Problématiser les notions essentielles du programme du bac de philosophie 2020/2021 : nécessité, contrainte, obligation = repères philosophiques

Distinctions conceptuelles nécessité, obligation, nécessité - Définition, problématisation, conceptualisation. S'entraîner avec les corrigés proposés du site. Les repères philosophiques 2020/2021

Philosophie

 

 

Dans ce cours = Repérage et analyse des distinctions conceptuelles autour des corrigés des sujets suivants :

1- Ne travaille-t-on que pour subvenir à ses besoins ? Distinctions conceptuelles, nécessité/Obligation/Choix

2- L’homme politique doit-il être efficace à tout prix?le « doit-il » renvoie à une nécessité : est-ce une nécessité pratique ou une obligation morale pour l’homme politique?

3- Le respect de la morale est-il une preuve de liberté ? Distinctions conceptuelles : autonomie ou contrainte? Est-on libre lorsque l’on vit selon la morale ?

4- Hegel, Propédeutique philosophie, commentaire philosophique. Distinctions conceptuelles volonté, liberté, action, nécessité 

5- Doit-on faire du travail une valeur ? Il faut définir la notion de «devoir». Elle renvoie tantôt à une nécessité (est-il nécessaire de), tantôt à une exigence  éthique, morale ou  logique

Contrainte/Obligation
Une contrainte est une force extérieure qui s'exerce sur un individu et le détermine en proportion de sa puissance. Elle constitue un obstacle à la liberté ou à la volonté humaine : nous subissons une contrainte. Une obligation est la conscience d'un devoir, elle est d'ordre moral et implique ma volonté, ma liberté : quand j'accomplis mon devoir, non par crainte d'une sanction extérieure seulement, mais parce que je reconnais la légitimité de la règle qu'il m'impose, je n'agis plus simplement par contrainte, mais je m'oblige. L'obligation ne s'oppose donc pas comme la contrainte à la liberté : Je choisis dans ce cas d'obéir.

En philosophie politique et en philosophie morale, l'obligation se distingue de la contrainte comme un concept normatif d'un concept positif : alors que la contrainte décrit une situation réelle où on est physiquement forcé de faire quelque chose, l'obligation décrit une situation où on n'a pas le droit de ne pas faire quelque chose.

Alors que la contrainte relève du fait, l'obligation relève de la justice ou du bien, voire du bien commun. Ainsi, un individu peut être contraint de ne pas voler (parce que la présence d'obstacles lui rend le vol matériellement impossible) ; mais c'est tout autre chose de dire qu'il a l'obligation de ne pas voler (parce que cela serait injuste et que cela lui est interdit moralement).

Un des problèmes majeurs de la philosophie politique moderne consiste par exemple à fonder l'obligation aux lois de tous les citoyens : il ne s'agit pas d'abord de chercher comment faire pour que les citoyens obéissent effectivement aux lois, mais de chercher une forme politique telle que les citoyens n'aient pas le droit de ne pas obéir aux lois, c'est-à-dire tels qu'ils y soient moralement obligés.

Contingent/Possible/Nécessaire
Ces trois termes désignent trois manières d'être d'une réalité : Est contingent, ce qui est (ou existe) mais aurait tout aussi bien pu ne pas être ou être autrement. Est possible ce qui n'existe pas mais pourrait exister parce que non logiquement contradictoire et/ou compatible avec les lois de la nature. Est nécessaire : ce qui est et ne peut pas ne pas être, ou être autrement.

La nécessité et la contingence sont des catégories modales, tout comme la possibilité et l'impossibilité.

La nécessité est l'impossibilité pour une chose d'être autre qu'elle n'est

La contingence, possibilité qu'une chose arrive ou n'arrive pas, s'oppose à la nécessité (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être

Selon la définition de Leibniz : "Est contingent tout ce dont le contraire est possible". Donc, tout ce qui pourrait ou aurait pu ne pas être1.

La contingence implique l’admission d'une cause indéterminée, n’expliquant pas plus un effet qu’un autre, ne fournissant aucune solution déterminée du problème (...)

La nécessité, selon le Phèdre de Platon reflète l'inexorable ; selon ce dialogue, la nécessité s'oppose au plein gré

 

ENREGISTREMENT AUDIO D’UN SÉMINAIRE DE JEAN-CLAUDE BOURDIN

Le possible et le contingent

Cours complet et très clair du professeur Jean-Claude Bourdin, séminaire 2009-2010

Le séminaire propose la lecture de textes portant sur les catégories de possible et de contingent. Le but est de se demander si on peut penser le possible comme avènement, comme fracture du réel et non comme sa possibilité, on proposera l’hypothèse suivante : c’est à la condition de poser la primauté et la nécessité du contingent.

Le lexique des concepts philosophiques

 

Lexique

Lexique de philosophie, de A à Z. Bac 2020 perspective examen du bac 2021 

Lexique de philosophie, de A à Z. Bac 2020 perspective examen du bac 2021

Ne travaille-t-on que pour subvenir à ses besoins ? Distinctions conceptuelles, nécessité/Obligation/Choix

 

Distinctions conceptuelles :

Travail / Loisir -> le travail est-il toujours une obligation ? Ne le fait-on uniquement pour gagner sa vie. Séparation de notre temps en deux périodes : le temps de travail et le temps de loisir. Le temps de travail serait le temps de la contrainte, celui du loisir serait celui du plaisir

Nécessité/Choix : la vision du travail sous-entendue par le sujet est celle d’un travail aliénant, contraint.

Reformulation : C’est cette vision qu’il s’agit de questionner : peut-on choisir de travailler alors que l’on n’en a pas besoin ? Travaille-t-on seulement par nécessité matérielle ?

Problématique : le travail est-il seulement une contrainte que l’individu s’impose pour subvenir à ses besoins ou peut-on choisir, désirer de travailler ?

  1. Le travail est un simple instrument pour subvenir à nos besoins

  1. Le travail est aliénant. On peut penser à la distinction latine entre l’otium et le negotium, le travail et le temps de loisir ou alors à la condamnation biblique à travailler pour subvenir à ses besoins. Chez Platon, il y a la différence entre le philosophe, qui est l’homme libre de tout travail et l’esclave qui lui est condamné à travailler

  2. Si on se réduit ainsi au travail, malgré sa nature aliénante, c’est par besoin. La société impose le travail pour permettre aux individus d’y vivre

  3. Le travail, de plus en plus mécanique, dévalorise et asservit l’ouvrier (Hegel) -> on n’a aucune raison de vouloir travailler si on n’y est pas obligé. Le temps qui n’est pas du travail est un temps de loisir, un temps libre, c’est-à-dire un temps où on est libre

II - On peut retirer une plus-value du travail qui n’est pas la simple satisfaction des besoins matériels

  1. Pour se perfectionner, être bon dans un domaine, il faut travailler, s’exercer. Cela est valable pour les disciplines sportives par exemple, mais aussi les matières artistiques. Nietzsche : le génie artistique est aussi le fruit d’un long travail

  2. Le travail permet de se libérer d’une aliénation qui peut être sociale. On peut ici penser à la dialectique du maître et de l’esclave chez Hegel (Phénoménologie de l’esprit)

  3. Le travail peut permettre une meilleure connaissance de soi. En travaillant, je me transforme. Pour Sartre, l’homme est un « faire » libre, qui n’existe que par la réalisation de ses œuvres

III - Le travail est une activité nécessaire à l’homme, mais pas seulement pour la satisfaction des besoins

  1. Le travail est une façon de s’approprier le monde, d’habiter le monde. Hegel, concept de négativité : par mon action, je transforme le monde, donc il peut potentiellement mieux me correspondre, je peux y trouver mes marques, mes repères

  2. Le travail est l’expression de l’essence de l’homme -> l’homme est un « homo faber » pour Bergson, c’est-à-dire un technicien : il se distingue de l’animal en créant des outils. Ainsi, on peut utiliser la distinction aristotélicienne entre « en puissance » et « en acte » : si je ne travaille pas, voire jamais, je reste un homme en puissance.

 

L’homme politique doit-il être efficace à tout prix?le « doit-il » renvoie à une nécessité : est-ce une nécessité pratique ou une obligation morale pour l’homme politique ?

 

Concepts :

Fin/moyen

Etat, société

Politique et morale : le « doit-il » renvoie à une nécessité : est-ce une nécessité pratique ou une obligation morale pour l’homme politique ?

Le sujet interroge la formule « la fin justifie les moyens » : autrement dit, est-ce que l’homme politique peut tout faire (même des choses immorales, mêmes des sacrifices » en se revendiquant de la recherche d’efficacité ?

Il faut aussi s’interroger sur l’homme politique : la formule peut être comprise au sens strict du dirigeant ou au sens large de l’ensemble des hommes (Aristote : l’homme est un animal politique)

Ëtre efficace : se fixer des buts et les atteindre en un temps imparti. Se pose la question du but et des moyens pour l’atteindre

Problématique : L’efficacité est-elle une obligation en politique ?

 

La nécessaire efficacité de l’homme politique

  1. L’homme politique se fixe des objectifs et détermine donc les moyens pour les atteindre. Il paraît logique qu’il utilise tous les moyens à sa disposition, y compris la violence si besoin puisque l’Etat a le monopole de la violence légitime (Weber), son usage ne compromet pas la légitimité de l’Etat

  2. Le principe de l’action politique se trouve dans la pérennité d’un pouvoir qui puisse penser sur le long terme. Ainsi, si l’homme politique n’est pas efficace, la pérennité du pouvoir peut être mise en cause par le peuple. Machiavel, Le Prince : Machiavel théorise un art du gouvernement dans lequel la violence est nécessaire au pouvoir du Prince.

L’efficacité à tout prix ?

  1. Il faut s’interroger sur le prix de l’efficacité ? Parfois, l’homme politique doit faire des sacrifices. Mais la recherche de l’efficacité en politique a-t-elle des limites ?

  2. Les limites dans l’Etat démocratique. L’homme politique doit aussi respecter les lois, c’est le principe de la démocratie qui contraint aussi les dirigeants. Efficacité doit se chercher dans la limite des lois (question de légitimité du pouvoir)

  3. La transgression de la morale. Il est bon que l’homme politique ait des valeurs morales, limitant la recherche d’efficacité. Pour Rousseau, morale et politique sont étroitement liés.

L’efficacité de l’homme politique au sens aristotélicien

  1. Pour Aristote, l’homme est par essence politique. La question de la recherche d’efficacité toucherait alors tout homme. Pour lui, chaque homme a dans la cité une vertu. La vertu se caractérise par l’excellence que l’on trouve en puissance dans tout homme. Ainsi, fonder un Etat où chacun peut exercer sa vertu est le prix de l’efficacité pour l’homme politique

  2. Tout le monde dans la société doit rechercher l’efficacité, voilà le prix d’une politique pérenne. Chacun est homme politique à sa manière. Pour Spinoza, la liberté est le but de l’Etat, ce vers quoi l’homme politique doit tendre. L’homme politique est celui qui met les intérêts communs au-dessus des intérêts individuels. L’injonction à être efficace à tout prix se trouve peut-être dans la possibilité de sacrifier certains intérêts individuels au profit de ceux de la commmunauté

 

Le respect de la morale est-il une preuve de liberté ? Distinctions conceptuelles : autonomie ou contrainte? Est-on libre lorsque l’on vit selon la morale ?

 

Distinctions conceptuelles :

Morale = devoir + volonté

Respect : autonomie ou contrainte ?

Preuve / démonstration / exemple / modèle…

Liberté positive / liberté négative

Le questionnement s’organise autour de la force libératrice (ou non) de la morale

Reformulation : est-on libre lorsque l’on vit selon la morale ?

Problématisation : attention à bien prendre en compte l’ambivalence de la morale (contrainte ou obligation ?) ainsi que celle de la liberté (liberté négative : ne pas être empêché de ; liberté négative : autonomie). Le sujet suggère d’une part que respecter la morale pourrait ne pas faire de nous des êtres libres ; mais d’autre part la question implique de s’interroger sur la force libératrice de la morale. On pourra également s’interroger sur l’existence même de la morale.

Plan possible

I- la morale nous contraint à agir d’une certaine manière. De ce point de vue, elle nous rend moins libres.

A/ je peux vivre de manière très libre sans respecter la morale. Un criminel par exemple est libre puisqu’il fait ce qu’il veut ; il n’est pas moral puisqu’il vole, tue, etc.

B/ la loi morale est un ensemble de règles qui vient dicter ma conduite : elle restreint ma liberté au lieu de l’augmenter. La morale chrétienne par exemple est incarnée dans les dix tables de la loi brandies par Moïse, qui imposent des règles de conduite : mais cela ne me rend pas plus libre, au contraire.

C/ La morale n’est que le ressentiment des esclaves. Pour Nietzsche, la morale n’existe pas. Ce qui me rend libre ce n’est pas la morale mais ce qu’il appelle la volonté de puissance.

II- Il faut faire attention à distinguer contrainte et obligation : la morale est une obligation et non une contrainte. En ce sens elle peut augmenter ma liberté.

A/ La contrainte, c’est quelque chose qui m’est imposé contre ma volonté. En revanche l’obligation et le corollaire de l’autonomie (auto-nomos, propre-loi) : si on comprend la morale comme obligation, elle devient une règle que l’on se donne à soi-même, et qui nous permet d’augmenter notre liberté en augmentant notre moralité.

B/ Selon la vision kantienne de la morale, on ne peut pas être libre sans morale. Il distingue agir par devoir et agir conformément au devoir. Agir conformément au devoir revient certes à respecter la morale, mais de manière intéressée. A l’inverse agir par devoir c’est agir de manière autonome, et donc libre.

III- C’est la morale qui se construit dans l’exercice de la liberté.

On peut donc finir par retourner la question de départ : ce n’est pas vivre selon la morale qui nous rend libre, mais vivre librement, dans l’autonomie, qui nous rend moraux.

A/ liberté négative / liberté positive. La liberté négative, c’est l’absence de contrainte. La liberté positive se rapproche plus d’une forme de volonté. Or on peut définir la morale comme l’union du devoir et de la volonté. C’est donc le fait même d’agir librement (volontairement) par devoir qui fait de nous des êtres moraux et nous permet de construire la morale.

B/ Pour certains philosophes, la morale n’existe pas. On a vu qu’elle était pour Nietzsche le ressentiment des esclaves, auquel il oppose la volonté de puissance. Dans la philosophie psychanalytique de Freud par exemple, la morale est également remise en question : les notions de bien et de mal sont des produits sociaux qui ne permettent pas de nous rendre plus libres. En revanche cherche par la psychanalyse par exemple à nous libérer de nos préjugés peut nous rendre, en un sens, plus moraux.

 

Hegel, Propédeutique philosophie, commentaire philosophique. Distinctions conceptuelles volonté, liberté, action, nécessité

 

Lire le sujet intégral

Notions :

Volonté, action, liberté

Passif/actif

Cause/conséquence, effet

nécessité

Problématique : La liberté peut-elle être contrainte par les circonstances ?

Idée principale : L’individu, quand il exerce sa volonté, est libre. Dire que l’on a agit de telle ou telle manière en raison des circonstances revient à se réduire à une non-liberté. Dans le domaine de la volonté, il n’y a pas de relation de cause à effet avec les circonstances.

Plan :

On peut distinguer deux mouvements dans le texte, qui serviront de base au plan. Il faut être attentif aux moments du texte, il n’est pas conseillé de vouloir absolument faire un plan en trois parties en commentaire de texte.

 

« On dit volontiers (…) ce qui est contenu dans la cause s’ensuive nécessairement » : examen de l’influence des circonstances sur la volonté

  1. Hegel part d’une expression courante, dans laquelle l’homme est souvent tenté de revendiquer l’influence des circonstances et donc une certaine passivité.

  2. Mais il insiste sur le fait que derrière cette passivité, se dissimule une activité : celle de reconnaître les circonstances comme moteurs de mon action, comme « mobiles »

  3. Hegel refuse l’idée d’une causalité entre les circonstances et l’exercice de la volonté car elle introduit une idée de nécessité qui nie le caractère actif de la volonté

« Mais, en tant qu’être de réflexion (…) le pouvoir qu’il leur accord lui-même » : l’homme est libre de déterminer le poids des circonstances sur son action

  1. La volonté est libre et puissante. Le caractère réflexif de la conscience permet de dépasser les déterminations.

  2. Ainsi, en reconnaissant telle ou telle circonstance comme mobile de son action, l’individu nie d’une certaine manière sa responsabilité. Néanmoins cette négation est la négation dans le discours de sa liberté essentiel. Par une telle action, l’homme refuse sa liberté. Mais il est important de souligner que les évènements n’ont comme effets sur nous que ce que nous leur accordons : la volonté est absolument libre.

Doit-on faire du travail une valeur ? Il faut définir la notion de «devoir». Elle renvoie tantôt à une nécessité (est-il nécessaire de), tantôt à une exigence éthique, morale ou logique

 

Les distinctions conceptuelles qu'il nous faudra travailler et développer dans notre dissertation :

Le travail est l'activité de transformation de la Nature et de l'Homme lui-même. Le travail est propre à l'Homme

Nature // et Culture

Production humaine // et Production des animaux

Production par volonté et imagination // Production par Instinct

Liberté / et Aliénation

Valeur = ce que représente quelque chose qualitativement, quantitativement ou symboliquement. La valeur a aussi un sens moral, quelque chose qui a une valeur morale se voit conférer de la noblesse et inspire le respect.

Il faut également définir la notion de « devoir ». Elle renvoie tantôt à une nécessité (est-il nécessaire de), tantôt à une exigence (d'ordre éthique, morale ou même logique).

Le questionnement s'organise donc autour de la relation entre le travail, l'Homme et la liberté.

Reformulation du sujet :

Faut-il que l'on donne une valeur quelconque au travail ?

Faut-il que travailler fasse partie des valeurs morales ?

Problématisation:

Le sujet de la dissertation met sous tension deux aspects opposés du travail, à savoir le travail comme tripalium (instrument de torture) qui aliène et fatigue le travailleur, et le travail comme ce qui accompli l'Homme. Il soulève la question suivante :

Peut-on faire du travail une vertu ?

Plan possible :

I. Le travail doit faire partie des valeurs de notre vie

A. Le travail a un lien très étroit avec la liberté. En effet, par le travail, l'Homme transforme la Nature et se transforme lui-même, il s'émancipe ainsi de son état premier « animal ». Si la production des ruches par les abeilles est le résultat de leur instinct, la production humaine est celui de leur volonté et de leur imagination (Marx).

B. Plus que cela, le travail est libérateur. Selon Alain, le travail nous libère de nos désirs et nous apprend à les discipliner. Selon lui, nous ne voudrions pas d'un monde où tout nous serait donné car alors nous serions soumis à ce monde et au joug de nos désirs. Nous nous libérons de la soumission du monde en le transformant et nous nous libérons de la soumission de nos désirs en réalisant notre humanité, en nous disciplinant grâce à l'activité de notre raison (à l'oeuvre dans la production humaine)

C. Le travail réalise l'humanité de l'Homme car il se reconnaît dans son travail. En se reconnaissant dans l'oeuvre de son travail, il parvient à une conscience de lui.

II. Cependant, le travail est ancré dans une réalité économique : il ne faut donc pas le sacraliser

A. Marx explique qu'il existe des formes de travail qui rendent l'Homme étranger à lui-même (la révolution industrielle du XIX siècle et le Taylorisme). L'aliénation des Hommes par le travail est dû au fait que l'Homme ne se reconnaît plus dans son œuvre. Le travail perd alors sa fonction originelle (qui est de réaliser son humanité)

B. De plus, le but du travail n'est pas seulement la satisfaction de se reconnaître dans ce que l'on a produit, mais c'est aussi de gagner un salaire pour nourrir sa famille. Le travail est une obligation. Le travail et lié à l'argent : toute production a une valeur pécuniaire. Comment peut-on faire pour que le travail prenne une valeur autre que celle-ci ?

C. Selon Hannah Arendt, « l'oeuvre est entièrement déterminée par la catégorie des fins et des moyens ». Finalement, il ne faut pas oublier que le travail n'est qu'un moyen pour subvenir à ses besoins vitaux (avoir de l'argent pour manger).

 

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Date de dernière mise à jour : 12/11/2019