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Fiche auteur bac de philosophie 2020. Bergson, sa vie, son oeuvre, sa philosophie, commentaires philosophiques. Perspective bac 2021

Six commentaires philosophiques sur La pensée et le mouvant- l'Energie spirituelle - Essai sur les données immédiates de la conscience

Bergson

 
 

Bergson

Henri Bergson, né le  à Paris, ville où il meurt le , est un philosophe français. Il a publié quatre principaux ouvrages : d’abord en 1889, l’Essai sur les données immédiates de la conscience, ensuite Matière et mémoire en 1896, puis L'Évolution créatrice en 1907, et enfin Les Deux Sources de la morale et de la religion en 1932. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1927. Son œuvre est entrée dans le domaine public au . Il est l'auteur du Rire, un essai sur la signification du comique (1900).

Ressource relative à la littérature

 Bergson La pensée et le mouvant

Bergson La pensée et le mouvant : 2 commentaires philosophiques

Support n° 1

Qu’est-ce qu’un jugement vrai ? Nous appelons vraie l’affirmation qui concorde avec la réalité. Mais en quoi peut consister cette concordance ? Nous aimons à y voir quelque chose comme la ressemblance du portrait au modèle : l’affirmation vraie serait celle qui copierait la réalité. Réfléchissons-y cependant : nous verrons que c’est seulement dans des cas rares, exceptionnels, que cette définition du vrai trouve son application. Ce qui est réel, c’est tel ou tel fait déterminé s’accomplissant en tel ou tel point de l’espace et du temps, c’est du singulier, c’est du changeant. Au contraire, la plupart de nos affirmations sont générales et impliquent une certaine stabilité de leur objet. Prenons une vérité aussi voisine que possible de l’expérience, celle-ci par exemple : « la chaleur dilate les corps ». De quoi pourrait- elle bien être la copie ? Il est possible, en un certain sens, de copier la dilatation d’un corps déterminé à des moments déterminés, en la photographiant dans ses diverses phases. Même, par métaphore, je puis encore dire que l’affirmation « cette barre de fer se dilate » est la copie de ce qui se passe quand j’assiste à la dilatation de la barre de fer. Mais une vérité qui s’applique à tous les corps, sans concerner spécialement aucun de ceux que j’ai vus, ne copie rien, ne reproduit rien.

Henri Bergson, Extrait de La pensée et le mouvant (1934).

Les notions clés

Ce texte traite des notions de vérité et de connaissance. On définit d'ordinaire la connaissance comme une forme d'accès immédiat au réel qui nous permet de découvrir les vérités qu'il recèle. En proposant une remise en cause de cette thèse représentative de l'opinion commune, ce texte fait réfléchir sur la notion de vérité.

Les repères

Voici trois couples de repères utiles pour la problématisation de ce texte.

  • Absolu / Relatif 
  • Abstrait / Concret 
  • Universel / général / particulier / singulier 

 

Activité numérique

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 Support n° 2

Bergson La pensée et le mouvant 

"Il faut un hasard heureux.....à cette époque comme faits" 

Corrigé sujets 1, 2, 3 philosophie C. étrangers groupe 1, 2019, série L-Sommes-nous responsables de tous nos actes? La société, commentaire Bergson

Explication de texte :
Bergson, La pensée et le mouvant (1934). 

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Cours, liens et vidéos, la pensée et le mouvant

La Pensée et le Mouvant est un livre du philosophe français Henri Bergson, paru en 1934 chez Félix Alcan à Paris. Il s'agit d'un recueil de IX articles précédemment parus entre 1903 et 1923, augmentés d'une introduction inédite qui représente un tiers de l'ouvrage. Il s'agit du dernier livre publié par Bergson. Il a été réédité en 1938 aux Presses universitaires de France, et constamment réédité depuis, jusqu'à l'édition de 2013 augmentée d'un important appareil critique.

Ces trois théories sont « la critique bergsonienne de l'idée du néant » (dans L'Évolution créatrice), « la théorie bergsonienne du changement » (conférence sur « La perception du changement », qui constitue le cinquième chapitre de La Pensée et le Mouvant) et « la critique bergsonienne du possible » (conférence sur « Le possible et le réel », troisième chapitre du même ouvrage).

 

A consulter 

[PDF] La Pensée et le Mouvant sur l'Académie de Grenoble

Vidéos

Bergson, La pensée et le mouvant (1/4) : Les deux premiers essais introductifs

Bergson, La pensée et le mouvant (2/4) : Le possible et le réel

Bergson, La pensée et le mouvant (3/4) : L’intuition philosophique

Bergson, La pensée et le mouvant (4/4) : La perception du changement

La pensée et le mouvant

Livre audio...Bergson...La pensée et le mouvant

 

 

Intuition et concept

Bergson réfute les notions d'intuition qu'il trouve chez ses prédécesseurs, notamment Schelling et Schopenhauer. Il leur reproche d'inverser illusoirement les rapports entre l'intelligence et le temps. Selon Bergson, les philosophes précédents ont cru que l'intelligence se mouvait dans le temps, et que l'intuition devait servir à sauter par-delà le temps pour atteindre immédiatement l'éternel. Mais l'intelligence, parce qu'elle spatialise et se sert du langage, produit de l'immobile et fixe le cours du temps et du changement. Par conséquent, pour Bergson, l'intuition devrait nous reconduire dans le temps (la « durée ») et le changement, que nous avons perdu de vue

Métaphysique et science

Bergson écrit que « le concept qui est d'origine intellectuelle est tout de suite clair, au moins pour un esprit qui pourrait donner l'effort suffisant, tandis que l'idée issue d'une intuition commence d'ordinaire par être obscure, quelle que soit notre force de pensée ». Le philosophe se sert de cette distinction entre l'intuition et le concept pour distinguer la métaphysique et la science. La science se sert du langage et des concepts pour connaître la matière, tandis que la métaphysique se sert de l'intuition comme « méthode spéciale » pour connaître l'esprit. Cependant, Bergson soutient que la métaphysique et la science « peuvent, l'une et l'autre, toucher le fond de la réalité ». Il affirme donc tant une forme de réalisme au sens métaphysique et spirituel du terme, qu'une forme de réalisme scientifique, qui ne se recoupent pas. L'esprit comme la matière sont réels chacun à leur manière, et Bergson s'oppose à tout relativisme philosophique. Le relativisme affirme en effet que nous ne pouvons pas atteindre la réalité de façon absolue, ni la connaître avec certitude.

Le possible et le réel

Dans ce texte, Bergson analyse les concepts de possible et de réel. Le possible est ce qui n'existe pas encore, mais dont l'existence est pensable avant de se produire. Il est donc déterminé. Le réel est l'actualisation du possible, lui aussi déterminé et anticipable. Bergson leur oppose la notion de virtuel, qui est indéterminé et ne peut être anticipé avant de se produire. Il fait de l'indétermination une propriété essentielle du temps : « L'existence du temps ne prouverait-elle pas qu'il y a de l'indétermination dans les choses ? Le temps ne serait-il pas cette indétermination même ? »

Bergson, l'Energie spirituelle

Bergson, commentaire philosophique, L’Énergie spirituelle

 Support n° 1

« En ce moment je cause avec vous, je prononce le mot "causerie". Il est clair que ma conscience se représente ce mot tout d'un coup ; sinon, elle n'y verrait pas un mot unique, elle ne lui attribuerait pas un sens. Pourtant, lorsque j'articule la dernière syllabe du mot, les deux premières ont été articulées déjà ; elles sont du passé par rapport à celle-là, qui devrait alors s'appeler du présent. Mais cette dernière syllabe "rie", je ne l'ai pas prononcée instantanément ; le temps, si court soit-il, pendant lequel je l'ai émise, est décomposable en parties et ces parties sont du passé par rapport à la dernière d'entre elles, qui arrêts, elle, du présent définitif si elle n'était décomposable à son tour : de sorte que vous aurez beau faire, vous ne pourrez tracer une ligne de démarcation entre le passé et le présent, ni par conséquent entre la mémoire et la conscience. À vrai dire, quand j'articule le mot "causerie", j'ai présents à l'esprit non seulement le commencement, le milieu et la fin du mot, mais encore les mots qui ont précédé, mais encore tout ce que j'ai déjà prononcé de la phrase ; sinon, j'aurais perdu le fil de mon discours. Maintenant, si la ponctuation du discours eût été différente, la phrase eût pu commencer plutôt ; elle eût englobé, par exemple, la phrase précédente, et mon "présent" se fut dilater encore davantage dans le passé. Poussons ce raisonnement jusqu'au bout : supposons que mon discours dure depuis des années, depuis le premier éveil de ma conscience, qu'il se poursuive en une phrase unique, et que ma conscience soit assez détachée de l'avenir, assez désintéressée de l'action, pour s'employer exclusivement à embrasser le sens > de la phrase : je ne chercherais pas plus d'explications, alors, à la conservation intégrale de cette phrase que je n'en cherche à la survivance des deux premières syllabes du mot "causerie" quand je prononce la dernière. Or, je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience, phrase semée de virgules, mais nulle part coupé par des points.»
 L'énergie spirituelle, Bergson 

Bergson, commentaire philosophique, L’Énergie spirituelle

 

Support n° 2

Qu'arrive-t-il quand une de nos actions cesse d'être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s'en retire. Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et implique un choix ; puis, à mesure que ces mouvements s'enchaînent davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns les autres, nous dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons diminue et disparaît. Quels sont, d'autre part, les moments où notre conscience atteint le plus de vivacité ? Ne sont-ce pas les moments de crise intérieure, où nous hésitons entre deux ou plusieurs partis à prendre, où nous sentons que notre avenir sera ce que nous l'aurons fait ? Les variations d'intensité de notre conscience semblent donc bien correspondre à la somme plus ou moins considérable de choix ou, si vous voulez, de création, que nous distribuons sur notre conduite. Tout porte à croire qu'il en est ainsi de la conscience en général.

 

Thème : La variation d'intensité de notre conscience

 

Thèse : Bergson affirme que l'intensité de notre conscience dépend de la plus ou moins grande somme des choix et de création que nous effectuons

Ce texte mobilise les concepts suivants : La conscience, la liberté, Soi. Il conviendra alors de les définir lors de votre commentaire de texte afin d'éclaircir les arguments de l'auteur.

Problématisation :

En quoi les mouvements que nous répétons éteignent notre conscience alors même qu'ils fondent leur origine dans l'expression d'une décision et d'un choix de notre part ?

sujets corrigés bac de philosophie 2017, Liban, série ES
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Essai sur les données immédiates de la conscience

Cours et liens

Essai sur les données immédiates de la conscience est un ouvrage du philosophe français Henri Bergson paru en 1889 à Paris chez Félix Alcan. Il s'agit de sa thèse de doctorat en philosophie, présentée à la Faculté des lettres de Paris.

L'ouvrage est consacré principalement à l'idée de durée, un concept clef de la pensée bergsonienne. La durée échappe à la conscience, qui elle-même passe par une multiplicité d'états.

 

A consulter 

Essai sur les données immédiates de la conscience

Essai sur les données immédiates de la conscience

Le livre numérique 

 

I - De l'intensité des états psychologiques

Avant de discuter des auteurs qui selon lui confondent durée et espace avec de néfastes conséquences sur la façon de concevoir la vie intérieure, il s'intéresse à la grâce et à l'art, notamment à la danse : « Si la grâce préfère les courbes aux lignes brisées, c'est que la ligne courbe change de direction à tout moment, mais que chaque direction nouvelle était indiquée dans celle qui la précédait. La perception d'une facilité à se mouvoir vient donc se fondre ici dans le plaisir d'arrêter en quelque sorte la marche du temps, et de tenir l'avenir dans le présent. Un troisième élément intervient quand les mouvements gracieux obéissent à un rythme, et que la musique les accompagne. C'est que le rythme et la mesure, en nous permettant de prévoir encore mieux les mouvements de l'artiste, nous font croire cette fois que nous en sommes les maîtres. » Arnaud Bouaniche explique pourquoi la grâce dont il vient d'être question à propos de musique et de danse, ou, plus généralement l'art annonce ce que Bergson va appeler durée. La grâce ou l'art, dit-il plus loin « accapare notre âme entière» Cet envahissement de l'âme par l'émotion, écrit Arnaud Bouhaniche, « au contact de l'œuvre d'art est important : il repose sur le critère à travers lequel l'expérience de la durée se manifestera dans tout l' Essai, celui d'un changement total de notre être (…) On saisit donc, dès maintenant, qu'il y a un lien privilégié entre l'art et la durée, et ce sera le cas pour toute l'œuvre de Bergson… »

II - De la multiplicité des états de conscience, l'idée de durée

Qu'est-ce donc que la durée? « La durée toute pure est la forme que prend la succession de nos états de conscience quand notre moi se laisse vivre, quand il s'abstient d'établir une séparation entre l'état présent et les états antérieurs. Il n'a pas besoin, pour cela, de s'absorber tout entier dans la sensation ou l'idée qui passe, car alors, au contraire, il cesserait de durer. Il n'a pas besoin non plus d'oublier les états antérieurs : il suffit qu'en se rappelant ces états il ne les juxtapose pas à l'état actuel comme un point à un autre point, mais les organise avec lui, comme il arrive quand nous nous rappelons, fondues pour ainsi dire ensemble, les notes d'une mélodie.»

Bergson ayant « admis que l'espace homogène est une forme de notre sensibilité » , il estime que Kant a manqué l'expérience de la durée à cause du parallèle indu qu'il établissait entre le temps et l'espace, confondant « la vraie durée et son symbole ?

III - De l'organisation des états de conscience, la liberté

L'objet de ce chapitre est d'appliquer au problème de la liberté, la méthode que Bergson a suivie quand il analyse les notions de temps, d'intensité des états de conscience de même que d'expliciter plus avant la notion de durée qui a fait surgir la notion de sujet ou de « moi » et, pour revenir à la question de la liberté, de voir en quoi l'on peut dire que ce sujet est à l'origine d'actes que l'on peut dire libres. Bergson entend renvoyer dos à dos le « dynamisme » qui « part de l'idée d'activité volontaire, fournie par la conscience, et arrive peu à peu à la représentation de l'inertie en vidant peu à peu cette idée : il conçoit donc sans peine une force libre d'un côté, et de l'autre une matière gouvernée par des lois ». Quant au mécanisme, il suit la marche inverse en supposant les « matériaux dont il se sert » comme étant « régis par des lois nécessaires…» Or selon Bergson, admettant le déterminisme de la matière, le dynamisme n'est pas moins déterministe que le déterminisme proprement dit et c'est ce qu'il veut démontrer.

Ici la critique est plus brève. Il s'agit simplement de montrer comme cela a été fait dans le chapitre I et le chapitre II que la thèse d'une détermination des états de conscience les uns par les autres, repose sur une représentation spatialisée de la conscience comme un assemblage d'états distincts alors qu'ils se fondent les uns dans les autres, ce qui est la définition même de la durée. Spatialisée ou encore symbolique. Pour Bergson, « L'image est une représentation adéquate de la réalité; le symbole opère une mise en correspondance de deux éléments de nature hétérogène. Le trait sur la carte est une « image » de l'avancée de l'armée, car celle-ci a bien parcouru l'espace; les embranchements d'un arbre de décision, sont en revanche un « symbole », car quand je choisis, je ne passe pas par un chemin et des bifurcations, mais par des états temporels.»

Bac philo 2016 : Explication de texte en vidéo Bergson extrait de Essai sur les données immédiates de la conscience- Commentaire philosophique

Support n° 1

« Le moi touche au monde extérieur par sa surface et comme cette surface conserve l’empreinte des choses, il associera par contiguïté des termes qu’il aura perçus juxtaposés : c’est à des liaisons de ce genre, liaisons de sensations tout à fait simples et pour ainsi dire impersonnelles, que la théorie associationniste convient. Mais à mesure que l’on creuse au-dessous de cette surface, à mesure que le moi redevient lui-même, à mesure aussi ses états de conscience cessent de se juxtaposer pour se pénétrer, se fondre ensemble, et se teindre chacun de la coloration de tous les autres. Ainsi chacun de nous a sa manière d’aimer et de haïr, et cet amour, cette haine, reflètent sa personnalité tout entière. Cependant le langage désigne ces états par les mêmes mots chez tous les hommes aussi n’a-t-il pu fixer que l’aspect objectif et impersonnel de l’amour, de la haine, et des mille sentiments qui agitent l’âme. Nous jugeons du talent d’un romancier à la puissance avec laquelle il tire du domaine public, où le langage les avait fait descendre, des sentiments et des idées auxquels il essaie de rendre, par une multiplicité de détails qui se juxtaposent, leur primitive et vivante individualité. Mais de même qu’on pourra intercaler indéfiniment des points entre deux positions d’un mobile sans jamais combler l’espace parcouru, ainsi, par cela seul que nous parlons, par cela seul que nous associons des idées les unes aux autres et que ces idées se juxtaposent au lieu de se pénétrer, nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage. »

Henri Bergson

Support n° 2

Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l’œuvre et l'artiste. En vain on alléguera(1) que nous cédons alors à l'influence toute-puissante de notre caractère. Notre caractère, c'est encore nous ; e parce qu'on s'est plu à scinder la personne en deux parties pour considérer tour à tour, par un effort d'abstraction, le moi qui sent ou pense et le moi qui agit, il y aurait quelque puérilité à conclure que l'un des deux moi pèse sur l'autre. Le même reproche s'adressera à ceux qui demandent si nous sommes libres de modifier notre caractère. Certes, notre caractère se modifie insensiblement tous les jours, et notre liberté en souffrirait, si ces acquisitions nouvelles venaient se greffer sur notre moi et non pas se fondre en lui. Mais, dès que cette fusion aura lieu, on devra dire que le changement survenu dans notre caractère est bien nôtre, que nous nous le sommes approprié. En un mot, si l'on convient d'appeler libre tout acte qui émane du moi, et du moi seulement, l'acte qui porte la marque de notre personne est véritablement libre, car notre moi seul en revendiquera la paternité.

BERGSON, Essai sur les données immédiates de la conscience (1889)

Distinctions conceptuelles :

Liberté/ déterminisme

Action, actes/pensée

Problématique : Quand est-on vraiment libre ?

Idée principale : on est libre quand on se reconnaît comme l’auteur de l’action, quand on peut en revendiquer la responsabilité.

Plan : On peut distinguer trois mouvements dans le texte, qui serviront de base au plan.

Sujets corrigés de philosophie, bac Liban 2018 série S. Commentaire de Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience

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Date de dernière mise à jour : 04/11/2019