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Lycee francais de new york

Sujets du bac général 2024

Filière du bac : Voie générale
Epreuve : Philosophie
Niveau d'études : Terminale
Année : 2024 17 mai 
Session : Normale
Centre d'examen : Amérique du Nord
Durée de l'épreuve : 4 heures

 

 

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Dissertations

Sujet 1

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Sujet 2

Peut-on parler sans savoir ?

Sujet 3

Commentaire philosophique

Entretiens, Epictète

Epictete

 

 

 

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Dissertation n° 2

Sujet 2

Peut-on parler sans savoir ?

 

 

Peut-on parler sans savoir ?

Concepts à définir et problématisation 
Parler = Proférer, prononcer, articuler des mots. L'homme est la seule créature qui ait véritablement le don de parler, exprimer sa pensée en articulant les mots d'une langue. 
Parler est un acte de communication, il suppose naturellement un échange d'informations et d'idées. 
Savoir = Avoir dans l'esprit (des connaissances organisées rationnellement).
Parler sans savoir est une expression, une ellipse de la locution "ne pas savoir les choses que l'on dit". Cela signfie que quelqu'un énonce des contre-vérités. Parler sans savoir veut dire "ne pas savoir ce que l'on dit". Parler en l'air pour dire parler sans fondement, sans être bien instruit, sans savoir de quoi il est question, à la légère, sans réflexion.
Comment comprendre que l'on puisse parler sans savoir? Que signifie parler pour transmettre un discours vide de sens, d'intérêt? Une parole creuse? 
A quelles conditions peut-on parler en connaissance de cause? 

I - parler sans savoir est une tromperie, une manipulation car c'est parler sans vraiment communiquer


Une pensée obscure empêche la communication 
Parler sans savoir peut s'expliquer par une pensée  confuse, non clarifiée. A l'inverse, comme le disait Boileau dans son Art poétique , « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisèment ». Ici, l’obscurité dans la forme cache une confusion, une contre-vérité, voire, une  volonté d’obscurantisme.
- Parler sans véritablement communiquer, sans transmettre d'informations et retirer à la parole vide de sens sa fonction communicative faute de savoir ce dont on parle. C’est ce que Wittgenstein exprime dans son Tractatus Logico-Philosophicus lorsqu’il affirme que 
« Ce dont on ne peut parler, il faut le taire »

- La parole sophistique n'est pas associée au savoir, incapable de rendre compte de ses idées, elle est dénoncée par Platon dans le Phèdre pour sa redondance, n'ajoutant rien d'intéressant, répétant les mêmes idées sans apporter de véritable connaissance. La belle parole et les raisonnements fallacieux (sophismes) peuvent nous induire en erreur: c’est ce que dénonce Platon ( Gorgias, 465b-e) en comparant la rhétorique à une «cuisine» et les sophismes à une «cosmétique», un art de maquiller le faux par une apparence de vérité.
- Parler sans savoir est assimilé par Nietzsche à un discours vide, sans substance, celui des prêtres et des moralistes par exemple que le philosophe dénonce dans Ainsi parlait Zarathoustra


- Les implications éthiques et sociales : parler sans savoir est une tromperie, une manipulation car c'est parler sans vraiment communiquer, chercher à tromper l'auditeur en lui faisant croire que l'on sait. C'est l'objet de la critique de Kant dans la Critique de la raison pure au sujet des discours vides de sens des métaphysiciens. C'est une forme d'aliénation de parler sans savoir car aucune véritable communication ne peut s'engager. Jean-Paul Sartre parle d'aliénation de l'homme dans la société moderne dans L'Etre et le Néant.


- L'ultracrépidarianisme tire son origine d’une locution latine « Sutor, ne ultra crepidam » qui signifie  le cordonnier (sutor en latin) non au-delà de la sandale (crepidam en latin), autrement dit « le cordonnier ne devrait pas parler au-delà de ce qu’il connaît, à savoir de la sandale ». Ce mot qualifie celui qui va littéralement « très au-delà de la sandale », autrement dit qui s’exprime sur un sujet pour lequel il n’a aucune compétence.
Ainsi celui qui fait profession de parler de tout sans connaissance devient à la mode dans le monde médiatique, les célébrités sont invités à s’exprimer à chaud sur des sujets d’actualité. Ainsi, on demande à des personnalités (chanteur, écrivain, sportif…) de donner leur avis sur des sujets à propos desquels ils n'ont pas de compétences avérées. Ces personnalités ne sont pas naturellement ultracrépidarianistes mais sont poussées à le devenir. Cette tendance naturelle des médias de masse à encourager l’ultracrépidarianisme s’amplifie avec les réseaux sociaux. On se sert de la célébrité et de l'influence des personnalités, les informations sont relayées et cela peut en encourager d’autres à se prononcer sur les sujets qu’ils connaissent très peu, et, par-là, faire preuve d’ultracrépidarianisme. La parole des experts sur leur domaine propre de compétence est de plus en plus remise en question par ceux qui pratiquent l’ultracrépidarianisme.
 
II - Tout art de la parole nécessite une rhétorique, c’est-à-dire une technique pour bien parler et convaincre son public.


 De nombreux auteurs de l’Antiquité ont donné de précieux conseils en la matière (Aristote, Rhétorique, I, 3, 46 ; Isocrate, De la permutation, § 254-257 ; Cicéron, De l’Orateur, I, 46). 


Mais ainsi que l'affirme George Orwell dans « 1984 », « Ne parle pas la langue du pouvoir, parle le langage de la vérité ».
Un échange bien mené s'apparente davantage à un discours philosophique qui se saisit lui-même, s'élabore. Parler signifie penser, penser sa pensée en convoquant les idées dont on peut anticiper les implications. 


Bien parler suppose l'exigence première du rapport à sa propre parole. 
Mobiliser sa parole renvoie à un acte voulu conscient de lui-même dans le but d'être entendu. On ne peut parler sans savoir en ce sens que la pensée est le lien, le rapport articulé entre les idées. Aussi, plutôt que de se précipiter sur d’autres idées, ou plutôt d’autres intuitions, avant d’empiler plus de mots, pourquoi ne pas prendre le temps de déterminer et d’évaluer le rapport entre les concepts et les idées, afin de prendre conscience de la nature et de la portée de nos propos.
Le tout n’est pas de dire, mais de déterminer de manière délibérée ce que l’on veut dire, de dire effectivement ce que l’on veut dire, et de savoir ce que l’on dit


« La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. »
Posséder une bonne maîtrise du langage est souvent synonyme de clarté d’esprit et d’aptitude au raisonnement. En effet, c’est par le langage que nous structurons et catégorisons notre compréhension du monde. Il est le filtre à travers lequel nous percevons et interprétons la réalité.
Dans ce sens, la maîtrise du langage joue un rôle crucial dans notre capacité à organiser, analyser et exprimer efficacement nos pensées. Une pensée claire et cohérente en découle généralement. Comme le souligne Montaigne : « La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. »
 

 Dissertation n° 1

Sujet 1

Comment être heureux si rien ne dure ?

 

 Le commentaire 

Entretiens, Epictète

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 19/06/2024

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