composants ultimes placés, tous, au même niveau ontologique ; et b) le remplacement de la conception aristotélicienne de l’espace, ensemble différencié de lieux intramondains, par celle de l’espace de la géométrie euclidienne – extension homogène et nécessairement infinie – désormais considéré comme identique, en sa structure, avec l’espace réel de l’Univers. Ce qui, à son tour, impliqua le rejet par la pensée scientifique de toutes considérations basées sur les notions de valeur, de perfection, d’harmonie, de sens ou de fin, et finalement, la dévalorisation complète de l’Être, le divorce total entre le monde des valeurs et le monde des faits.

Par contraste avec les mythes, un texte scientifique contemporain qui résume la vision actuelle de l’origine de l’univers : Aurélien Barrau, Big bang et au-delà, les nouveaux horizons de l’Univers, 2013, p. 9-11.

L’Univers a 13,81 milliards d’années.

Au commencement il n’y avait ni temps, ni espace, ni aucune particules aujourd’hui identifiées. N’existait qu’une sorte de mousse constituée de cordes ou de boucles. Cette mousse enfle et se complexifie. l’espace, le temps, la gravitation émergent. Une force unifiée régit alors l’Univers dont la taille commence à croître démesurément. Cette brève, mais immensément intense, phase d’inflation cesse brutalement. S’y dessinent les fluctuations microscopiques à l’origine des galaxies et des étoiles… Apparaissent les forces et corpuscules connus. La température chute. l’Univers poursuit son expansion mais le rythme s’est calmé. Matière et antimatière se sont en grande partie annihilées, seul un infime reliquat demeure, auquel nous devons pourtant tout ce qui nous compose aujourd’hui. Les premiers noyaux se forment. l’Univers est encore si chaud qu’il est opaque à sa propre lumière, immédiatement absorbée dès qu’elle commence à se propager. Le monde n’est qu’un étrange bain sombre de constituants élémentaires en interaction. Enfin, la température devient assez faible pour que les électrons puissent se joindre aux noyaux et former des atomes ! Le cosmos devient transparent.

La gravitation reprend peu à peu ses droits. Des nuages de gaz s’effondrent. Apparaissent les étoiles qui se structurent en galaxies. Les plus massives de ces étoiles vivent très peu de temps, explosent et forment des trous noirs, des « astres occlus ». Les éléments lourds, essentiels pour l’apparition de la vie, commencent à être synthétisés. Autour des étoiles, se forment des planètes au sein desquelles peut prendre naissance une chimie subtile. La température moyenne de l’Univers n’est plus que de quelques degrés au-dessus du zéro absolu (-273°C). Étonnamment, l’expansion de l’Univers accélère à nouveau ! La distance entre les corps célestes augmente exponentiellement et une évolution imprévue semble se dessiner. Voilà où nous en sommes.

Cette histoire est notre histoire. Elle est ce qu’on croit être le moins mauvais récit de nos origines. Elle est le cadre dans lequel se déploie ou se déplie notre physique. Elle constitue un mélange, parfois savant, souvent baroque, de quasi-certitudes et de spéculations effrénées. Elle ne s’achève pas ici. Elle se prolonge dans de multiples directions. Les interrogations et incompréhensions sont plus nombreuses que les réponses et les évidences.

 livre imprimé, inventaires et encyclopédie, atlas

Le rôle du livre

Petite histoire du livre 

 2 livres emblématiques :

• Un inventaire

• Une encyclopédie

Travail à partir de la bibliothèque humaniste de Sélestat

L’inventaire :

Cabinets de curiosité, recensements ➔ repérer les régularités pour trouver les « règles » des choses

Texte : Rabelais – Quart livre

L’Encyclopédie

Rassembler les connaissances du monde à partir de ce que l’on sait faire

– la technique : la rationalisation et ses progrès Extrait de l’encyclopédie

– prospectus de Diderot  ➔ comment Diderot passe de l’inventaire à l’Encyclopédie ; l’ordre du monde = l’ordre des facultés de l’homme ➔ l’homme de Vitruve de Vinci  ➔ Comprendre le monde = l’aborder selon une perspective (analyse de concept ; ses différents champs d’application) = celle de l’homme…

Diderot, Prospectus de l’Encyclopédie (1751)

(remarque : texte remplacé ensuite par le Discours préliminaire à l’Encyclopédie)

« PROSPECTUS L’ouvrage que nous annonçons n’est plus un ouvrage à faire. Le manuscrit et les dessins en sont complets. Nous pouvons assurer qu’il n’y aura pas moins de huit volumes et de six cents planches, et que les volumes se succéderont sans interruption. Après avoir informé le public de l’état présent de l’Encyclopédie, et de la diligence que nous apporterons à la publier, il est de notre devoir de le satisfaire sur la nature de cet ouvrage et sur les moyens que nous avons pris pour l’exécution. C’est ce que nous allons exposer avec le moins d’ostentation qu’il nous sera possible. On ne peut disconvenir que, depuis le renouvellement des lettres parmi nous, on ne doive en partie aux dictionnaires les lumières générales qui se sont répandues dans la société, et ce germe de science qui dispose insensiblement les esprits à des connaissances plus profondes. Combien donc n’importait-il pas d’avoir en ce genre un livre qu’on pût consulter sur toutes les matières, et qui servît autant à guider ceux qui se sentiraient le courage de travailler à l’instruction des autres, qu’à éclairer ceux qui ne s’instruisent que pour eux-mêmes ! (…) Nous avons senti, avec l’auteur anglais, que le premier pas que nous avions à faire vers l’exécution raisonnée et bien entendue d’une Encyclopédie, c’était de former un arbre généalogique de toutes les sciences et de tous les arts, qui marquât l’origine de chaque branche de nos connaissances, les liaisons qu’elles ont entre elles et avec la tige commune, et qui nous servît à rappeler les différents articles à leurs chefs. Ce n’était pas une chose facile. Il s’agissait de renfermer en une page le canevas d’un ouvrage qui ne se peut exécuter qu’en plusieurs volumes in-folio, et qui doit contenir un jour toutes les connaissances des hommes. Cet arbre de la connaissance humaine pouvait être formé de plusieurs manières, soit en rapportant aux diverses facultés de notre âme nos différentes connaissances, soit en les rapportant aux êtres qu’elles ont pour objet. Mais l’embarras était d’autant plus grand, qu’il y avait plus d’arbitraire. Et combien ne devait-il pas y en avoir ? La nature ne nous offre que des choses particulières, infinies en nombre, et sans aucune division fixe et déterminée. Tout s’y succède par des nuances insensibles. Et sur cette mer d’objets qui nous environnent, s’il en paraît quelques-uns, comme des pointes de rochers qui semblent percer la surface et dominer les autres, ils ne doivent cet avantage qu’à des systèmes particuliers, qu’à des conventions vagues, et qu’à certains événements étrangers à l’arrangement physique des êtres, et aux vraies institutions de la philosophie. (…) C’est de nos facultés que nous avons déduit nos connaissances ; l’histoire nous est venue de la mémoire ; la philosophie, de la raison ; et la poésie, de l’imagination : distribution féconde à laquelle la théologie même se prête ; car dans cette science les faits sont de l’histoire, et se rapportent à la mémoire, sans même en excepter les prophéties, qui ne sont qu’une espèce d’histoire où le récit a précédé l’événement : les mystères, les dogmes et les préceptes sont de philosophie éternelle et de raison divine ; et les paraboles, sorte de poésie allégorique, sont d’imagination inspirée. Aussitôt nous avons vu nos connaissances découler les unes des autres ; l’histoire s’est distribuée en ecclésiastique, civile, naturelle, littéraire, etc. La philosophie, en science de Dieu, de l’homme, de la nature, etc. La poésie, en narrative, dramatique, allégorique, etc. De là, théologie, histoire naturelle, physique, métaphysique, mathématique, etc. ; météorologie, hydrologie, etc. ; mécanique, astronomie, optique, etc. ; en un mot, une multitude innombrable de rameaux et de branches, dont la science des axiomes ou des propositions évidentes par elles-mêmes doit être regardée, dans l’ordre synthétique, comme le tronc commun. »

 

Inventer le monde pour le comprendre

L’art, l’imagination pour représenter les espace inconnus

terra incognita hors de nous et en nous

Inventer le monde pour le comprendre

Comprendre le monde en l’inventant-

Inventer le monde pour le comprendre

Un objet-clé : la fiction

L’art, l’imagination pour représenter les espace inconnus -terra incognita hors de nous et en nous

 Imaginer pour comprendre Descartes et la fable du monde : • Tableau de Weenix « mundus est fabula » 

• le texte de Descartes 

Descartes, Le monde, (1633) Ch VI « CHAPITRE VI -Description d'un nouveau Monde et des qualités de la matière dont il est composé. Permettez donc pour un peu de temps à votre pensée de sortir hors de ce Monde pour en venir voir un autre tout nouveau que je ferai naître en sa présence dans les espaces imaginaires, Les philosophes nous disent que ces espaces sont infinis et ils doivent bien en être crus puisque ce sont eux-mêmes qui les ont faits. Mais afin que cette infinité ne nous empêche et ne nous embarrasse point, ne tâchons pas d'aller jusques au bout, entrons-y seulement si avant que nous puissions perdre de vue toutes les créatures que Dieu fit il y a cinq ou six mille ans 1 ; et après nous être arrêtés là en quelque lieu déterminé, supposons que Dieu crée de nouveau tout autour de nous tant de matière que, de quelque côté que notre imagination se puisse étendre, elle n'y aperçoive plus aucun lieu qui soit vide. »

Le monde ➔ le problème de Descartes ; pourquoi le motif de la « fable » ?

1) contourner les interdits

2) réinventer pour comprendre

Imaginer pour critiquer - De l'utopie à la critique. Le cas des dystopies

II- Imaginer pour critiquer   Rabelais Gargantua, l’Abbaye de Thélème

 

A-De l’utopie

imaginer le monde parfait… 1ère analyse

B-…à la critique

Comment l’abbaye s’oppose aux abbayes de son époque… 2ème analyse

 

Rabelais

François Rabelais, Gargantua, L’abbaye de Thélème, une utopie humaniste. L’anti-abbaye de Rabelais 

François Rabelais, Gargantua, livre LVII L’abbaye de Thélème, une utopie humaniste. L’anti-abbaye de Rabelais-En quoi peut-on dire que le système décrit ici par Rabelais incarne une utopie basée sur des idéaux humanistes ?I) Une abbaye peu conventionnelle - II) Une utopie humaniste-LA LOGIQUE DU RENVERSEMENT RABELAIS

 

C-Le cas des dystopies

Un mot sur les dystopies ; l’autre rôle de l’imagination…

Travail sur des dystopies plastiques 

Dystopies plastiques Tinguely Baluba 1961

Tinguely Hommage à New York, 1960

Tinguely Baluba 1961

• Tinguely : la fascination absurde pour le mouvement mécanique

• Hausman : entre futurisme et dadaisme

• Tania Mouraud : de la réalité à la dystopie 

 

Lery
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L’enseignement de spécialité d’humanités, littérature et philosophie - Les représentations du monde, 1ère, semestre 2, 2020 -Découverte du monde et pluralité des cultures - Décrire, figurer, imaginer - L’homme et l’animal - HLP 2020, semestre 2 - Classe de 1ère, voie générale

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Date de dernière mise à jour : 05/01/2020