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La raison comme moyen privilégié d'ordonner le Réel, programme bac de philosophie 2020 perspective 2021, la connaissance

La raison pour ordonner le monde réel - La relation Raison et Réel -Formes historiques de la relation-La méthode mathématique = la démonstration-Méthode herméneutique = l'interprétation

Kant

 
 

La raison pour ordonner le monde réel

La raison s'est affirmée peu à peu comme le moyen privilégié pour ordonner le monde réel et faire émerger la connaissance.

 

LA RAISON ET LE REEL

 

La raison s'est affirmée peu à peu comme le moyen privilégié pour ordonner le monde réel et faire émerger la connaissance.

Notions introductives:

La Raison =la faculté de juger (distinguer le vrai du faux), de connaître et de comprendre

La raison peut produire des représentations objectives en ce sens elle se distingue des simples pensées subjectives.

Le Réel désigne, dans un premier sens, tout ce qui existe, ou le fait d’exister = ce qui existe vraiment

La vérité = le but de la connaissance

La raison et le réel = La raison se fixe pour but de connaître et de comprendre le réel qui devient son objet. La raison détermine ce qui est réel ou pas.

 

La raison pour ordonner le monde réel

*** Quel est notre rapport au monde? Magie? Raison? 

 

L'humanité et l'esprit humain sont passés par trois « États » successifs :

 

L’attitude scientifique n’est pas naturelle à l’homme = elle est une conquête de l’histoire.

1. La théorie d’Auguste Comte = les trois états :

Dans un premier temps, les hommes se référaient à des explications théologiques pour rendre compte des éléments, ils étaient ainsi ramenés aux caprices de Dieu.

La métaphysique succède aux explications théologiques, les dieux sont remplacés par des forces abstraites et enfin, la science permet de justifier des faits en rattachant objectivement ces derniers les uns aux autres. Nous retrouvons à travers l’évolution de ces trois stades, théologique, métaphysique et scientifique la théorie des trois états d’Auguste Comte. Nous voyons donc que l’attitude scientifique est un produit tardif de l’histoire puisqu’elle n’est pas spontanée chez l’homme. Elle propose une explication qui n’est plus anthropomorphique, cela signifie qu’on ne projette plus de sentiments humains sur les phénomènes.

2. Un niveau scientifique :

Le niveau scientifique suppose que les explications soient dénuées de tout anthropomorphisme. Il faut poser des relations objectives qui ne soient plus le reflet des dispositions subjectives de l’homme. La connaissance spontanée du réel est donc anti-scientifique. La science doit dépasser les apparences et l’observation empirique qui sont des obstacles épistémologiques. Il faut passer au-delà des données immédiates et poser des rapports = ainsi le poids dépend du champ de gravitation. La réalité scientifique n’est donc pas immédiate mais construite. Par exemple, la température devient un fait scientifique lorsqu’elle n’est plus sentie sur la peau mais lue sur le thermomètre. Du vécu immédiat, on passe au connu scientifique.

3. Les caractéristiques de la science différente de la technique :

La science est désintéressée. La technique est le fait pour l’homme d’utiliser les connaissances scientifiques. Elle est donc pragmatique et utilitaire.

L'état positif = l'état scientifique correspond à une objectivation du réel

 

La relation Raison et Réel

Formes historiques de la relation

 

La raison ontologique, dogmatique, critique, dialectique, scientifique. Les trois modalités de la relation Raison/Réel

La raison ontologique =logos = la parole ou le langage=le discours visant la vérité

La raison dogmatique =(ce qui est dogmatique = évident et indiscutable).  La raison est la faculté humaine de connaître la réalité (Descartes, Spinoza, Leibniz = les rationalistes)

Descartes affirme au tout début du Discours de la Méthode: «Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée»  =le bon sens est la raison.

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée… La puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes. »

Discours de la méthode, René Descartes, 1637

La raison critique = elle s'oppose à la raison dogmatique dans le sens où elle doit être capable de voir ses propres limites. Travail critique sur la raison qui est l'oeuvre de Kant, il faut relativiser le pouvoir de la raison. Concernant la question de savoir si l'on peut connaître le réel selon Kant = Il faut distinguer les phénomènes, ce qui apparaît et les noumènes, les choses en soi.

La raison dialectique = «Tout ce qui est rationnel est réel et tout ce qui est réel est rationnel» Hegel. Dimension historique de la raison, Hegel réunit la Raison et le Réel. Rien n'échappe au processus rationnel, (même les guerres dans l'Histoire se justifient) tout obéit à ce principe logique.

La raison scientifique = Il faut renoncer à la raison dialectique car nous ne pouvons avoir une connaissance absolue du réel qui nous échappe. C'est la science qui découvre le réel, elle permet une connaissance objective et vraie.

Les trois modalités de la relation Raison et Réel

 

La méthode expérimentale = théorie et expérience

Rationalisme ou empirisme pour comprendre le Réel?

L'empirisme = Hume = «Toutes les lois de la nature sans exception se connaissent seulement par l'expérience ». Au contraire, le rationalisme fait procéder la connaissance de principes a priori

Kant  propose une connaissance qui suppose à la fois la théorie et l'expérience.

"Si toute notre connaissance débute AVEC l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle dérive toute DE l'expérience, car il se pourrait bien que même notre connaissance par expérience fût un composé de ce que nous recevons des impressions sensibles et de ce que notre propre pouvoir de connaître (simplement excité par des impressions sensibles) produit de lui-même..."

Pour Bachelard, «Rien n'est donné, tout est construit». Les objets de la science sont des phénomènes, ce qui nous apparaît, ces faits sont expliqués par la théorie, ils deviennent ensuite des faits établis, reconnaissables, vérifiés par l'expérience.

La méthode mathématique = la démonstration

Les mathématiques, un modèle de rigueur démonstrative

La démonstration

Introduction

La notion de démonstration s’élabore au sein de la géométrie : elle désigne un enchainement nécessaire des énoncés, de telle sorte que des propositions puissent être reconnues comme vrais dans la mesure où elles sont liées en fonction de procédures valides à d’autres propositions vraies, ainsi qu’à des principes reconnus ou admis comme évidents. La proposition se distingue de l’argumentation : elle expose un processus nécessaire du vrai. Mais la nécessité que l’on prête à la démonstration porte t’elle sur les liaisons logiques de manière purement formelle ou sur la vérité, au sens de la signification des propositions et de leur accord avec la réalité ? La démonstration est-elle une exposition synthétique et bien ordonnée, où la solidité des liaisons logiques comme leur validité laissent transparaitre la vérité des choses ? L’ordre et l’enchainement des idées est-il le même que l’ordre et l’enchainement des choses ainsi que le pense Spinoza : « en effet, les yeux de l’esprit par le moyen desquels il voit les choses et les observe, ce sont les démonstrations elles-mêmes » éthique, V. Mais cette interprétation ontologique de la démonstration risque d’oublier le sens de sa provenance géométrique, avec Euclide, et de dévaluer le travail des mathématiques, qui se voient accusées d’avoir recours à des procédés formels et à des évidences non interrogées, d’où résultent la séparation entre l’idée et son correspondant extérieur . La démonstration serait marquée par une série de constructions artificielles qui ruinent la logique interne de la pensée, au profit d’une pédagogie de la conviction, laquelle reste extérieure à son objet. La démonstration au sens géométrique n’est pas séparable des difficultés qui la constituent et des obstacles qu’elle tente de surmonter. Qu’en est-il dans ces conditions, de la saisie des premiers principes ? Faut-il faire appel à une appréhension intuitive distincte de la discursivité ou à un raisonnement par l’absurde ? De même, on s’interrogera sur le sens de l’indémontrable : évidence première qui excède toute démonstration ou proposition conventionnellement posée au départ d’un système forme ? La frontière entre l’indémontrable et le non encore démontré est elle-même mouvante, chercher à la repousser nous a conduit à découvrir une pluralité de systèmes hypothético-déductifs. Quelle leçon philosophique pouvons-nous tirer de cette impossibilité de créer des systèmes formels auto suffisants ? La démonstration n’est-elle qu’un moyen parmi d’autres de rechercher la vérité ?

Démontrer

La démonstration consiste à faire voir. En anatomie, la démonstration consiste à disséquer. En général, la démonstration de force consiste à montrer sa force devant l’ennemi, les démonstratifs en grammaire désignent ce que l’on montre. Il ne s’agit pas seulement d’indiquer ou de constater mais de prouver en montrant quelques choses comme dans le domaine juridique où l’on montre une pièce à conviction ou lorsque l’on produit un témoignage qui servira de preuve de façon irrécusable, explicite. Il s’agit de faire étalage de sa force comme un pays qui fait défiler ses chars devant la frontière d’un pays ennemi, pas de s’en servir. Avec une démonstration, on montre et on expose les tenants et les aboutissants d’un raisonnement. On fait appel à la raison, on fait apercevoir des raisons, démontrer, c’est aussi expliquer, on parle d’une leçon en anatomie, de plaidoyer dans le domaine juridique. IL faut donc expliquer et exposer pour que la chose que l’on montre devienne une preuve et que l’on démontre quelque chose. IL ne suffit pas de produire la chose, il faut la faire entrer dans un raisonnement où l’on peut conclure quelque chose. Les raisons résident dans l’enchainement des faits que l’on montre.

Démontrer est ce argumenter ?

Qu’est ce qui caractérise l’argumentation et la distingue de la déduction ? L’argumentation fait appel à la logique et à des déductions. Dans l’argumentation, des faits, des choses, des témoignages contingents sont des indices en faveur d’une thèse pour la défendre. Les preuves ne s’imposent pas d’elle memes, une preuve reste extérieure aux autres preuves et à ce qu’elle prouve. Les faits restent isolés les uns des autres, on attend qu’ils convergent. Ils renforcent une opinion. Les événements ne s’enchainent pas mais s’accumulent, se renforcent jusqu’au moment où ils entrainent la conviction. L’argumentation se situe dans le cadre de l’argumentation dialectique au sens d’Aristote, confrontation des opinions contraires. La preuve dans l’argumentation est un vérification, une confirmation d’une opinion par un fait, quelque chose que l’on peut mettre sous les yeux.

Dans une démonstration, il ne s’agit pas de vérifier ou d’infirmer un fait, on ne se contente pas d’une exigence faible de vérité. La démonstration a pour finalité de trouver le moyen de se situer dans le vrai et d’y rester. Partant du vrai, je reste dans le vrai. Mais d’où viennent ces choses vraies ? La vérité démonstrative n’est pas de l’ordre de l’exactitude, choses avérées, vérifiées. La simple exactitude n’est qu’une conformité à l’opinion. La vérité démonstrative est indépendante de celui qui la dit, l’admet ou la reconnait. Il n’y a pas à argumenter dans un savoir authentique. Le carré de l’hypoténuse est la somme des carrés de l’angle droit est une vérité qui n’est pas de l’ordre de la discussion. Trouver les propriétés d’une figure géométrique ne consiste pas pas à les discuter. Ces propriétés appartiennent à la nature du triangle, il faut et il suffit de suivre la façon dont la chose s’organise. Tout corps qui se meut tend à continuer son mouvement en ligne droite. La démarche démonstrative dépend finalement de notre capacité d’avoir des idées claires et distinctes. A chaque pas de la démonstration, je me rapporte à une conception claire et distincte que j’ai préalablement. Pourquoi alors exprimer ces vérités sous forme de démonstration ? Nous voulons que ces idées forment un ordre déductif. Avoir des idées claires et distinctes ne suffit pas nous voulons qu’elles résultent des principes de principes, qu’elles forment un système où les vérités sont enchainées les unes aux autres.

Voir le cogito cartésien

D'où vient la certitude mathématique ?

La connaissance ne peut être obtenue que par expérience ou déduction; l'expérience est trompeuse. Quant à la déduction, elle ne peut jamais être mal faite même par l'esprit le moins doué de raison, nous dit Descartes dans les Régula II. Il faut une intuition immédiate, un principe à partir duquel la déduction est possible. L'intuition est directe, c'est une nature simple, l'expérience métaphysique de la vérité absolue, innée, originaire. L'intuition est l'expérience des natures simples. Il n'est d'absolue certitude que de l'intuition. L'erreur ne pouvant se glisser dans l'intuition des natures simples, l'erreur ne peut alors venir que de la façon dont s'exerce la composition. L'intuition est le fondement de toute science suivie de la déduction car, «il n'y a que deux actes de l'entendement par lesquels nous puissions parvenir à la connaissance des choses sans nulle crainte de nous y tromper, l'intuition et la déduction», Régula II.

Les mathématiques, un modèle de rigueur démonstrative

La vérité mathématique constitue bien le modèle initial de toute vérité possible et Descartes en confirme la pureté : les mathématiques traitent d’un objet assez pur et simple pour n’admettre absolument rien que l’expérience ait rendu incertain », et elles consistent « en une suite de conséquences déduites par raisonnement ». Leur clarté provient donc de leur distance relativement aux « expériences trompeuses » et de ce que la déduction, ou inférence, « ne saurait être mal faite même par l’entendement le moins capable de raisonner ».

A priori et vérités

La démonstration mathématique a pourtant été précédée par des pratiques empiriques. La géométrie est initialement mesure du sol.

Démontrer, c’est n’admettre comme nécessité que celle dont décide la raison elle-même. C’est donc, comme l’a montré Kant, travailler sur des notions entièrement a priori qui ne doivent leurs propriétés qu’à leurs définitions et à ce qu’elles impliquent. Les propriétés d’une figure géométrique ne dépendent donc pas de ce que son dessin me suggère, mais uniquement de sa définition conceptuelle et de ce qui peut en dériver.

C’est parce que les mathématiques ne dépendent que de l’activité de la raison qu’on a longtemps pensé qu’elles se fondaient sur des propositions irréfutables, « évidents » et universelles : contredire de tels axiomes, du genre, le tout est plus grand que la partie, signalerait un déni de rationalité, et la vérité produite par le raisonnement mathématique ne pouvait être qu’unique.

La démonstration mathématique qui a besoin de poser des notions et des propositions « premières », confirme, ce que soulignait déjà Aristote, que la pensée ne peut pas régresser à l’infini : il lui faut des points de départ, les idées innées, de Descartes.

Ces points de départ varient d’un philosophe à l’autre, en fonction du contexte intellectuel, de l’avancée des savoirs, de l’état de société. Ils constituent des sortes d’axiomes intuitifs, en eux-mêmes indémontrables, à partir desquels chaque système philosophique est élaboré, qu’il s’agisse de l’opposition entre sensible et intellectuel chez Platon ou de l’antériorité de l’existence sur l’essence chez Sartre.

La démonstration philosophique consistera alors à déduire tout ce qui est possible de ces axiomes et définitions dont la portée et le sens ne devront pas varier.

 

 

Descartes

La connaissance. La raison,la vérité = Le rationalisme- Croyance et opinion- L'empirisme-Dossier le réel et le virtuel 

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La méthode herméneutique = l'interprétation

L'historique de l'herméneutique, le questionnement, la philosophie de l'histoire

 

L’interprétation

Définition : L’interprétation vient d’un mot latin qui veut dire le médiateur, l’intermédiaire puis par extension celui qui explique ou le traducteur. Interpretatio a servi à traduire le grec hermêneia qui a donné herméneutique et qu’on rapproche parfois du Dieu grec Hermès, dieu des marchands et des voleurs et qui est aussi l’intermédiaire entre les hommes et les dieux.

L’historique du l’herméneutique : Platon considère les poètes comme des interprètes des Dieux, ils transmettent aux hommes une parole qui les dépasse. L’herméneutique est née dès qu’un homme a voulu déchiffrer des mots gravés sur la pierre, un papyrus, un texte sacré, une norme juridique. Pendant longtemps, l’herméneutique sera identifiée à l’exégèse des Ecritures. Philon le Juif est le premier à avoir affirmé que l’écriture est le symbole d’une vérité cachée, qu’il faut savoir en dévoiler le sens symbolique par-delà le sens littéral, créer un lien entre une vérité d’origine et sa trace, entre cette trace léguée par la tradition et ceux qui la recueille des années après. L’interprétation a pour but de mettre au jour un sens qui pourrait être compromis par les distances historiques et culturelles. Un interprète d’un point de vue musical crée un lien entre une partition et un public. On pourra d’ailleurs se demander si l’interprétation se contente de restaurer un sens qui, sans elle, serait perdu ou si elle peut être créatrice d’une nouvelle dimension. On retrouve cette dimension d’entre deux, de travail de médiation dans les multiples situations où l’homme est confronté à la nécessité d’interpréter de façon plus banale, alors que la démonstration est issue d’une démarche de construction rationnelle, l’interprétation est la manière la plus courante de se rapporter au réel.

La question de l’herméneutique, un recours indispensable : Ainsi, les pleurs sont-ils le signe d’un chagrin d’amour, d’une mauvaise nouvelle ? De même dès que nous échangeons par la parole, nous interprétons ce qui est signifié, c’est même nécessaire à une compréhension possible d’un sens mais non assurée. Nous n’avons en revanche pas à interpréter des signaux qui délivrent un message sans ambiguïté. L’interprétation est ainsi rejetée hors de la sphère de l’objectivité, du côté du tâtonnement subjectif.

Questionnement sur l’herméneutique : Toutes les interprétations se valent elles ? Faut-il considérer que les sciences humaines qui relèvent de l’interprétation sont moins rigoureuses que des sciences dites de la nature qui reposent sur un raisonnement mathématique démonstratif et des points de départ explicitement définis ? Les sciences de la nature ne sont-elles pas toutefois issues de l’homme et ne nous révèlent elles pas une conception de l’homme impliquée par le projet de rationalisation de la nature ? Derrière la différence entre les sciences de la nature et les sciences de l’homme ne se cache-t-il pas une parenté profonde, ne relèvent elles pas toutes deux de l’interprétation ? La démonstration n’est-elle pas une interprétation parmi d’autres de la vérité ? S’il est impossible de mettre la subjectivité hors-jeu, ne faut-il pas plutôt l’affronter comme une dimension essentielle de l’humain et l’affronter le plus rigoureusement possible. Plutôt que d’être rivales, les sciences de la nature qui cherchent à expliquer et les sciences humaines qui cherchent à comprendre ne pourraient-elles pas s’enrichir mutuellement ? Le monde que nous expliquons ne nous permet til pas de mieux nous comprendre car ce qui est premier et fondamental, c’est cette appartenance au monde qui nous réalise et nous reflète ?

L’interprétation et sens ouvert : Un comédien livre d’un texte une interprétation jugée plus ou moins judicieuse, l’amateur d’art interprète un tableau en fonction de ses connaissances et de son goût : il n’y a dans de telles situations d’interprétation possible que dans la mesure où la signification de l’œuvre ou du texte, semble ne pas être définitivement fixée et rester disponible, au moins en partie, à ceux qui ont pour tâche de la raviver et de la transmettre. Les textes et les œuvres sont des réserves de sens. Au XIXème siècle, Dilthey oppose les sciences de la nature et les sciences de l’esprit. Concernant les premières, il s’agit de rendre compte des phénomènes par des lois et concernant les secondes, les faits humains en particulier, psychiques. On peut ainsi dire qu’un phénomène n’est pas seulement soumis au déterminisme naturel ; Il fait aussi intervenir les intentions des acteurs et l’historien devra donc interpréter ces intentions contrairement à un fait physique qui est tout simplement et ne peut pas être autrement. L’histoire est une science de l’herméneutique.

– La philosophie de l'histoire l'histoire appelle la philosophie de l'histoire. Elle concerne les hommes et le sens de la vie donc la recherche historique conduit à la recherche des causes, des lois, des fins des évènements. La vraie philosophie de l'histoire renvoie à la métaphysique du devenir humain, c'est-à-dire, de l'humanité toute entière, de l'homme en tant qu'il est porteur de l'humanité et de son avenir tout entier. Le projet historique à construire du point de vue humain On a une interprétation du cours des évènements en fonction d'une vision du monde, une étude humaine dans la condition temporelle. Nous avons en outre des difficultés de compréhension relativement à ce qui se passe dans le temps. Le devenir se plie mal aux exigences de la raison. Dès qu’un fait relève de l’existence ou de l’activité humaine, on constate au contraire que pour être compris, il faut qu’interviennent activement une subjectivité et des jugements de valeur. 

L’interprétation est-elle achevable ? Dans le cadre d’une cure analytique, le psychanalyste interprète les discours, contrôle ou non, de son patient, les souvenirs, les récits de rêves, les lapsus, rien n’et à ses yeux insignifiant, et tout participe à l’élaboration du sens y compris, dit-on le retard, l’exactitude ou l’avance avec lequel les patients arrivent. Ce matériau d’où naitra du sens est-il épuisable ou doit-on considérer qu’il recèle indéfiniment des franges nouvelles de sens ? Freud lui-même considérait que le travail d’interprétation mené par l’analyste est en principe et en droit interminable : ce n’est en fait que pour des raisons pratiques ou économiques que l’on met fin à la cure et qu’on la déclare terminée. L’interprétation fait donc l’objet d’un cercle herméneutique, ce qui est insignifiant pour le patient est au contraire chargé de sens pour le psychanalyste. De même, un historien commence en fonction de ses choix idéologiques et méthodologiques, même si son honnêteté fait que généralement, il les formule publiquement, par poser le sens qu’il essaie de constituer : il va donc lire un événement à travers une grille d’interprétation qui écartera dès le départ d’autres significations possibles. Un sociologue ou un psychologue ne peut pas davantage faire abstraction des postulats qui fondent ses conceptions. Enfin, le chercheur en sciences humaines ne peut s’extraire de son monde, de sa mentalité, de ses inquiétudes et de ses interrogations : ses centres d’intérêt, les directions de ses recherches et les questions qu’il cherche à éclaircir sont déterminés par son époque, en même temps bien entendu que par le travail des chercheurs qui l’ont précédé, eux-mêmes liés à une époque et à une mentalité au moins partiellement déterminantes. Parce que de multiples interprétations d’un même fait humain sont ainsi possibles, et parce que diverses interprétations peuvent se trouver en concurrence pour rendre compte d’une même situation, on croit pouvoir accuser les sciences humaines de manquer d’objectivité ou de scientificité. Outre qu’un tel reproche témoigne d’une conception ans doute trop étroite de la vérité, il oublie que le sens produit par des conduites échappe par définition à une lecture unique, parce qu’il excède les intentions qui l’ont fait naître, et parce qu’il s’offre ainsi à des lectures d’autant plus nombreuses qu’elles seront effectuées dans des contextes indéfiniment variables.

 

 

Descartes
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Date de dernière mise à jour : 11/11/2019