Etude littéraire, les Fausses confidences Marivaux, I,14. En quoi la manigance de Dubois éveille-t-elle l’intérêt d’Araminte ?

Programme bac de français 2021-en quoi Dubois apparaît-il comme un maître de la fausse confidence dans cette scène?Étude d’un texte dans la perspective de la parole

Fausses confidences

Entraînez-vous. Dissertation sur une oeuvre au programme

« Toute pièce de Marivaux est une marche vers l’aveu »

En quoi cette déclaration de Jean Rousset dans Forme et signification peut-elle s’appliquer aux Fausses confidences?

Lecture de la scène I, 14


SCÈNE XIV.

Araminte, Dubois. ARAMINTE. Qu'est-ce que c'est donc que cet air étonné que tu as marqué, ce me semble, en voyant Dorante ? D'où vient cette attention à le regarder ?

DUBOIS. Ce n'est rien, sinon que je ne saurais plus avoir l'honneur de servir Madame, et qu'il faut que je lui demande mon congé.

ARAMINTE, surprise. Quoi ! Seulement pour avoir vu Dorante ici ?

DUBOIS. Savez-vous à qui vous avez affaire ?

ARAMINTE. Au neveu de Monsieur Remy, mon procureur.

DUBOIS. Eh ! Par quel tour d'adresse est-il connu de Madame ? Comment a-t-il fait pour arriver jusqu'ici ?

ARAMINTE. C'est Monsieur Remy qui me l'a envoyé pour intendant.

DUBOIS. Lui, votre intendant ! Et c'est Monsieur Remy qui vous l'envoie : hélas ! Le bon homme, il ne sait pas qui il vous donne ; c'est un démon que ce garçon-là.

ARAMINTE. Mais que signifient tes exclamations ? Explique-toi : est-ce que tu le connais ?

DUBOIS. Si je le connais, Madame ! Si je le connais ! Ah vraiment oui ; et il me connaît bien aussi. N'avez-vous pas vu comme il se détournait de peur que je ne le visse ? 

ARAMINTE. Il est vrai ; et tu me surprends à mon tour. Serait-il capable de quelque mauvaise action, que tu saches ? Est-ce que ce n'est pas un honnête homme ?

DUBOIS. Lui ! Il n'y a point de plus brave homme dans toute la terre ; il a, peut-être, plus d'honneur à lui tout seul que cinquante honnêtes gens ensemble. Oh ! C'est une probité merveilleuse ; il n'a peut-être pas son pareil.

ARAMINTE. Eh ! De quoi peut-il donc être question ? D'où vient que tu m'alarmes ? En vérité, j'en suis toute émue.

DUBOIS. Son défaut, c'est là. Il se touche le front. C'est à la tête que le mal le tient.

ARAMINTE. À la tête ?

DUBOIS. Oui, il est timbré, mais timbré comme cent.

ARAMINTE. Dorante ! Il m'a paru de très bon sens. Quelle preuve as-tu de sa folie ?

DUBOIS. Quelle preuve ? Il y a six mois qu'il est tombé fou ; il y a six mois qu'il extravague d'amour, qu'il en a la cervelle brûlée, qu'il en est comme un perdu ; je dois bien le savoir, car j'étais à lui, je le servais ; et c'est ce qui m'a obligé de le quitter, et c'est ce qui me force de m'en aller encore, ôtez cela, c'est un homme incomparable.

ARAMINTE, un peu boudant. Oh bien ! Il fera ce qu'il voudra ; mais je ne le garderai pas : on a bien affaire d'un esprit renversé ; et peut-être encore, je gage, pour quelque objet qui n'en vaut pas la peine ; car les hommes ont des fantaisies... 

DUBOIS. Ah ! Vous m'excuserez ; pour ce qui est de l'objet, il n'y a rien à dire. Malepeste ! Sa folie est de bon goût.

ARAMINTE. N'importe, je veux le congédier. Est-ce que tu la connais, cette personne ? DUBOIS. J'ai l'honneur de la voir tous les jours ; c'est vous, Madame.

ARAMINTE. Moi, dis-tu ?

DUBOIS. Il vous adore ; il y a six mois qu'il n'en vit point, qu'il donnerait sa vie pour avoir le plaisir de vous contempler un instant. Vous avez dû voir qu'il a l'air enchanté, quand il vous parle.

ARAMINTE. Il y a bien en effet quelque petite chose qui m'a paru extraordinaire. Eh ! Juste ciel ! Le pauvre garçon, de quoi s'avise-t-il ?

DUBOIS. Vous ne croiriez pas jusqu'où va sa démence ; elle le ruine, elle lui coupe la gorge. Il est bien fait, d'une figure passable, bien élevé et de bonne famille ; mais il n'est pas riche ; et vous saurez qu'il n'a tenu qu'à lui d'épouser des femmes qui l'étaient, et de fort aimables, ma foi, qui offraient de lui faire sa fortune et qui auraient mérité qu'on la leur fît à elles-mêmes : il y en a une qui n'en saurait revenir, et qui le poursuit encore tous les jours ; je le sais, car je l'ai rencontrée.

ARAMINTE, avec négligence. Actuellement ?

DUBOIS. Oui, Madame, actuellement, une grande brune très piquante, et qu'il fuit. Il n'y a pas moyen ; Monsieur refuse tout. Je les tromperais, me disait-il ; je ne puis les aimer, mon coeur est parti. Ce qu'il disait quelquefois la larme à l'oeil ; car il sent bien son tort. 

ARAMINTE. Cela est fâcheux ; mais où m'a-t-il vue, avant que de venir chez moi, Dubois ?

DUBOIS. Hélas ! Madame, ce fut un jour que vous sortîtes de l'Opéra, qu'il perdit la raison ; c'était un vendredi, je m'en ressouviens ; oui, un vendredi ; il vous vit descendre l'escalier, à ce qu'il me raconta, et vous suivit jusqu'à votre carrosse ; il avait demandé votre nom, et je le trouvai qui était comme extasié ; il ne remuait plus.

ARAMINTE. Quelle aventure !

DUBOIS. J'eus beau lui crier : Monsieur ! Point de nouvelles, il n'y avait personne au logis. À la fin, pourtant, il revint à lui avec un air égaré ; je le jetai dans une voiture, et nous retournâmes à la maison. J'espérais que cela se passerait, car je l'aimais : c'est le meilleur maître ! Point du tout, il n'y avait plus de ressource : ce bon sens, cet esprit jovial, cette humeur charmante, vous aviez tout expédié ; et dès le lendemain nous ne fîmes plus tous deux, lui, que rêver à vous, que vous aimer ; moi, d'épier depuis le matin jusqu'au soir où vous alliez.

ARAMINTE. Tu m'étonnes à un point !...

DUBOIS. Je me fis même ami d'un de vos gens qui n'y est plus, un garçon fort exact, et qui m'instruisait, et à qui je payais bouteille. C'est à la Comédie qu'on va, me disait-il ; et je courais faire mon rapport, sur lequel, dès quatre heures, mon homme était à la porte. C'est chez Madame celle-ci, c'est chez Madame celle-là ; et sur cet avis, nous allions toute la soirée habiter la rue, ne vous déplaise, pour voir Madame entrer et sortir, lui dans un fiacre, et moi derrière, tous deux morfondus et gelés ; car c'était dans l'hiver ; lui, ne s'en souciant guère ; moi, jurant par-ci par-là pour me soulager.

ARAMINTE. Est-il possible ?

DUBOIS. Oui, Madame. À la fin, ce train de vie m'ennuya ; ma santé s'altérait, la sienne aussi. Je lui fis accroire que vous étiez à la campagne, il le crut, et j'eus quelque repos. Mais n'alla-t-il pas, deux jours après, vous rencontrer aux Tuileries, où il avait été s'attrister de votre absence. Au retour il était furieux, il voulut me battre, tout bon qu'il est ; moi, je ne le voulus point, et je le quittai. Mon bonheur ensuite m'a mis chez Madame, où, à force de se démener, je le trouve parvenu à votre intendance, ce qu'il ne troquerait pas contre la place de l'empereur.

ARAMINTE. Y a-t-il rien de si particulier ? Je suis si lasse d'avoir des gens qui me trompent, que je me réjouissais de l'avoir, parce qu'il a de la probité ; ce n'est pas que je sois fâchée, car je suis bien au-dessus de cela.

DUBOIS. Il y aura de la bonté à le renvoyer. Plus il voit Madame, plus il s'achève.

ARAMINTE. Vraiment, je le renverrais bien ; mais ce n'est pas là ce qui le guérira. D'ailleurs, je ne sais que dire à Monsieur Remy, qui me l'a recommandé, et ceci m'embarrasse. Je ne vois pas trop comment m'en défaire, honnêtement.

DUBOIS. Oui ; mais vous ferez un incurable, Madame.

ARAMINTE, vivement. Oh ! Tant pis pour lui. Je suis dans des circonstances où je ne saurais me passer d'un intendant ; et puis, il n'y a pas tant de risque que tu le crois : au contraire, s'il y avait quelque chose qui pût ramener cet homme, c'est l'habitude de me voir plus qu'il n'a fait, ce serait même un service à lui rendre.

DUBOIS. Oui ; c'est un remède bien innocent. Premièrement, il ne vous dira mot ; jamais vous n'entendrez parler de son amour.

ARAMINTE. En es-tu bien sûr ?

DUBOIS. Oh ! Il ne faut pas en avoir peur ; il mourrait plutôt. Il a un respect, une adoration, une humilité pour vous, qui n'est pas concevable. Est-ce que vous croyez qu'il songe à être aimé ? Nullement. Il dit que dans l'univers il n'y a personne qui le mérite ; il ne veut que vous voir, vous considérer, regarder vos yeux, vos grâces, votre belle taille ; et puis c'est tout : il me l'a dit mille fois.

ARAMINTE, haussant les épaules. Voilà qui est bien digne de compassion ! Allons, je patienterai quelques jours, en attendant que j'en aie un autre ; au surplus, ne crains rien, je suis contente de toi ; je récompenserai ton zèle, et je ne veux pas que tu me quittes, entends-tu, Dubois.

DUBOIS. Madame, je vous suis dévoué pour la vie.

ARAMINTE. J'aurai soin de toi ; surtout qu'il ne sache pas que je suis instruite ; garde un profond secret ; et que tout le monde, jusqu'à Marton, ignore ce que tu m'as dit ; ce sont de ces choses qui ne doivent jamais percer.

DUBOIS. Je n'en ai jamais parlé qu'à Madame.

ARAMINTE. Le voici qui revient ; va-t'en. 

I/ Manigance et maîtrise du langage de Dubois - II/ La réaction ambiguë d’Araminte - En quoi la manigance de Dubois éveille-t-elle l’intérêt d’Araminte ?

 

Situation : Dubois montre tout le talent machiavélique qui est le sien. Il s’agit de sa première fausse confidence. Il arrange la vérité en faisant, à Araminte, le récit véritable du coup de foudre que Dorante a eu pour elle mais en lui cachant l’entente qu’il a avec son ancien maître. Il maîtrise l’art du langage et de la formule ce qui lui permet d’attiser l’intérêt d’Araminte pour son intendant.

Problématiques possibles : en quoi Dubois apparaît-il comme un maître de la fausse confidence dans cette scène ?  En quoi la manigance de Dubois éveille-t-elle l’intérêt d’Araminte ?

I/ Manigance et maîtrise du langage de Dubois

a/ Le portrait contrasté de Dorante

 Cette scène est l’occasion de montrer que Dubois est le maître du jeu dans Les Fausses Confidences. La première étape de sa manigance est visible dans le portrait contrasté qu’il propose de son ancien maître. C’est tout d’abord sur sa folie qu’il met l’accent par le biais de deux hyperboles : « qu’il en a la cervelle brûlée, qu’il en est comme un perdu » (l. 3) Il déclare même que c’est à cause de l’aliénation de son ancien maître qu’il n’est plus à son service : « et c’est ce qui m’a obligé de le quitter » (l. 3-4) Nous percevons, ici, un premier mensonge de la part du valet. S’il n’est plus le serviteur de Dorante c’est parce que le jeune homme est ruiné. Dubois s’arrange avec la vérité afin de donner plus de caractère au portrait du jeune bourgeois. Les défauts de celui-ci s’avèrent finalement être, au fil de la scène, des qualités. En effet, Dubois présente Dorante comme un individu appréciable grâce à l’adjectif mélioratif de la ligne 4 alors qu’il vient de dire qu’il était fou plus tôt : « ôtez cela, c’est un homme incomparable. » Il use d’une énumération : « Il est bien fait, d’une figure passable, bien élevé et de bonne famille » pour faire une peinture favorable de Dorante. (l 15-16) Il s’exclame même à la ligne 8 : « Malpeste ! sa folie est de bon goût » entraînant un basculement favorable dans la peinture faite de Dorante.Lorsque Dubois aborde la question du patrimoine de Dorante, il fait le choix d’une litote : « il n’est pas riche » qui signifie en fait : il est pauvre. Il atténue les éléments qui pourraient assombrir le portrait de son ancien maître. De même, quand il fait référence à la colère de son maître : « il était furieux, il voulut me battre » (l. 45), il s’empresse d’amoindrir son défaut : « tout bon qu’il est pour moi » (l 46) Il n’aura, de cesse, d’ailleurs, dans cette scène de rappeler à Araminte que Dorante est un être admirable : « c’est le meilleur maître ! »

 a/ Une confidence progressive

Dubois est le personnage qui domine la scène. Sa supériorité est due à sa parfaite maîtrise du langage. Il sait retenir l’attention de celle à qui il donne la réplique. Son dessein est d’éveiller la curiosité d’Araminte, de faire naître ses sentiments à l’encontre de Dorante. Cependant, nommer celui-ci immédiatement n’aurait pas le même retentissement dans le cœur de la jeune veuve. Le valet va donc créer un suspense autour de son annonce. Le parallélisme de construction que nous pouvons relever (l. 2) : « Il y a six mois qu’il est tombé fou ; il y a six mois qu’il extravague d’amour » illustre parfaitement la manipulation du valet. Il repousse sa révélation en témoigne les juxtapositions de la ligne 8 : « Ah ! vous m’excuserez ; pour ce qui est de l’objet, il n’y a rien à dire » L’aveu qui est fait à la ligne 10 : « J’ai l’honneur de la voir tous les jours : c’est vous, Madame. » repose une fois encore sur une stratégie de retardement. L’objet de la folie de Dorante : Araminte se voit placé en fin de réplique grâce à l’apostrophe : « Madame ». Dubois, de la sorte, joue avec la curiosité de sa maîtresse dans le but de la rendre sensible à l’amour de Dorante.

c/ Le recourt à l’hyperbole destiné à attendrir Araminte et à faire rire le spectateur

Les interventions de Dubois manifestent un goût pour l’hyperbole. Celle-ci a deux objectifs : attendrir Araminte et faire rire, il ne faut pas omettre qu’il s’agit d’une comédie, le spectateur. Intéressons-nous, tout d’abord, au premier objectif. Dubois met tout en œuvre pour faire naître l’amour d’Araminte pour Dorante. L’utilisation de deux verbes de sentiment : adorer (l 12) : « Il vous adore » et « aimer » (l 34) : « que vous aimer » tendent à émouvoir la jeune veuve. En outre, le récit qu’il lui fait du coup de foudre a pour dessein de montrer que l’amour éprouvé par Dorante est sincère et total comme le révèle le rythme ternaire des lignes 32-33: « Ce bon sens, cet esprit jovial, cette humeur charmante » En outre, le plus que parfait de la ligne 33 : « vous aviez tout expédié » ainsi que la phrase négative : « je le trouvai qui était comme extasié ; il ne remuait plus. » (l 28) insistent sur l’état second dans laquelle la passion qu’il ressent pour Araminte le plonge. Plus que d’attendrir Araminte, l’hyperbole a pour dessein d’éveiller en elle un sentiment de jalousie. Nous développerons plus précisément ce point dans notre second axe mais Dubois, en évoquant les multiples prétendes de Dorante, comprend que la jeune veuve n’est pas insensible à son ancien maître. Lorsqu’il déclare: « qu’il n’a tenu qu’à lui d’épouser des femmes qui l’étaient, et de fort aimables, ma foi, qui offraient de lui faire sa fortune et qui auraient mérité qu’on la leur fît à elles-mêmes. » et qu’il utilise l’article défini « des » sous-entendant que les prétendantes étaient nombreuses, il parvient, par son discours, à émouvoir Araminte. Néanmoins, l’hyperbole sert aussi à faire rire le public car Dubois est avant tout un personnage comique. Ses exagérations font sourire le spectateur qui parvient à démêler dans les propos du valet les mensonges et les vérités. L’attitude qu’il prête à son maître est source de comique. Lorsqu’il le décrit, ému, à l’idée d’épouser une femme autre qu’Araminte, l’hyperbole révèle sa dimension humoristique : « Monsieur refuse tout. Je les tromperais, me disait-il ; je ne puis les aimer, mon cœur est parti ; ce qu’il disait quelquefois la larme à l’œil » En outre, le portrait qu’il esquisse de lui-même dans cette scène amuse extrêmement le public. Il est vrai que Dubois se présente comme le martyre de son ancien maître. Il rythme ses répliques de références aux soi-disant souffrances qu’il a endurées lorsque Dorante est tombé sous le charme d’Araminte : « À la fin, ce train de vie m’ennuya ; ma santé s’altérait » (l 43) Néanmoins, derrière cette apparence de souffre-douleur, le spectateur peut noter que Dubois se peint comme le maître de Dorante et non l’inverse ce qui prête à sourire. Il est, ainsi, très souvent le sujet de la phrase et à l’origine de l’action : « je m’en ressouviens » (l 26), « je le trouvai » (l 28), « J’eus beau lui crier » (l 30), « Je le jetai dans une voiture » (l 31), « je courais faire mon rapport » (l 37), « Je lui fis accroire que vous étiez à la campagne » (l 43-44).

 

II/ La réaction ambiguë d’Araminte

a/ Une première décision : le renvoi de Dorante

La première décision qu’Araminte prend est de renvoyer Dorante. L’interjection : « oh bien » (l 5) traduit son mécontentement. Son affirmation : « il fera ce qu’il voudra mais je ne le garderai pas » semble montrer que son choix est arrêté. Néanmoins, la suite de sa réplique laisse transparaître une certaine curiosité, un certain désir de connaître l’identité de celle qui bouleverse Dorante qu’elle désigne par la périphrase « objet » : « je gage, pour quelque objet qui n’en vaut pas la peine, car les hommes ont des fantaisies… » (l 6-7) Ce renvoi ne reste qu’une vague menace fruit d’une jalousie brièvement entretenue par Dubois. Effectivement, les 3 points de suspension qui ferment sa prise de parole et la didascalie : « en boudant » suggèrent que sa réaction est ambiguë puisqu’elle ne peut cacher son émotion.

b/ Entre jalousie, émotion et fausse colère

Effectivement, Araminte tombe dans le piège tendu par Dubois. L’évocation d’une rivale : « qui le poursuit encore tous les jours » (l 19) d’après le valet entraîne la jalousie de la jeune femme. Sa phrase nominale : « actuellement ? »  (l 21) révèle son émoi et la hâte qui est la sienne d’en savoir plus même si le ton de sa voix laisse croire le contraire : « avec négligence ». L’adjectif modalisateur : « fâcheux » (l 25) : « Cela est fâcheux. » sonne de deux manières différentes. Elle aimerait que Dubois le comprenne dans le sens d’être embêtée par la situation de Dorante alors qu’il peut également signaler qu’elle est agacée de savoir qu’il existe une autre femme. Par la suite, Araminte possède peu la parole mais ses interventions traduisent son émotion qui s’éveille peu à peu grâce au jeu de Dubois : « Tu m’étonnes à un point !… », (l 35) « Est-il possible ? » (l 42). Les phrases interrogatives et exclamatives auxquelles elle a recourt manifestent son trouble. En outre, nous pouvons noter, après l’adjectif « fâcheux », l’emploi du participe passé : « fâchée » (l 50) : « ce n’est pas que je sois fâchée, car je suis bien au-dessus de cela. » Malgré ses dires, Araminte n’est pas : « au-dessus de cela », elle est troublée. Remarquons que son regret : « Je suis si lasse d’avoir des gens qui me trompent » nous invite à sourire puisqu’elle est justement au cœur d’une fausse confidence et donc d’une tromperie.

c/ Une seconde décision : garder Dorante pour le guérir de sa passion

Un renversement s’opère dans la scène suite à l’intervention de Dubois qui, après avoir accaparé la parole, s’efface pour mieux observer les effets de sa fausse confidence. Lorsqu’il suggère une bonne action à savoir le renvoi de Dorante par le biais du substantif : « bonté » : « Il y aura de la bonté à le renvoyer. » (l 51), Araminte évoque un argument absolument absurde. Le basculement est visible à travers l’utilisation de la conjonction de coordination « mais » : Vraiment, je le renverrai bien ; mais ce n’est pas là ce qui le guérira. » (l 52) Garder Dorante à son service pour le guérir de son amour, voici le remède que propose Araminte. Elle évoque, de plus, Monsieur Rémy et prétexte être mal à l’aise: « D’ailleurs, je ne sais que dire à Monsieur Remy, qui me l’a recommandé et ceci m’embarrasse. » Sa formule : « je ne sais que dire » est parfaitement à propos puisque finalement elle ne sait que dire pour garder Dorante. L’adverbe « honnêtement » (de manière honnête) : « Je ne vois pas trop comment m’en défaire, honnêtement. » (l 54-55) exprime, une fois encore, les faux prétextes évoqués par Araminte. Elle s’emporte d’ailleurs comme l’indique la didascalie « vivement » (l 56) Elle ne sait de quelle manière justifier sa décision de garder Dorante auprès d’elle et les raisons qu’elles avancent sont absurdes. En effet, elle déclare (l 56-57) « Je suis dans des circonstances où je ne saurais me passer d’un intendant » alors que nous savons que le comte Dorimont lui a envoyé quelqu’un. La proposition hypothétique qu’elle formule l 57-58 signe le paroxysme de sa mauvaise foi : « s’il y avait quelque chose qui pût ramener cet homme, c’est l’habitude de me voir plus qu’il n’a fait, ce serait même un service à lui rendre ». et révèle le triomphe de Dubois.

Cette scène est un moment clé de la pièce de Marivaux. Dubois apparaît comme un double du dramaturge puisqu’il est à son image : maîtrisant parfaitement le langage et menant à sa guise les autres personnages. De plus, le spectateur prend conscience du pouvoir de la parole puisque, habillement menée, elle a l’aptitude de faire naître la passion amoureuse. Sensible au jeu du valet, Araminte exprime, malgré elle, son émotion au fil de cette fausse confidence. Ouverture avec le second extrait ou avec la fin de la pièce.

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Comment répondre à la question de grammaire en 2 minutes ? Episode théâtre : 3 questions sur 3 énoncés de Marivaux, Molière et Lagarce.

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Questions de grammaire, le théâtre 

Consultez le dossier

En quoi cette scène est-elle une scène de fausse confidence ?

Acte I, scène 14, du début de la scène , jusqu’à « Dubois … : moi, d’épier depuis le matin jusqu’au soir où vous alliez. »

1)     En quoi cette scène est-elle une scène de fausse confidence ? 

2)    Comment Dubois théâtralise-t-il et rythme-t-il cette fausse confidence, pour jouer avec Araminte à son insu ? 

3)    Par quels procédés la parole de Dubois rend-elle Dorante désirable aux yeux d’Araminte ? 

 
1)     En quoi cette scène est-elle une scène de fausse confidence ?
·      Confidence : clairement mise en scène par Dubois, qui demande à parler à Araminte en l’absence de Dorante (cf les deux répliques qui terminent la scène 13) : il va donc lui faire une confidence sur celui-ci, qu’il feint de découvrir dans la maison d’Araminte. La confidence porte sur Dorante, puis reprend le récit de Dorante (la première fois où il a aperçu Araminte à l’Opéra).
·      Fausse confidence : dans la mesure où cette confidence ne se fait pas à l’insu de Dorante ; au contraire, elle a été concertée avec lui.
·      Vraie et fausse confidence : récit de l’opéra, existence de la « grande brune piquante » sans doute fictifs ou largement fictifs : ils révèlent pourtant une vérité : l’amour de Dorante.
·      Fausse confidence qu’on fait passer pour vraie : Nécessité d’authentifier le contenu de la confidence, dans la mesure où les événements révélés sont invérifiables par Araminte. Éléments d’authentification de cette confidence :
o   Dubois fait semblant de découvrir la présence de Dorante : il ne peut être son complice.
o   Mais Dubois a été au service de Dorante ; il peut donc témoigner (« car j’étais à lui, je le servais ») de cette passion qui s’est abattue sur lui et l’a rendu fou.
o   « Je les sais, car je l’ai rencontrée »  : élément d’authentification paradoxal : ce n’est en rien une preuve, cette rencontre étant inévitable.
 
2)    Comment Dubois théâtralise-t-il et rythme-t-il cette fausse confidence, pour jouer avec Araminte à son insu ? 
 
On peut comprendre théâtralisation en deux sens :
·      Dramatisation (qui inclut la question du rythme)
·      Jeu d’acteur
 
A)   Théâtralisation = dramatisation
a)    Dramatisation = péripéties.
La confidence se déroule dans une série de péripéties. La parole produit de l’action.
·      Scène, entretien rythmés par les révélations successives, qui surprennent à chaque fois Araminte. Ces révélations, faites au compte-gouttes, ne délivrent d’abord que des informations partielles. Parole retenue de Dubois qui se traduit dans le volume des répliques : d’abord courtes, elles s’amplifient au fur et à mesure que la révélation prend corps.
·      C’est par une utilisation concertée du langage que Dubois distend cette révélation, la scande en étapes successives. En jouant sur le sens de mots, Dubois égare Araminte sur des fausses pistes. Par exemple, il amène de telle sorte le mot « démon » qu’Araminte le comprend au sens négatif (« Serait-il capable de mauvaise action ?). Ceci est à la source d’une autre confusion, logique de ce fait, sur le mot « mal » : s’il est un démon, il est possédé par le mal… mais le mal d’amour. D’autre part, l’utilisation de l’article défini (« le mal », l. 32), de l’adjectif indéfini (« Quelque objet » entretient l’imprécision, étire le temps du doute et des interrogations (répliques d’Araminte = déluge de questions) jusqu’au coup de théâtre : « c’est vous, Madame. » (l. 52)
b) Dramatisation = amplification
 Passion de Dorante exagérée, amplifiée dans les registres épique, tragique (l. 37-40 par exemple). Multiples hyperboles.
 
B)   Théâtralisation = jeu d’acteur
C’est une scène de comédie dans la comédie, qui a pour but de piéger Araminte. Le piège se referme ligne 43 : « mais je ne le garderai pas. » C’est alors que Dubois peut amener la révélation ultime : c’est vous qu’il aime. Araminte n’a alors plus qu’à se dédire pour ne pas exécuter sa décision de congédier Dorante…
 
Dubois joue et surjoue l’étonnement comme le montrent les didascalies internes : « Qu’est-ce donc que cet air étonné que tu as marqué, ce me semble, en voyant Dorante ? » (l. 1-2) ; « Mais que signifient tes exclamations ? » (l. 16). Dubois joue sa partition comique, à destination du spectateur, qui savoure les phrases à double sens : « Et par quel tour d’adresse est-il connu de Madame » (l.10) ? L’auteur de ce tour d’adresse, c’est Dubois lui-même ! Dubois souligne à destination du spectateur son stratagème.
 
3)    Par quels procédés la parole de Dubois rend-elle Dorante désirable aux yeux d’Araminte ? 
 
On entre avec cette question dans la dimension rhétorique de la parole. Dans un premier temps (Question 1) la parole est informative : porteuse d’informations nouvelles, de révélations. Dans un deuxième temps, une fois la révélation opérée, la parole devient rhétorique : elle doit persuader Araminte, rendre Dorante désirable.
 
1)     Rendre Dorante désirable
La parole de Dubois joue ici sur les mécanismes du désir qu’analyse René Girard dans sa théorie du désir mimétique (par exemple illustré dans Mensonge romantique et vérité romanesque) : on désire ce qui est déjà désiré par d’autres, on désire ce qui nous est montré comme désirable. Le parallèle entre le texte de Barthes, « Induction » dans les Fragments du Discours amoureux  et cette page   des Fausses Confidences est extrêmement éclairant.
 
On voit ainsi Dubois piquer la jalousie d’Araminte : la « grande brune très piquante » (l. 71), toutes ces femmes prêtes à déposer leur fortune aux pieds (l. 65 sq) de Dorante le montrent en homme désiré, donc désirable.
 
C’est par la parole de Dubois qu’Araminte en vient à désirer Dorante. Certes la séduction physique a joué son rôle (c’est l ’ « enseigne » dont parle Stendhal dans la phrase citée par Barthes), mais c’est la parole qui prend ensuite le relai. Dans le texte de Barthes, on voit même que Werther tombe amoureux de Charlotte par le seul récit du « jeune valet ». Coïncidence : il y a dans Les Souffrances du jeune Werther un valet qui fait naître le désir pour une veuve ; dans les FC, c’est un valet qui fait naître le désir chez une veuve…
 
On comprend alors la maxime de La Rochefoucauld citée par Barthes : « Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux, s’ils n’avaient jamais entendu parler d’amour. » L’amour n’est pas naturel, il est une construction, et une construction langagière. « Cette "contagion affective", cette induction part des autres, du langage, des livres, des amis : aucun amour n’est originel. »
 
Le récit de Dubois ouvre donc sur un imaginaire romanesque, où Araminte aspire à s’engloutir. Dubois joue sur les archétypes, les codes du roman courtois (adoration exclusive et mystique pour la femme aimée), du roman précieux (métaphores, hyperboles, rhétorique amoureuse), façon de suggérer que l’histoire d’amour entre Dorante et Araminte est déjà écrite. La parole a ici toute sa puissance évocatrice ; elle ouvre sur l’imaginaire, montre, fait toucher ce qui n’est pas là (hypotypose, l. 80-95 : scène de l’opéra qui apparaît sous nos yeux).
La phrase de Barthes — « Le corps qui va être aimé est, à l’avance, cerné, manié par l’objectif, soumis à une sorte d’effet zoom, qui le rapproche, le grossit, et amène le sujet à y coller le nez : n’est-il pas l’objet scintillant qu’une main habile fait miroiter devant moi et qui va m’hypnotiser, me capturer ? » — fait résonner le texte de Marivaux. Ce zoom, c’est l’hypotypose. Ce photographe, c’est Dubois. La particularité, c’est que Dubois montre autant à Araminte Dorante, accablé de désir, que le corps d’Araminte elle-même, objet du désir.
 
2)    Faire sentir à Araminte qu’elle est désirable 
 
Parole de Dubois : miroir idéalisant où Araminte se voit adorée, contemplée, éminemment désirable : « Il donnerait sa vie pour avoir le plaisir de vous contempler un instant… » (l. 56) « Où m’a-t-il vue ? » (l. 76) ; « il vous vit descendre l’escalier… » (l. 81). 
 

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Date de dernière mise à jour : 09/09/2020