Etude linéaire, Stendhal, le Rouge et le Noir, , livre I chapitre 12

Objet d'étude : Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle Stendhal, "Le Rouge et Noir" / parcours : Le personnage de roman, esthétiques et valeurs.

Stendhal le rouge et le noir

Comprendre le contexte historique et culturel de STENDHAL.

En quoi retrouve-t-on l'Histoire et les mouvements littéraires du XIXème siècle dans Le Rouge et le Noir ?

La portée du titre de l'oeuvre de STENDHAL

Découvrez comment exploiter à l'oral et à l'écrit la portée du titre "Le Rouge et le Noir".

PARCOURS STENDHAL

Découvrez dans cet épisode ce que vous devez retenir du parcours " Personnage, esthétiques et valeurs".

Comment répondre en 2 minutes à la question de grammaire ? Episode ROMAN.

3 questions de grammaire sur 3 énoncés de Stendhal, Madame de La Fayette et Yourcenar.

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Lecture du texte - Analyse d'un extrait, livre I, chapitre 9

Etude linéaire, le Rouge et le Noir

Analyse d'un extrait, livre I, chapitre 12

 

Pendant que Mme de Rênal était en proie à ce qu’a de plus cruel la passion terrible dans laquelle le hasard l’avait engagée, Julien poursuivait son chemin gaiement au milieu des plus beaux aspects que puissent présenter les scènes de montagnes. Il fallait traverser la grande chaîne au nord de Vergy. Le sentier qu’il suivait, s’élevant peu à peu parmi de grands bois de hêtres, forme des zigzags infinis sur la pente de la haute montagne qui dessine au nord la vallée du Doubs. Bientôt les regards du voyageur, passant par-dessus les coteaux moins élevés qui contiennent le cours du Doubs vers le midi, s’étendirent jusqu’aux plaines fertiles de la Bourgogne et du Beaujolais. Quelque insensible que l’âme de ce jeune ambitieux fût à ce genre de beauté, il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter de temps à autre, pour regarder un spectacle si vaste et si imposant.

Enfin il atteignit le sommet de la grande montagne, près duquel il fallait passer pour arriver, par cette route de traverse, à la vallée solitaire qu’habitait Fouqué, le jeune marchand de bois son ami. Julien n’était point pressé de le voir, lui ni aucun autre être humain. Caché comme un oiseau de proie, au milieu des roches nues qui couronnent la grande montagne, il pouvait apercevoir de bien loin tout homme qui se serait approché de lui. Il découvrit une petite grotte au milieu de la pente presque verticale d’un des rochers. Il prit sa course, et bientôt fut établi dans cette retraite. Ici, dit-il avec des yeux brillants de joie, les hommes ne sauraient me faire de mal. Il eut l’idée de se livrer au plaisir d’écrire ses pensées, partout ailleurs si dangereux pour lui. Une pierre carrée lui servait de pupitre. Sa plume volait : il ne voyait rien de ce qui l’entourait. Il remarqua enfin que le soleil se couchait derrière les montagnes éloignées du Beaujolais.

Pourquoi ne passerais-je pas la nuit ici ? se dit-il, j’ai du pain, et je suis libre ! au son de ce grand mot son âme s’exalta, son hypocrisie faisait qu’il n’était pas libre même chez Fouqué. La tête appuyée sur les deux mains, Julien resta dans cette grotte plus heureux qu’il ne l’avait été de la vie, agité par ses rêveries et par son bonheur de liberté. Sans y songer il vit s’éteindre, l’un après l’autre, tous les rayons du crépuscule. Au milieu de cette obscurité immense, son âme s’égarait dans la contemplation de ce qu’il s’imaginait rencontrer un jour à Paris. C’était d’abord une femme bien plus belle et d’un génie bien plus élevé que tout ce qu’il avait pu voir en province. Il aimait avec passion, il était aimé. S’il se séparait d’elle pour quelques instants, c’était pour aller se couvrir de gloire, et mériter d’en être encore plus aimé.

Même en lui supposant l’imagination de Julien, [...] Le jeune paysan ne voyait rien entre lui et les actions les plus héroïques, que le manque d’occasion.

Mais une nuit profonde avait remplacé le jour, et il avait encore deux lieues à faire pour descendre au hameau habité par Fouqué. Avant de quitter la petite grotte, Julien alluma du feu et brûla avec soin tout ce qu’il avait écrit.

 

 

 

**** Mme Louise de Rênal est l'épouse de Monsieur de Rênal et l'amante de Julien. D'un caractère doux et réservé, elle se montre parfois naïve. Mère aimante de trois enfants, la maladie du plus jeune, qu'elle pense être un châtiment de Dieu, la fera se repentir de son adultère. Manipulée par son confesseur, elle écrit, à la fin du roman, une lettre de dénonciation de Julien au marquis de la Mole, qui précipitera sa chute.

Résumé

Le roman est divisé en deux parties : la première partie retrace le parcours de Julien Sorel en province, dans une petite ville nommée Verrières, en Franche-Comté puis à Besançon, et plus précisément son entrée chez les Rênal, et sa passion pour Mme de Rênal, de même que son séjour dans un séminaire ; la seconde partie porte sur la vie du héros à Paris comme secrétaire du marquis de La Mole, et la passion qu'il a avec sa fille, Mathilde.

Date de dernière mise à jour : 07/01/2022

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