La versification, cours, exercices et contrôle pour réviser la poésie au collège

Analyse d'une poésie Paul VERLAINE Soleils couchants

Baudelaire 15

Cours sur la versification

Etude des vers, des strophes, des rimes, du rythme




1)longueur des vers

_ un alexandrin : 12 syllabes
_ un decasyllabe : 10 syllabes
_ un octosyllabe : 8 syllabes


2)longueur des strophes

_ un quatrain : strophe de 4 vers
_ un tercet : strophe de 3 vers
_ un distique : strophe de 2 vers

Un sonnet est un poème qui commence par deux quatrains et qui s'achève par deux tercets .


3)la disposition des rîmes

_ AABB : rîmes suivies ou plates
_ ABAB : rîmes croisées
_ ABBA : rîmes embrassées


4)le rythme du vers

a) Le bruit des cabarets , la fange des trottoirs

b) Toits qui dégouttent , murs suintants , pavé qui glisse

c) Au cel , au vent , au roc , à la nuit , à la brume

d) Au fond , dans l'encoignure où quelque humble vaisselle
Au planches d'un bahut vaguement etincelle .


a) L'alexandrin est séparé en milieu de vers par une virgule que l'on appelle une césure :
le rythme (6/6) est binaire

b) Le vers ce décompose en trois parties égales :
le rythme (4/4/4) ternaire est un trimètre .

c) Le vers est décomposé en nombreuses parties :
le rythme (2/2/2/3/3) saccadé

d) Le sens de la phrase est sur deux vers :
le rythme (2/10) enjambement

 

 

Contrôle sur la versification


I - Questions de cours

1 - Définir : les vers et les strophes

- Alexandrin
- Décasyllabe
- Octosyllabe
- Quatrain
- Tercet
- Distique
- Sonnet

2 - Les rimes : Définir et donner un exemple

- Rimes suivies ou plates
- Rimes croisées
- RImes embrassées

3 - Le rythme des vers : Définir

- La césure
- Le trimètre
- L'enjambement
- Les rythmes binaires, ternaires et saccadés

II - Ecrire un quatrain

Ecrire un quatrain avec :

- Une césure
- Un alexandrin
- Un enjambement

 

Vocabulaire : Rime = Même …..................... à la fin de deux ou plusieurs vers Vers = C'est un ensemble de ….............................. comme une …............................., caractérisé par un …..........................…........................................ à chaque fois. Plusieurs vers forment une …................................... .

Versification : Une …............................ est un groupe de vers. Plusieurs strophes forment un …........................... En fonction du nombre de vers qu'elles comportent, on peut nommer les strophes :

• monostiche pour une strophe d'1 vers ;

• distique pour une strophe de 2 vers ;

• t..........................pour une strophe de 3 vers ;

• q.......................... pour une strophe de 4 vers ;

• q........................... pour une strophe de 5 vers ;

• s................................ pour une strophe de 6 vers ;

Vers

Un vers est une ligne de poème.

L’octosyllabe : vers de huit syllabes.

Le décasyllabe : vers de dix syllabes.

L’alexandrin (dodécasyllabe) : vers de douze syllabes.

Strophe

Une strophe est un groupe de vers.

Le tercet : strophe de trois vers.

Le quatrain : strophe de quatre vers.

Rimes pauvres / suffisantes / riches

Les rimes pauvres : un son en commun.

Les rimes suffisantes : deux sons en commun.

Le rimes riches : trois son ou plus en commun.

Rimes plates / croisées / embrassées

Les rimes plates (suivies) : disposition AABB

Les rimes croisées : disposition ABAB

Les rimes embrassées : disposition ABBA

Allitération / Assonance

 Une allitération est la répétition d’un même son produit par une consonne.

Exemple : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? (allitération en [s])

 Une assonance est la répétition d’un même son produit par une voyelle.

Exemple: La houle roule et tourmente les flots, et les foule. (assonance en [ou])
Formes poétiques
On distingue la farce, la fable, le sonnet ou encore le poème en prose. 

 

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,

Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi !

Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d’effroi

Se planteront bientôt comme dans une cible ;

L'Horloge, Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1861

1) Comment nomme-t-on cette strophe ?  __________________________________________________________________________2) Quel vers est-utilisé?

3) Quel schéma de rimes est-utilisé ?  _______________________________________________________________________________________

4) Relève une personnification et explique-la  _______________________________________________________________________________________ _______________________________________________________________________________________

5) Repère dans le texte une autre figure de style et explique-la.

Analysez Paul VERLAINE 1844 - 1896 Soleils couchants

Paul VERLAINE
1844 - 1896

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.

Le paysage n’est pas décrit avec précision. Dès le premier vers la lumière est faible (« une aube affaiblie »). Le réseau lexical du rêve est très présent : « berce » (v. 6), « chant » (v. 6), « étranges rêves » (v.9), « fantômes » (v. 12), « couchants » (v. 16).

 Le schéma des rimes est alterné (ou croisé) : ABAB. Ce rythme crée une certaine monotonie propre à reprendre une berceuse mais dans les quatre derniers vers, les rimes sont embrassées (ABBA).

 Le son [ã] (« an ») apparaît à la rime mais également dans les vers (assonance). Cela crée un effet d’écho qui rythme le poème et lui donne une sonorité angoissante.

« fantômes vermeils » est une expression qui désigne les « soleils couchants ». C’est une métaphore. Le comparant est « fantômes » et le comparé « soleils ». Ce qui les rapproche c’est la couleur (« vermeils ») car le soleil qui se couche a une couleur vermeille. Le rêve devient alors cauchemar.

 « Mon coeur » (l. 7). La présence du déterminant possessif de 1re personne du singulier renvoie au poète. Il n’y a pas d’autres traces de sa présence.

Le sentiment présent dans ce poème est la mélancolie. Elle est personnifiée (« berce de doux chants », v. 6). Cette mélancolie est obsessionnelle. En effet, le poète s’enferme par la répétition de l’expression « soleils couchants ».

 Les images conduisent progressivement le poète dans le souvenir et la mélancolie, comme s’il sombrait petit à petit, comme un soleil se couche et apporte la nuit. Le paysage extérieur devient le reflet de l’état d’âme du poète. Les images deviennent de plus en plus angoissantes.

Il n’y a pas d’interlocuteur identifiable mais les références à la nature sont nombreuses avec des personnifications : « les bois […] rajeunissant » (v. 11-12), le « soleil » est « joyeux » (v. 14). Le pronom « nous » (v. 8) renvoie au poète qui associe le lecteur à son message.

 Le champ lexical de la nature et le champ lexical du temps (cycles de la vie dans la nature) sont très présents dans le poème. Le coucher du soleil est une métaphore de la fuite du temps.

 « nuées » : terme poétique pour désigner les nuages. « hymne » : chant de célébration d’un dieu ou d’un héros.

 On reconnaît une personnification : « face des eaux », « front des montagnes ». Les éléments de la nature sont dotés de qualités humaines.

 L’allitération en [s] marque le temps qui passe.

Date de dernière mise à jour : 09/07/2021

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